dimanche 15 mai 2016

Rwanda : un procès, mais quand il manque un responsable de taille



Rwanda : à quand le jugement de l’impérialisme français ?

Deux Rwandais accusés d’avoir participé au massacre de centaines de Tutsis en avril 1994 sont jugés depuis mardi 10 mai à Paris. Il s’agit du maire et de l’ancien maire de la commune de Kabarondo.
         Des témoins ont rapporté comment Octavien Ngenzi, le maire, était allé chercher en voiture les Tutsis de la localité pour leur dire de s’abriter dans l’église, alors que les tueries ensanglantaient tout le pays. C’était en fait pour les livrer aux miliciens hutus, les Interahamwe, qui attaquèrent l’église avec le renfort de gendarmes, assassinant les Tutsis à coup de machette. Le second accusé, Tito Barahira, supervisait les tueries en brandissant sa lance. Il n’y eut que quelques rares survivants.
         Si ces crimes sont aujourd’hui jugés, c’est grâce à l’acharnement du Comité pour la vérité et la justice au Rwanda, qui a retrouvé la trace d’une cinquantaine de génocidaires réfugiés en France et a déposé plainte contre eux. L’un d’eux, Pascal Simbikangwa, ancien officier de la garde présidentielle rwandaise, a été condamné à 25 ans de prison en mars 2014.
         Mais, dans ces procès, il manque un accusé, et non des moindres : l’État français, dont les responsables ont à l’époque protégé et armé le régime rwandais. Lorsque le génocide survint, le gouvernement français était depuis de longues années derrière les massacreurs. Le Rwanda, situé à la frontière des régions riches en minerais du Congo voisin, était tombé dans la zone d’influence française après avoir été colonisé par la Belgique. Son président, Habyarimana, attisait la haine contre les Tutsis pour garder le pouvoir et permettre à son clan de piller le pays. À chaque fois qu’il eut besoin de l’armée française pour sauver son régime, Paris répondit présent.
         À partir de 1990, quand le génocide a commencé à se préparer, les officiers français continuèrent à former et à armer les futurs tueurs. Le président Mitterrand sut fermer les yeux sur les pogroms locaux de plus en plus fréquents, la constitution de milices ou la propagande assassine de Radio mille collines. Lorsque les massacres se déchaînèrent, après l’assassinat d’Habyarimana, l’armée française laissa faire, se contentant d’évacuer les Européens… et la famille d’Habyarimana. Elle n’intervint qu’après l’effondrement du régime génocidaire sous les coups du Front patriotique rwandais (FPR), et aida alors les assassins à s’enfuir vers le Congo, sous prétexte d’opération humanitaire.
         C’est avec cette protection que le régime a pu faire 800 000 morts. Les dirigeants français ont du sang sur les mains, au même titre que les criminels aujourd’hui jugés.

          Daniel MESCLA    (Lutte ouvrière de cette semaine n°2493)

samedi 14 mai 2016

Fête de Lutte ouvrière 2016 : c'est à partir d'aujourd'hui à Presles



C’est parti, et pour trois jours à partir de 11 heures aujourd’hui
Vive la Fête !
La Fête de Lutte ouvrière, les 14, 15 et 16 mai à
 Presles (Val-d’Oise)…

Les 14, 15 et 16 mai, c’est la fête de Lutte ouvrière à Presles. L’existence, depuis des dizaines d’années, de ce rassemblement de dizaines de milliers de personnes, est la preuve que le courant communiste révolutionnaire est bien vivant. Et pour tous ceux qui n’acceptent pas cette société capitaliste, qui n’acceptent pas la misère, le chaos et la barbarie qu’elle produit de par le monde, notre fête est une bouffée d’oxygène, un moment de discussions, d’échanges fraternels. C’est un grand rendez-vous pour ceux qui pensent que la lutte pour l’émancipation des travailleurs est toujours à l’ordre du jour.
C’est l’occasion d’approfondir les idées et les connaissances dans une ambiance joyeuse au travers de débats, de conférences et d’expositions sur les sujets les plus variés, de découvrir des films, des romans, des documentaires ou des ouvrages historiques ou scientifiques.
Mais c’est évidement aussi l’occasion de se distraire. Entre les films, les spectacles, les jeux et les nombreux stands de spécialités culinaires, il y a de quoi faire durant ces trois jours. À tous, bonne Fête de Lutte ouvrière !

Tout le programme de la fête sur internet

http://fete.lutte-ouvriere.org/




Nathalie ARTHAUD dans les médias

Aujourd’hui 14 mai

dimanche 15 mai

lundi 16 mai
à 07h40

Loi El Khomri, dans la rue mardi et jeudi, amplifions le mouvement !



En avant

Si la manifestation de ce jeudi a été une belle réussite au vue des conditions de sa préparation, nous y étions tout de même venus bien peu nombreux d’Argenteuil, une quinzaine de personnes tout au plus.
         Pourtant,, nous savons que le refus de  la Loi travail imposée en force par Valls et consorts y est tout aussi général qu’ailleurs parmi le monde du travail. Nous savons également que ce que le gouvernement fait, la mobilisation peut le défaire.
         Rien n’est joué. Pour l’heure, à condition que nous amplifions le mouvement. Au lendemain du lundi de Pentecôte, mardi prochain, une nouvelle journée d’action doit avoir lieu. Elle doit être surtout l’occasion de préparer la journée de grève et de manifestation de jeudi prochain.
        
Pour information

Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL Île-de-France

Projet de Loi travail : amplifier la mobilisation face au déni de démocratie !

Les salarié-es, les jeunes, les privé-es emploi, les retraité-es sont mobilisés depuis plus de 2 mois pour le retrait du projet de loi travail et l'obtention de nouveaux droits. L’opinion publique reste massivement opposée à ce texte et encore plus opposée à l'utilisation du 49.3 mais, le gouvernement a décidé de passer en force et d'imposer son projet de loi ! Il n'y a pas eu de dialogue social en amont, il n'y aura pas de débat parlementaire en aval ! C'est inacceptable!
Les mobilisations ont contraint le gouvernement à revoir à la marge sa copie, le cœur rétrograde de son projet demeure : instaurer un code du travail par entreprise à l'opposé de la "hiérarchie des normes", élément protecteur et égalitaire. C'est scandaleux de la part d'un gouvernement qui n'a pas été élu sur un tel programme! C'est ce que nous voulions rappeler au président de l'Assemblée Nationale qui devait nous recevoir en audience. Avec le 49.3 cette rencontre n'a plus aucun sens et nous ne nous y rendrons pas ! Même avec l’utilisation du 49.3, la procédure parlementaire se poursuit, la mobilisation est plus que jamais indispensable ! En 2006, le CPE avait été adopté par le 49.3 et face à l’immense mobilisation le gouvernement De Villepin avait été contraint de retirer son projet
Pour nos organisations, cette situation renforce la nécessité d’amplifier les mobilisations déjà engagées dans un climat de tension dont le premier ministre porte l'entière responsabilité ! Les pouvoirs publics doivent garantir le droit de manifester dans la sécurité.
Plusieurs secteurs professionnels continuent de développer des actions, des grèves (cheminots, routiers, énergie, chimie, construction, aéroport de Paris, etc.), qui sont autant d’éléments d’appui et de dynamiques dans la poursuite et l’élargissement du rapport de force.
A partir de tous ces éléments, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires d’Île-de-France et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL d’Île-de-France invitent leurs structures à organiser des assemblées générales avec les salarié-es, les étudiant-e-s, les jeunes pour débattre des modalités d'actions, de la grève et de sa reconduction.
Elles appellent leurs organisations à construire deux nouvelles journées de grèves et manifestations :
- Le mardi 17 mai avec une manifestation à 14 heures Place Ecole Militaire (proximité du MEDEF) vers Matignon
- Le jeudi 19 mai avec une manifestation à 14 heures de la place de la Nation à la Place d'Italie.
Une nouvelle réunion des organisations syndicales régionales se tiendra le 20 mai pour décider de nouvelles mobilisations. Elles n’excluent aucune possibilité y compris celle d’une manifestation nationale.