mercredi 15 juin 2016

Argenteuil : chronique argenteuillaise



Parcours d’un papillon  noir

Dans une école maternelle de la Ville, chaque fois qu’une « Atsem » était absente, un petit papillon indiquait la situation aux parents. C’était la moindre des choses.
         Mais la photographie d’un tel papillon a fait le circuit suivant : envoyé à la mairie, il est parvenu à l’Inspection académique du Val d’Oise qui a transmis à l’Inspection locale de le faire retirer.
         On espère que le papillon était finalement une guêpe et qu’il a piqué chacun des acteurs indélicats de son périple.

Information mutuelle

Suite à notre article d’hier sur le « conseil des sages », un lecteur attentif nous a indiqué que nous faisions erreur et que l’affaire n’était pas du tout enterrée : le projet de mise en place d’une mutuelle. Et il nous a fait remarquer que ce projet ne concernait pas seulement les anciens.
         Dont acte. Nous reviendrons sur le sujet d’une façon plus approfondie.

3 contre 9

Normalement, une assemblée des personnels grévistes avait été prévue mardi matin par l’Union Locale des syndicats CGT d’Argenteuil. Elle devait se tenir à l’angle de la rue de la Liberté et de la rue Paul-Vaillant-Couturier où il y a une petite placette.
         Mais l’information n’a pas véritablement circulé, puisque, au maximum de l’affluence, nous étions… 3 !
         Mais non loin, un rassemblement a connu en revanche une affluence plus importante : des agents des renseignements, les deux premiers responsables de la police, et un petit détachement de policiers, installés devant une vitrine.
         Il est vrai que c’était la vitrine du député du cru, chaud partisan de l’augmentation de l’exploitation des travailleurs et de la loi Travail, laquelle vitrine se trouve, par hasard, à une vingtaine de mètres de la placette !

Un démolisseur

Justement, nous avons pensé à ce député du cru, lorsque nous sommes revenus de la manifestation par la ligne n°12. La station « Assemblée nationale » était   fermée au public… « pour travaux » !
         La Ratp aurait vraiment pu ajouter « pour travaux de démolition du Code du travail » !

Véolia Propreté : la grève se poursuit pour la hausse des salaires



Aux côtés des travailleurs de Véolia en grève depuis le 28 mai


Depuis le  28 mai dernier, à l’appel de leurs syndicats CGT et FO, les travailleurs de la déchetterie de Saint-Ouen l’Aumône dans le Val d’Oise sont en grève. Ils l’ont reconduite chaque jour.
         Cette déchetterie est assurée par Véolia Propreté qui fait chaque année des centaines de millions d’euros de profits.
         En revanche, les salaires ne bougent pas. Au bout de quinze jours de grève, les dirigeants de cette entreprise continuent à ne vouloir « accorder » que des augmentations dérisoires, pour l’essentiel, seulement 0,5% d’augmentation mensuelle, et des bricoles du côté des primes. De leur côté, les travailleurs de Véolia réclament 50 euros pour tous, et une augmentation du montant global de l’intéressement de 600 euros pour le porter à 1800 euros.
         Depuis des années, le salaire de base des travailleurs est rongé. C’est pourtant celui-ci qui est essentiel.
         La lutte pour l’augmentation des salaires est à l’ordre du jour partout.
         En attendant, il faut aller soutenir ces camarades. Demain, une journée de soutien, est organisée de 7 heures à 15 heures à la Déchetterie de St-Ouen- l’Aumône, située Avenue du Fief, dans la zone des Béthunes de Saint-Ouen l’Aumône.
         Cela permettra de soutenir ces travailleurs et camarades en grève et de discuter par la même occasion de la suite de la bataille pour le retrait de la loi Travail après la belle journée d’hier.

Total Carling 100 000 euros la vie d'un travailleur



Total Carling
La direction condamnée pour l’explosion mortelle de 2009

Sept ans après l’explosion qui avait coûté la vie à deux ouvriers et en avait blessé six autres, le tribunal correctionnel de Sarreguemines vient enfin de rendre son verdict : Total Petrochemicals a été condamné lundi 13 juin à 200 000 euros d’amendes. Le directeur de l’usine à l’époque des faits, Claude Lebeau, a pour sa part écopé d’un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende.
         Cette condamnation, sept ans après le drame, ne rendra pas la vie à deux jeunes ouvriers qui ont perdu la vie en tentant de la gagner. Mais elle est une reconnaissance de la responsabilité de la direction qui avait volontairement désactivé un détecteur de flammes, un équipement de sécurité dont le fonctionnement aurait empêché l’explosion mortelle. Total va faire appel de ce jugement.
         Dès le départ, la responsabilité de la direction était évidente pour tous. Mais cela a trainé en justice pendant sept longues années.
         A cette absence de détecteur de flammes, le procureur avait ajouté la dénonciation de la précarité qui entrainait un manque d’expérience et de connaissance des installations dans ce site classé Seveso 2, ce qui est dénoncé également par les syndicats du site de Carling depuis longtemps.
         Deux jeunes sont morts dans un drame qui aurait pu être évité. Un drame provoqué pour la course au profit au mépris de la vie des travailleurs.