samedi 26 novembre 2016

Argenteuil : complexe Jean Vilar : faire feu de tout bois



"Un tien de salle Jean Vilar vaut mieux que l'aventure tu l'auras"

Selon le journal La Gazette du Val d’Oise, Philippe Métézeau (Udi), adjoint au maire d’Argenteuil a déclaré à propos de la vente du « terrain Jean Vilar qui devrait rapporter 7,5 millions d’euros : « 7,5 millions d’euros, ce n’est pas tous les jours qu’on construit une école ou une crèche sans faire appel au contribuable ».
         Avec ce genre d’argument, la municipalité d’Argenteuil peut continuer sur cette lancée, vendre des parcs et des jardins, voire une partie du terrain de l’hôtel de ville lui-même !
         Nous avançons un argument bien moins spécieux pour construire des écoles et qui éviterait que l’on s’attaque à la salle Jean Vilar utile à la population, aux associations et aux partis. Soit disant au nom de la « compétitivité », ce sont 85 millions d’euros qui ont été « ristournés » en 2015 aux entreprises du département, et aux plus grosses en particulier, dont les actionnaires pleurent la bouche pleine. Une somme payée au final par les contribuables !
         Avec ces 85 millions d’euros, c’est une douzaine d’écoles qu’il aurait été possible de construire, et cela pour la seule année 2016 !

Mardi 13 décembre
Conseil municipal d’Argenteuil où le sujet « Jean Vilar » sera à nouveau abordé

Salon du livre de lanceuses et lanceurs d'alerte "Des Livres et l’Alerte"




Le livre alerte, le livre d’alerte

La librairie d’Argenteuil bien connue « Le Presse-papier » est co-organisatrice ce week-end à la maison des Métallos à Paris, 94 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris - Métro : Couronnes (ligne 2) ou Parmentier, de la seconde édition du « Salon du Livre de lanceuses et de lanceurs d’alerte ». C’est bien volontiers que nous donnons ici cette information.

Le programme sur :

http://deslivresetlalerte.fr/wp-content/uploads/2016/11/programme_inter_20162.pdf


Francophonie, Madagascar, le pillage derrière la langue



Francophonie : danse sur la misère

Le XVIe sommet de la Francophonie se tient les 26 et 27 novembre à Antananarivo à Madagascar. Pour accueillir ce sommet, l'aéroport et son tarmac ont été agrandis, une nouvelle route a été construite pour relier le centre-ville au centre de conférence ainsi qu'une salle plénière attenante au centre de conférences afin d'accueillir les participants. Des familles ont été expropriées pour ces travaux et ne sont pas près d’être indemnisées. Depuis une semaine, durant la nuit, des camions bennes de la Commune d’Antananarivo transportent des familles de sans-abris, que l’on s’empresse de regrouper à l’abri des regards. Durant les jours du sommet les écoles seront fermées, les tireurs de pousse-pousse et les charretiers sont interdits de circulation « pour ne pas créer d’embouteillages » sans aucune sorte de compensation, les forces de l’ordre sont massivement mobilisées pour réprimer toute manifestation.
         Pendant ce temps le projet d’installation du pipeline de 100 km permettant d’approvisionner en eau la région du Sud ne peut commencer qu’en 2017 alors que la sécheresse a réduit près d’un million et demi de personnes à l’état d’insécurité alimentaire absolue et que 7 personnes sur 10 n’ont pas accès à l’eau potable.
         Les richesses de l’île sont disputées par  des prédateurs capitalistes de toute nationalité. Sous couvert de francophonie, l’impérialisme français veut rester sur les rangs pour le dépeçage et le pillage, avec l’aide des dirigeants corrompus. Le sort de la population n’est pas dans leur préoccupation.

Une route au sud de Madagascar


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