samedi 16 juillet 2016

Communisme à l'échelle planétaire : une nécessité urgente


Le combat pour changer le monde

 

A feu et à sang aux quatre coins de la planète, sans véritable perspective aujourd’hui de développement, le monde capitaliste est dans une impasse. Plus que jamais, il faut changer le monde. Pour l’humanité, ce combat est vital. Il ne peut être qu’international. Les Etats nationaux ont fait leur temps, les frontières doivent disparaître avec le capitalisme lui-même. Le communisme est l’avenir du monde, celui d’une humanité maîtrisant son devenir en ayant liquidé l’oppression et l’exploitation de l’homme par l’homme. C’est le sens du combat que nous menons. Pour ce combat, il faudra reconstruire des partis communistes dignes de ce nom, et leur union internationaliste, une Internationale. C’est ce que nous avons en tête dans toutes nos activités militantes. C’est ce que nous aurons en tête durant l’année électorale qui vient.

         Dans ce cadre, une première brochure de campagne vient de paraître : « Faire entendre le camp des travailleurs avec Nathalie Arthaud candidate communiste à l'élection présidentielle »

         Vous pouvez la consulter sur « lutte ouvrière.org ». Nous pouvons vous la faire parvenir.

Irak, Syrie, Afghanistan, Moyen-Orient, Libye, Mali...Guerres impérialistes qui alimentent le terrorisme


Les guerres des impérialistes alimentent le terrorisme

 
Dès l’annonce de l'ignoble attentat de Nice, sans même savoir si le tueur fou avait, ou pas, un lien avec Daesh, Hollande a annoncé qu’il entendait «renforcer les actions » de la France en Syrie et « frapper ceux qui nous attaquent dans leur repaire en Irak ». Autrement dit, il allait intensifier la guerre au Moyen-Orient.

Depuis l’intervention américaine en Irak lors de la première guerre du golfe en 1991, puis de nouveau après le 11 septembre 2001, la guerre sans fin que mène les grandes puissances au Moyen-Orient, en Afghanistan, en Libye ou au Mali n’ont fait que plonger ces régions du monde dans la barbarie et le chaos. Elles n'ont pas éradiqué le terrorisme mais l'ont au contraire nourri. Prétendre répondre aux attentats par davantage d’actions militaires et de bombardements aériens est non seulement un leurre mais un crime qui ne fera que plonger davantage l’humanité dans la barbarie.

Etat d'urgence : inefficace et nuisible


L’état d’urgence, inefficace et nuisible

Le premier acte de Hollande après la tuerie de Nice a été de prolonger pour trois mois de l'état d'urgence dont il venait d'annoncer la suspension. Ce faisant, il exploite l'émotion et l'inquiétude bien légitimes ressentie par la population.

   Mais cet attentat, commis justement en plein état d’urgence, prouve bien l'inefficacité de celui-ci pour empêcher de tels actes fous. Par contre, il permet de limiter l'expression des opposants à la politique de Hollande et facilite les interventions policières abusives. Il entretient un climat de crainte.

  Refusons la peur et les divisions que les djihadistes d’une part, le gouvernement et la droite d’autre part, cherchent à instaurer.

Mélanchon : nationaliste, donc anti-ouvrier


Mélanchon, un discours anti-ouvrier

 
Mélenchon persiste et signe. Après avoir déclaré qu'un travailleur détaché « vole son pain aux travailleurs qui se trouvent sur place », il a affirmé que c'était là « une expression très classique qui n’est pas connotée ». C'est en effet une expression classique... de ceux qui veulent diviser le monde ouvrier en désignant les travailleurs étrangers comme des concurrents et des rivaux. En rendant l'Union européenne, l'Allemagne et maintenant les travailleurs détachés, responsables du chômage ou de l'austérité, Mélenchon dédouane le patronat bien français. Il rend service aux capitalistes qui organisent la concurrence entre les travailleurs pour mieux les exploiter.

Le mouvement ouvrier s'est construit en affirmant « prolétaires de tous les pays, unissez-vous ». En semant la division, Mélenchon se situe dans le camp de ceux qui dressent les travailleurs les uns contre les autres, et se retrouve ainsi à l’unisson des patrons et autres patriotes professionnels.

vendredi 15 juillet 2016

Un attentat monstrueux, un communiqué de Nathalie Arthaud pour Lutte ouvrière


Un attentat monstrueux

Communiqué

15/07/2016

L’horreur a encore frappé cette nuit à Nice. En lançant son camion sur la foule pour écraser femmes, hommes, enfants, le tueur a voulu faire le plus de morts possible. C’est un acte ignoble et nous exprimons notre émotion et toute notre solidarité aux victimes et à leurs proches.

Pour l’heure l’attentat n’a pas été revendiqué mais, après les attentats de Bruxelles et du Bataclan et tous ceux qui ont eu lieu dernièrement dans le monde, on peut penser qu’il s’agit d’un attentat inspiré par Daech ou un de ses avatars.

Qu’il soit « un loup solitaire » plus ou moins fou ou lié à un réseau terroriste, le tueur a semé la terreur comme les djihadistes le font en Irak, en Syrie, en Turquie ou au Pakistan. Ces « fous de Dieu » utilisent la religion pour se tailler un fief à partir duquel ils pourront, à leur tour, opprimer les populations. Ils sont des ennemis des travailleurs et imposent leur joug d’abord sur les plus pauvres.

Pour masquer son impuissance, Hollande s’est empressé d’annoncer la prolongation de l’état d’urgence alors même que la tuerie de Nice prouve qu’il n’empêche rien. Il a surtout annoncé l’intensification des bombardements en Syrie et Irak.

L’émotion ne doit pas nous rendre complices de la politique de Hollande et de l’État français. Sans même attendre de savoir qui était le tueur fou et quel lien le reliait à Daech, Hollande a annoncé l'intensification des frappes au Moyen-Orient. Parce qu’il y a eu un massacre perpétré par un individu à Nice, des dizaines, des centaines, des milliers d’habitants de ces régions déjà ravagées par la guerre seront frappés. Nous condamnons cette politique qui ajoute la barbarie des bombardements à celle de la dictature des bandes armées que subissent déjà les populations.

À l’horreur des attentats s’ajoutent les propos répugnants de ceux qui cherchent à faire l’amalgame entre terrorisme, islam, immigrés et migrants. À Nice, le terroriste a  frappé indistinctement, sans demander ni la religion ni l’origine de ceux qui étaient sur sa route. Quant aux migrants qui fuient aujourd’hui le Moyen-Orient, ils cherchent justement à échapper à la terreur que nous dénonçons ici.

Le terrorisme et le djihadisme sont les fruits pourris du pillage du Moyen-Orient par les grandes puissances et de leurs manœuvres impérialistes. En poursuivant la même politique, les dirigeants français, derrière les États-Unis, ne défendent pas la paix et la sécurité dans le monde. Ils aggravent l’injustice, la misère, la haine et l’obscurantisme, qui forment le terreau du terrorisme.  

C’est pourquoi Lutte ouvrière continuera de condamner le terrorisme et de militer contre la politique impérialiste de la France et les mensonges d’une caste politique qui instrumentalise ces actes odieux pour monter une partie de la population contre une autre.

                                                       Nathalie Arthaud, Lutte Ouvrière

L'horreur d'un monde


Je viens de découvrir le drame qui vient de se produire hier au soir à Nice. On ne peut qu’être horrifié par ce drame qui a tué 84 personnes anonymes. Il y a quinze jours, un seul attentat à Bagdad faisait 250 victimes. Alep, Paris, Bagdad, Nice, Kaboul, un monde fou, d’oppression, d’exploitation, de folie, d’horreurs, dans les faits et dans les têtes. A changer de toute urgence. DM


J'ajouterai un communiqué ou un commentaire dès que possible.



Voilà ce que nous écrivions le 14 novembre dernier le lendemain des attentats de Paris :

"Un massacre atroce et inqualifiable
Communiqué
14/11/2015
Massacrer des gens dans une salle de spectacle, dans des bars et des restaurants, aux abords d’un stade ; ceux qui ont perpétré hier plusieurs attentats, à Paris et à Saint-Denis, ont voulu faire le maximum de morts, aveuglément. Ces attentats sont des actes ignobles. Nous exprimons notre émotion et toute notre solidarité avec les victimes et avec leurs proches.
Quelles que soient les idées dont se réclament ceux qui ont perpétré ces attaques, ce sont des ennemis de tous les travailleurs. S’il se confirme qu’il s’agit d’islamistes, leur violence procède de la même barbarie que celle des djihadistes syriens ou irakiens, qui cherchent, par la terreur, à mettre en coupe réglée des populations entières, à réduire les femmes en esclavage et à liquider tous ceux qui ne pensent pas comme eux.
L’horreur des attentats perpétrés à Paris et à Saint-Denis renforce ceux que leurs auteurs prétendent combattre. Ils renforcent l’État français, qui instaure l’état d’urgence et accroît les mesures policières. Ils renforcent l’extrême droite, ses discours haineux vis-à-vis des musulmans et des immigrés, et sa revendication d’un État plus fort. 
Nous partageons entièrement l’émotion de la population, et en particulier de tous les proches des victimes de ces attentats. Mais nous n’avons aucune solidarité avec l’État français et avec ses dirigeants politiques. Ceux-ci ont une large part de responsabilité dans les guerres qui ensanglantent aujourd'hui le Moyen-Orient, des guerres dont Paris a eu, hier soir, un écho sanglant. 
C’est pourquoi Lutte ouvrière n’ajoutera pas sa voix au concert de l’unité nationale. Nous ne partageons rien avec les Hollande, les Sarkozy et les Le Pen. Toute notre solidarité va aux victimes et à leurs proches. Nous poursuivrons notre combat pour un monde débarrassé de l’obscurantisme, de l’injustice, de la domination impérialiste et de tous ses avatars.
Nathalie ARTHAUD"


 

STIF, SNCF : petite ristourne sur le Pass-navigo, la moindre des choses


« Quand la qualité du service n’est pas là, on rembourse »

 

La SNCF et le STIF, le syndicat des transports d’Ile de France dirigé par la Région viennent d’annoncer une ristourne sur les pass-navigo : de 5 euros à 10 euros 60, ce n’est pas le bout du monde, et le remboursement par internet va le compliquer.

         C’est bien la moindre des choses de compenser les désagréments occasionnés aux usagers des transports par la grève des cheminots, vis-à-vis de laquelle la grande majorité d’entre eux se sont par ailleurs sentis solidaires.

         Valérie Pécresse croit jouer les grandes dames en redonnant quelques euros alors qu’elle vient d’augmenter ces mêmes pass-navigo de 3 euros par mois.

         A l’occasion de cette ristourne sur les pass-navigo, elle a déclaré : « Quand la qualité de service n'est pas là, on rembourse ».

         Une phrase que les usagers des transports de la Région parisienne vont avoir à lui rappeler souvent.

Primaires à droite : tous d'accords pour s'attaquer au monde du travail


Nous ne savons pas si tous les membres de la majorité municipale « de droite » d’Argenteuil, ceux au moins membres du parti « Les Républicains » se reconnaissent dans l’un ou l’autre des prétendants de la pléthore des candidats de leur parti à l’investiture pour les prochaines élections présidentielles. Nous savons déjà qu’il y a parmi eux des juppéistes, des sarkozistes, des fillonnistes avoués et militants. D’autres ont peut-être été recrutés par hasard sur la liste de la municipalité actuelle quand certains de leurs collègues sont de vieux routiers de l’engagement politique de droite. Nous proposons aux uns et aux autres la lecture de cet article ci-dessous sur le sujet, extrait de notre hebdomadaire, qui les aidera à éclairer leur lanterne sur ce que préparent les uns et les autres de ces prétendants à la primaire contre le monde du travail, un monde auquel au-delà de leur situation d’élu municipal, la plupart continuent d’appartenir, et surtout qui compose l’essentiel de la population d’Argenteuil.

         Voilà en tout cas, le tableau qu’envisagent ces prétendants qui ne manquera pas, s’il se concrétisait d’avoir ici des conséquences dramatiques pour les habitants de la Ville, et pour des services utiles à la population, déjà complètement malmenés depuis des années, quels que soient les gouvernements, de droite ou de gauche.

 

Primaire à droite : qui dit pire ?

 

Pour éviter de se faire oublier pendant les quatre mois qui les séparent de leur primaire, les candidats de droite, Sarkozy, Fillon, Juppé, Le Maire, etc., dévoilent leurs propositions, en particulier sur l’économie, et tentent de se distinguer les uns des autres aux yeux de leurs sympathisants et de leur électorat.

En réalité, leurs recettes sont toutes les mêmes : réduction des dépenses publiques, de 85 à 110 milliards en cinq ans, et cadeaux au patronat.

Du côté des suppressions de postes dans la fonction publique, chacun y va de son annonce : 200 000 ou 300 000 en cinq ans, Fillon allant jusqu’à 600 000. Ajoutez à cela l’alignement des pensions de retraite des fonctionnaires sur celles des salariés du secteur privé et un âge légal de départ en retraite à 65 ans pour tous, et on obtient une réforme dont seuls varient les délais d’application promis par les candidats.

Du côté des cadeaux au patronat, c’est « la liberté qui prime » pour s’exonérer des 35 heures (Sarkozy ), « négocier librement la durée du travail hebdomadaire » dans la limite des 48 heures (Fillon), baisser les cotisations patronales, faciliter les licenciements et plafonner les indemnités prud’homales. Le Maire, en veine d’imagination, prévoirait pour les chômeurs trop longtemps au RSA des « emplois rebonds » de vingt heures payés en dessous du smic. Question impôts, ils suppriment l’ISF et allègent le taux d’imposition sur les sociétés, qui passerait à 30 % pour les grandes entreprises et 24 % pour les PME (Juppé).

Aucune originalité dans ces propositions qui, surenchère mise à part, ont déjà inspiré les gouvernements de droite… et de gauche. La retraite que Sarkozy veut à 63 ans en 2020 est déjà programmée à 62 ans en 2017, depuis la précédente réforme sur laquelle le gouvernement Hollande s’est bien gardé de revenir. L’impôt sur les sociétés est officiellement de 33,3 %, mais les crédits d’impôt (CICE et CIR) l’allègent considérablement. D’ailleurs un bilan de 2010 montre que les entreprises du CAC 40 ne sont taxées qu’à 8 %. Pour ce qui est du Code du travail, la loi El Khomri a largement ouvert la voie aux réformes antiouvrières.

Mais tout est dans l’intention et la volonté de promettre de faire mieux que le concurrent et mieux que le gouvernement précédent dans la soumission aux intérêts du patronat. Quant à la réalisation concrète, quel que soit le gouvernement, elle dépendra de l’aggravation de la crise, des pressions patronales… et de la résistance des travailleurs.

                             Sylvie MARÉCHAL (Lutte ouvrière n°2502)