mardi 14 juin 2016

Franprix à Saint-Denis : un exemple à suvre




En faisant nos courses dans les Franprix de la Ville, on peut discrètement transmettre l’information

Franprix Saint-Denis - Salariés en lutte

Les treize salariés du Franprix de la rue de la République à Saint-Denis se sont mis en grève pour exiger le respect de la loi et des augmentations de salaire. Dans ce magasin, on travaille du lundi au dimanche sans discontinuer, pour le smic, sans prendre en compte l’ancienneté. Les caissières n’ont même pas droit à une bouteille d’eau. En toute illégalité, le dimanche après-midi est travaillé et il est payé 30 % en plus si le salarié n’a pas un jour et demi de congé dans la semaine.
         Le gérant a déjà été traîné aux Prud’hommes parce qu’il refusait les élections de délégués du personnel, mais il continue de s’asseoir sur la loi. Les grévistes demande le retrait de la loi travail, la fermeture du magasin à 13 h le dimanche, le paiement double des heures travaillées le dimanche matin, le respect du temps de pause et le remplacement des absents, et l’ouverture de négociations salariales. 
         Dans un premier temps, la direction a fait la sourde oreille. Deux heures après, le ton était différent. Le gérant et la direction ont donc accepté une partie des revendications, notamment les heures du dimanche payées double, le remplacement des absents et l’ouverture des négociations salariales.
         Après la signature d’un protocole d’accord, les salariés ont repris le travail, pas peu fiers.

lundi 13 juin 2016

P. Doucet, G Mothron : les combats de coqs ne sont pas interdits dans le pays ?



Deux adversaires du monde du travail

Nous reproduisons ci-dessous in extenso un article du quotidien Le Parisien-95 de ce jour. Il fait un bon résumé de l’affrontement dérisoire entre l’ancien et le nouveau maire d’Argenteuil. Celui-ci a pour résultat l’irritation croissante de la population.
         P. Doucet et G. Mothron se préparent à s’opposer à nouveau lors des élections législatives de l’année prochaine. Ils sont déjà entrés en campagne.
         Dans cette perspective, la logique voudrait qu’ils mettent en avant leurs perspectives à ce niveau.
         Mais comment le faire, quand sur le grand problème de l’heure qui préfigure l’avenir, la loi Travail, ils sont d’accord l’un et l’autre avec elle !
         Il leur reste ensuite des futilités, et une bataille qui ressemble effectivement à un combat de gallinacés, pour paraphraser l’auteur de l’article du Parisien.

"Argenteuil : un combat de coqs infernal entre le maire et le député

Surprise dans les rues d’Argenteuil depuis mercredi dernier. Au pied de nombreux immeubles de la ville, les habitants ont pu découvrir des affiches installées par la municipalité. Le maire (LR) de la ville, Georges Mothron, y propose aux Argenteuillais en recherche de logement social de s’adresser au vice-président du bailleur AB-Habitat, Philippe Doucet (PS). Numéro de téléphone, adresse courriel, tout y est.
     « A la suite de la privatisation d’AB-Habitat par M. Doucet, député, la Ville n’est plus en mesure de répondre à vos demandes de logement auprès de cet organisme. Il convient désormais de vous adresser à Philippe Doucet. » Un message qui s’adresse aux 7 000 Argenteuillais en demande de logement. Une campagne d’affichage que la ville assure ne pas avoir payée. Elle aurait utilisé une campagne qu’offre chaque année le publicitaire JCDecaux.
     Georges Mothron se plaint de ne plus disposer du pouvoir d’attribution de logements sociaux, depuis la reprise d’AB-Habitat par la Coopérative Seine Accession. Pourtant, sur son site Internet, la ville d’Argenteuil précise qu’« elle dispose d’un contingent qui permet l’attribution de 150 à 200 logements   par  an ».
       Alors pour rétorquer à son éternel ennemi, Philippe Doucet a décidé d’appliquer la loi du Talion : œil pour œil, dent pour dent. Il a fait imprimer un tract pour « rétablir la vérité ». Dans ce document, il explique la procédure à suivre pour effectuer une demande de logement, tout en détaillant les coordonnées du maire à l’hôtel de ville. Un tract payé par AH-Habitat « qui est mis en cause directement ».
     Quel est l’intérêt de faire tout ça ? Est-ce qu’ils pensent une fois aux habitants ? On n’en peut plus de cette guerre intestine. Ils se renvoient la faute à tour de rôle (NDLR : par exemple sur le dossier de la supérette de la Dalle toujours fermée). Mais on est complètement abandonnés pendant ce temps. Ils ne pensent qu’à leur ego, et c’est comme ça depuis trop longtemps », regrette Smail, habitante du quartier des Musiciens, au Val Nord.
      Un combat des coqs qui s’amplifie d’année en année, dans la troisième ville la plus peuplée d’Ile-de-France. Pourtant, l’un est maire d’Argenteuil pour la seconde (après un premier mandat de 2001 à 2008). L’autre est député et a dirigé la ville de 2008 à 2014.
     Mais les deux élus ne se supportent pas. Règlements de compte, accusations, tout y passe. En septembre 2014, un conseil municipal dégénère lorsque certains accusent Philippe Doucet d’avoir quitté la séance en faisant un doigt d’honneur en direction du public. Le député s’était alors défendu en reprochant à Georges Mothron d’avoir « traité l’opposition de négationnistes ».
   Lorsqu’il reprend la ville en 2014, Georges Mothron dépose plainte contre son ennemi, pour « favoritisme, complicité et recels, détournement de fonds publics ». Et n’hésite pas à mettre directement en cause la gestion de la ville par Philippe Doucet de 2008 à 2014. La procédure est toujours en cours.
  C’est aussi leur haine partagée qui a conduit à la dissolution de l’agglomération Argenteuil-Bezons le 31 décembre dernier. Sans oublier les reproches en série concernant le montant de la dette que traîne la ville d’Argenteuil depuis plus de trente ans."

                                                        Edith Lasry-Ségura

Loi Travail : taillons des croupières à la loi des patrons et à tous les Macron



La taille du costard de Macron ? 
La taille "patron" bien évidemment !

         C’est avec un « cher Emmanuel » que Varin, l’ancien licencieur de PSA, a accueilli le ministre Macron au Forum mondial des matériaux qu’il préside.
         Le ministre a été interpellé dans la salle par un manifestant qui lui a crié « ce n’est pas en mettant un costard qu’on travaille c’est en mettant un bleu de travail, je vous l’offre ».
         Cela faisait référence aux costards à 1 200 € que Macron est fier de porter ayant affirmé « la meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler ».
          Macron a eu droit aussi à un comité d’accueil de 200 cheminots mobilisés par la CGT, Sud et FO contre les attaques gouvernementales. Et ils ne lui ont pas dit « cher Emmanuel ».

 
Manifestation du 14 juin
A Paris
Contre la loi travail
Lutte ouvrière appelle à participer à la manifestation nationale contre la loi travail le 14 juin à Paris. Le cortège de Lutte ouvrière se rassemblera à partir de 12h00 à Port Royal, à la sortie du RER.

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