jeudi 23 juin 2016

Ecoles dans le Val d'Oise : réseau d'aide RASED, pas le compte dans le Val d'Oise !



C’est 31 qu’il faut maintenir, un point c’est tout !


La direction académique de l’Education nationale du Val d’Oise déclarait vouloir supprimer 31 postes d’enseignants chargés d’aider individuellement des élèves du primaire à surmonter leurs difficultés scolaires : enseignants appelés « Rased », en l’occurrence d’option « E » dans le langage sibyllin de la fonction publique.
         Aux dernières nouvelles, elle en aurait « dégeler » 13 postes sur ces 31. Calcul rapide niveau CE1 : 31-13=18.
         Il manque toujours 18 postes.
      On les connaît ces gens du patronat et du patronat de l’Etat. Ils vous annoncent une grosse hémorragie, pour vous dire, en organisant palabres et discussions, que ce ne serait finalement qu’une saignée. Ils sont tous contents dans ce petit monde, les uns en ayant joué leur partition et les autres en déclarant avoir pesé par la discussion sur la réduction de l’ampleur du massacre. La direction académique obtenant au bout ce qu’elle avait prévu !
         Soyons sérieux. Il manque toujours 18 postes. Le recul commence à 1 de moins, un point c’est tout.
         Les 18 postes doivent être maintenus, dont 3 postes si l’on comprend bien sur des écoles d’Argenteuil.

Argenteuil : miracles municipaux. Saint-Xavier est parmi nous



« Tout va très bien, tout va très bien »

Fanfaronnant comme un petit marquis, l’adjoint aux finances d’Argenteuil s’en va claironnant, à propos des finances locales,  à la manière du  petit air à la mode des années 1930 : « Tout va mieux, tout va mieux pour les finances ».
         Sur la base de ses déclarations, les habitants n’ont bien évidemment aucune raison de croire que c’est la vérité. Ils peuvent tout autant penser qu’ils ont été « trimballés » sur la question depuis des années. Ce n’est pas parce que la Chambre Régionale des Comptes valide telle ou telle chose, ou que la municipalité déclare ceci ou cela, qu’il faut les croire. La vérité et la transparence ne sont pas la loi du genre, pour les comptes des collectivités comme pour les entreprises dans une société où on leur fait dire, sur le fond, ce que l’on a envie de leur faire dire.
         Non, ce qui nous a fait sursauté dans ce que l’adjoint a déclaré au Parisien-95, ce sont les paroles suivantes : « On va continuer à se serrer la ceinture » !
         Ah, ça c’est la meilleure ! Que l’on veuille continuer à « nous » faire payer, nous n’avions pas d’illusion sur le sujet, mais avec ce « on » lui aussi ?
         Nous ne l’avons jamais  vu depuis deux ans et demi se serrer la ceinture !
        Il continue sa carrière professionnelle à ce que l’on sache ! Il a eu une indemnité substantielle depuis mars 2014 ! Et il a bénéficié d’une bonne augmentation dernièrement sous prétexte d’augmentation de la charge de travail suite à la liquidation de l’Agglomération !
         De quoi faire opérer à la ceinture dudit monsieur un mouvement de desserrage conséquent, non ?

mercredi 22 juin 2016

Mexique - Etat de Oaxaca, la police tue six manifestants et deux journalistes. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître



Mexique : la police tue huit manifestants

Lors d’une manifestation d’enseignants, le week-end des 18 et 19 juin, huit personnes ont trouvé la mort dans l’État de Oaxaca, soit six manifestants et deux journalistes tués par les tirs de la police.
         Le gouvernement de Peña Nieto a d’abord nié les faits, dénonçant des manifestants armés imaginaires, mais il est assez vite apparu que seule la police avait tiré.
         Depuis le 15 mai dernier, la Confédération nationale des travailleurs de l’éducation (CNTE), le syndicat des enseignants, est en lutte. Il a appelé à une grève illimitée contre une réforme éducative qui entend privatiser l’enseignement et renforcer le contrôle des enseignants, ce que ceux-ci perçoivent comme une tentative d’affaiblir un syndicat combatif. Outre les huit morts, la répression a fait une cinquantaine de blessés parmi les manifestants.
         Les explications changeantes du gouvernement alimentant une suspicion déjà grande contre lui, cela l’a obligé à promettre une commission d’enquête qui, comme d’autres dans le passé, n’aboutira vraisemblablement qu’à obscurcir les événements.
         Le gouvernement dénonce déjà la participation de manifestants « étrangers au mouvement », à quoi la CNTE rétorque que celui-ci dépasse le cadre des seuls enseignants et entraîne une partie de la population, notamment dans le Sud du pays.
         Cette nouvelle affaire tombe mal pour la présidence au moment où elle lançait une réforme pénale destinée à redorer le blason de la justice mexicaine singulièrement terni. En effet, selon une étude universitaire, 99 % des délits commis dans le pays ne sont jamais punis tandis que des innocents peuvent croupir en prison ou être abattus par des forces de répression.
         Personne n’a oublié l’horrible répression qui a frappé 43 élèves enseignants en septembre 2014, et là aussi la lumière n’a jamais été faite par les autorités.
         Le Mexique est un État gangrené par la corruption et les trafics en tous genres où s’entremêlent responsables officiels et mafieux des cartels, tandis que les dirigeants politiques font taire les travailleurs combatifs, y compris par la force. Après le syndicat des électriciens réprimé au cours des dernières années, le régime s’attaque maintenant aux enseignants qui, à juste raison, n’ont pas l’intention de se laisser faire.

                                      Jacques FONTENOY (Lutte ouvrière n°2499)