samedi 3 octobre 2015

Impôts, TEOM : Argenteuil-T5, deuxième partie



Une délibération genre « dépôt sauvage » à régler ultérieurement

Les communes peuvent, ou pas, instituer une Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères, la TEOM.
         A la veille des élections municipales de 2008, sous le mandat de Georges I, la droite locale l’avait instaurée, mais n’avait pas décidé du taux de celle-ci, laissant l’affaire… pour les lendemains de l’élection. Battu, il avait laissé le soin à son successeur d’en fixer le taux.
         Lors du dernier conseil, dans le cadre de la liquidation de l’Agglo et de la réorganisation territoriale liée à l’adhésion au Grand Paris, Georges II a proposé la même délibération : voter le principe de la TEOM, sans en fixer le taux.
         Il doit s’entendre avec les autres maires du futur territoire T5 ? Certes, mais il n’a pas déjà une petite idée de ce qu’il va leur proposer ?
         Dans tous les cas, comme à son habitude, il prépare à ce que la population continue de payer.

Religions. A Argenteuil, une sorte de petit paradis. ça doit être l'influence de la Sainte tunique



Accommodements

Ces derniers mois, le maire d’Argenteuil avait proféré des sombres accusations contre son prédécesseur concernant des « aides illégales » que celui-ci aurait souscrites au bénéfice d’une des deux communautés gérant l’une des deux mosquées de la Ville. Cette affaire avait fait les choux gras de certains médias.
         Mais apparemment tout finit bien, puisque le prix du local en question et une partie des frais des travaux effectués, une partie tout du moins, vont être récupérés par les finances municipales. Ce compromis a été voté unanimement lors du conseil municipal. Tout finit bien donc pour tous ces messieurs.
         Au détour de la discussion, on a appris qu’un local municipal avait été dédié "à titre gratuit" en local de prière dans le quartier d’Orgemont.
         « M. laïcité du PS », le député-conseiller a rappelé que la loi garantit l’exercice de tout culte. Certes, mais elle ne garantit pas que la société et l’Etat leur donnent les moyens matériels qui relèvent de leurs seules affaires privées.
         Mais entre une vérité à Paris dans les sommets de la loi, et la réalité des actes des maires d’Argenteuil, il y a apparemment une distance sidérale, et cela, depuis des années, au bénéfice heureux de toutes les religions.
         Ce n’est pas acceptable.

vendredi 2 octobre 2015

Le gouvernement et le "dialogue social" : un communiqué de Lutte Ouvrière du 2.10.15.



Le gouvernement et le dialogue social...

Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé son intention de passer en force pour appliquer l’accord appelé bien à tort « revalorisation des salaires et des carrières des fonctionnaires », malgré le refus de plusieurs syndicats, majoritaires, de signer ce texte. À écouter Valls, si les fonctionnaires sont mal payés, ce serait de la faute des syndicats qui refusent de signer !
Alors que les salaires des fonctionnaires sont gelés depuis 2010, que le gouvernement continue de supprimer des dizaines de milliers de postes dans les services publics utiles à la population, Valls ose se poser en défenseur des fonctionnaires, en particulier les plus modestes.
Si cet accord prévoit de revaloriser les salaires les plus faibles - qui ne dépassent pas le Smic - et d’intégrer certaines primes dans le salaire mensuel, cela se fera à budget quasiment constant. Les avancées pour les nouveaux fonctionnaires seront des reculs pour tous les autres puisque la durée entre deux promotions sera allongée.
Dans le secteur public comme dans le secteur privé, les salaires permettent de moins en moins de vivre correctement. Ils doivent être revalorisés puis indexés sur la hausse réelle du coût de la vie. Une telle mesure ne sortira d’aucun « dialogue social ». S’ils ne veulent pas être jetés dans la misère et la précarité, les travailleurs devront l’imposer !