Les oursons se rebiffent
Plusieurs dizaines de membres
dont nous-mêmes des deux associations visées par la déprogrammation autoritaire
de deux films prévus dans le cadre de leur activité locale, l’ADCI et l’Association
France Palestine, ont assisté hier à la conférence de presse en plein air qui a
eu lieu devant l’Hôtel de Ville d’Argenteuil. Plusieurs médias y assistaient.
Cette
conférence a été l’occasion de rappeler l’incompréhension contre une mesure qui
n’a aucune justification.
On
ne voit pas à quels risques à l’ordre public le maire d’Argenteuil fait
allusion pour justifier ces interdictions de fait. Nulle part la projection de ces
films, comme il a été rappelé lors de cette conférence de presse n’a entraîné d’incidents.
On ne voit vraiment pas. Pourquoi en aurait-il été autrement à Argenteuil où
des questions discutables peuvent être éventuellement discutées, à Argenteuil
comme ailleurs, à moins de considérer la population d’Argenteuil comme ignare
et antidémocratique.
Les
médias ont pris unanimement leurs distances avec cette décision, y compris dans
des médias a priori proches du courant politique du maire d’Argenteuil. En tout
cas, elles ont largement rapporté le fait. Et elles aussi ne s’y trompent pas
en parlant de « censure ». Il faut appeler un chat un chat, et la
censure censure lorsqu’il en est question.
Un
rassemblement pour exiger la reprogrammation des deux films aura lieu ce samedi
7 mai à 15 heures.
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| Devant la mairie d'Argenteuil |
