dimanche 13 septembre 2015

Commune asphyxiées par la baisse des dotations. Se mobiliser certes mais attention à ces faux amis responsables également de la situation actuelle. Un article de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine.


Dotations aux collectivités : les communes asphyxiées

 L’Association des maires de France (AMF) fédère l’ensemble des maires des communes du pays et prétend être leur représentant patenté, du maire de la plus petite commune rurale au sénateur maire inamovible d’une grande ville richissime. Elle appelle aujourd’hui la population à protester contre la réduction des dotations aux collectivités locales.

Après avoir fait voter des motions dans les conseils municipaux de tout le pays, rencontré le gouvernement, fait connaître ses revendications aux médias, elle propose une mobilisation samedi 19 septembre, dans toutes les mairies.

D’après l’AMF, la réduction de 30 % des dotations contraint les communes à choisir entre l’augmentation des impôts et la réduction des services rendus à la population : logements, crèches, écoles, cantines, centres d’action sociale, transports, etc. La simple énumération des services touchés montre que ce sera la partie la plus pauvre de la population, celle qui a le plus besoin des services publics, qui sera directement et durement touchée.

Les finances des communes et des collectivités territoriales sont soumises à rude épreuve. Tout d’abord l’État leur a dévolu de plus en plus de missions, sans leur fournir les moyens financiers correspondants ou, à tout le moins, sans les réévaluer. Ensuite Sarkozy a mené campagne pour la réduction des effectifs de fonctionnaires territoriaux, gelé les dotations et milité pour leur diminution. Enfin Hollande a réalisé ce programme en baissant les dotations de 1,5 milliard d’euros en 2014, puis de 11 milliards les trois années suivantes.

L’AMF se présente, la main sur le cœur, en défenseur des intérêts de la population contre la voracité de l’État. Mais ses responsables, signataires de l’appel du 19 septembre, ne vont pas jusqu’à indiquer la totalité de leur curriculum vitae. Car les Baroin, Laignel, Vergnier, Amiable, Guillemot, Rossinot, ne pas sont maires de villages ruraux ou de petites villes ouvrières. Ils sont tous députés, sénateurs, anciens ministres, responsables des partis politiques ayant géré le pays et aujourd’hui encore aux affaires. Ils ont donc, tous à leur tour, voté et appliqué les mesures qu’ils prétendent combattre aujourd’hui, ils ont tous participé au vol de la population pour financer les cadeaux au grand patronat. Ils se gardent bien d’ailleurs de dire pourquoi et pour qui ce vol est organisé.

Lutter vraiment contre la politique de l’État qui aboutit à étrangler les finances locales est juste et nécessaire. Mais les maires des petites communes qui se battent pour défendre les intérêts de leur population n’ont pas là les meilleurs défenseurs.

                                                                           Paul GALOIS

samedi 12 septembre 2015

Migrants : des Villes se mobilisent, pas la municipalité d'Argenteuil en tout cas


Nous sommes tous un jour des migrants

 
La municipalité d’Argenteuil est aux abonnés absents de la mobilisation en faveur des migrants. Pas une déclaration, pas un geste C’eût été pourtant une occasion de faire quelque peu oublier le manque d’humanisme, le racisme, et le mépris social, que l’affaire Rousseau a révélé en son sein, au moins de la part d’un certain nombre de ses membres.

         Ce silence n’étonne guère. Combien d’édiles UMP d’Argenteuil ont gloussé en juin dernier, sur la plage de l’Isle-Adam, lorsque leur chef Sarkozy déshumanisait le flot des immigrants en le comparant à une fuite d’eau ! A voir également la dernière saillie ordurière de leur ami du 92 Devedjian.
 

A notre permanence habituelle d’hier dans le centre, une habitante qui s’était rendue à Cergy se demandait comment aider à concrétiser la solidarité à l’égard de ces familles qui ont besoin d’aide. Comme de bien entendu, nous pouvons être le relais pour la mettre en contact avec quiconque voudrait participer à cet élan de solidarité.

Commerce et sécurité, fermeture d'un Franprix à Argenteuil, commerce et profits bien davantage


Fermeture de Franprix, une explication pas franche

 
Le supermarché, du groupe Casino, Franprix de « la Dalle » au Val-Nord vient de fermer définitivement ses portes. C’est catastrophique pour la population, en particulier pour les anciens qui ne sont pas véhiculés ou qui ne conduisent plus.

Cette fermeture serait le prix, nous dit-on, de l’insécurité dans le quartier, le supermarché ayant été victime de plusieurs braquages et de vols.

Soit, mais il est avant tout le résultat d’une décision du groupe Casino qui entre ce que ce supermarché lui rapportait et les déboires rencontrés a fait son choix, selon la loi du capitalisme.

En tout cas, c’est déjà un très mauvais coup pour le quartier.

Pourquoi ce qui est possible, avec le supermarché Simply au Val-Sud ne le serait pas au Val-Nord, à deux pas ?

Nous évoquions avant-hier les projets sécuritaires du maire d’Argenteuil pour demain.

Depuis un an et demi, il avait eu le temps de s’occuper des problèmes de sécurité du supermarché qui vient de fermer. Qu’a-t-il fait durant tout ce temps ?

Natation à Argenteuil : réduite à rien dans une ville de plus de 100 000 habitants


On nous informe

"Mes hurlements du jour !!!! Vous aussi, écrivez à la mairie !!!

Objet : horaires de piscine

Monsieur le maire ;

Je viens de prendre connaissance des horaires d'ouverture de la piscine pour l'année scolaire 2015 / 2016. Je vous avoue ne pas comprendre une telle réduction d'horaires pour le public. Je venais l'an passé m'entrainer 2 à 3 fois par semaine dans cette piscine. Cette piscine a été refaite tout récemment et cela a coûté des millions aux contribuables. Une telle réduction d'horaires est de surcroit en complète contradiction avec les recommandations sanitaires du gouvernement à faire du sport.

Lundi , mardi, mercredi, jeudi et vendredi :  12h/13h30

Samedi : 14h/18h30

Dimanche : 8h00/12h30 et 14h/18h30

Vous avez donc enlevé les créneaux du mardi soir, mercredi après-midi et jeudi soir, ainsi que vendredi après-midi. La fonction d'une piscine municipale n'est pas d'être ouverte essentiellement aux clubs et donc destinée juste aux privés, elle doit également offrir des heures d'ouverture pour le public qui, je vous le rappelle, paie des impôts pour en bénéficier !!! Les subventions que vous avez touché pour les travaux n'étaient certainement pas destinées uniquement à moderniser la piscine à l'intention des scolaires et des clubs. Argenteuil est une ville de plus de 100 000 habitants et ne possède déjà qu'une seule piscine !!! Ce qui est peu au regard de la population. Je suis vraiment trés mécontente d'un tel mépris pour le public des nageurs. Je vous remercie de l'attention que vous porterez à cette lettre, et j'espère une révision conséquente des heures d'ouverture d'une piscine municipale. "

Ecoles maternelles, personnel municipal : quand une municipalité dite de « gauche » mène la même politique que celle d’Argenteuil. Une correspondance extraite de notre hebdomadaire de cette semaine.


Mairie de Grenoble : grève des agents des écoles

Dès la rentrée scolaire le 1er septembre, et pour trois jours, les agents d’entretien des écoles de la ville de Grenoble et ceux des écoles maternelles qui assistent les enseignants et les enfants (Atsem), étaient en grève pour des embauches et pour leurs conditions de travail.

Ces employés, environ 450, dont la grande majorité sont des femmes travaillant à temps partiel imposé et qui n’ont pas le statut de fonctionnaire, toutes et tous de catégorie C, refusent que la municipalité dégrade leurs conditions de travail.

Grâce à de précédentes mobilisations, il avait été décidé un protocole de remplacement des absences et la présence d’une Atsem par classe. Or, en ce début d’année, il manque 18 postes d’Atsem afin d’assurer sécurité et confort aux enfants. De plus, la municipalité, dirigée par les écologistes et le Parti de gauche, prévoit de diminuer le nombre d’heures de nettoyage effectuées par les agents d’entretien dans les locaux scolaires et de baisser le taux de remplacement de ces deux catégories d’employés, qui exécutent un travail usant.

Lors d’une réunion avec le personnel, les élus et la direction générale ont déclaré : « Les écoles n’ont pas vocation à être des hôpitaux », sous-entendu aussi propres… Ils ont même proposé « de ne laver que ce qui est sale pour gagner du temps », comme si les agents passaient leur temps à ne décrasser que le propre !

Contre cette politique qui conduit à la dégradation des services publics et des conditions de travail, la grève a été bien suivie, entraînant la fermeture des cantines des écoles car ces agents aident aussi à la prise des repas. Les grévistes se sont rassemblés à plusieurs reprises à la mairie de Grenoble, y ont distribué des tracts dans les bureaux. Scandant leurs propres chansons, ils ont aussi détourné une affiche de la mairie qui prétend dénoncer l’austérité imposée par le gouvernement alors qu’elle-même l’impose localement. Ils se sont adressés aux parents d’élèves. À chaque fois, ils ont reçu un bon accueil comme lors de la signature de la pétition « Stop à la dégradation des services publics municipaux ».

Jeudi 3 septembre, au troisième jour de grève, le maire, Éric Piolle, a opposé un non catégorique aux demandes des grévistes. Ils ont décidé de suspendre leur mouvement mais ne renoncent pas à leurs revendications. Ils sont heureux de s’être regroupés et fait entendre alors qu’ils sont éparpillés sur plusieurs dizaines de sites.

L’ensemble des salariés de la ville étant touché par le manque d’effectifs, c’est tous ensemble qu’il faudra lutter pour des embauches.

                                                                          Correspondant LO

Smart-Daimler : le chantage patronal


Le « donnant donnant » à la manière du patronat

 
Dans la campagne du gouvernement pour supprimer les quelques garde-fous que le code du travail apporte à la protection des droits des travailleurs, la consultation des salariés organisée aujourd’hui par les patrons de Smart (groupe Daimler) à Hambach est montrée en exemple.

Dans ce vote, qui n’est d’ailleurs que consultatif, les salariés sont soumis à un chantage à l’emploi pour accepter une aggravation de leur exploitation. Le patron veut augmenter le temps de travail de 35 à 39 heures hebdomadaires contre une rémunération revenant à 5,19 euro net de l’heure (nettement moins que le smic horaire), auquel s’ajoute un gel des salaires pour les cinq années à venir…

C’est ce que Valls, Hollande et les notables socialistes appellent le « donnant-donnant » !

vendredi 11 septembre 2015

Agenda militant


Demain matin samedi, comme nous le faisons régulièrement, les militants de Lutte Ouvrière iront à la rencontre des habitants dans différents quartiers d’Argenteuil, en particulier dans le Centre et devant Simply, au Val-Sud.

 
Fête de l’Humanité

Lutte Ouvrière à la fête de L’Humanité

 Les vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 septembre, Lutte Ouvrière tiendra un stand à la fête de L’Humanité. Situé avenue Frida Kahlo, on y trouvera une librairie avec des ouvrages sur le mouvement ouvrier et les publications de Lutte Ouvrière.

       Des débats seront aussi organisés le vendredi à 19 heures, le samedi à 16 heures et à 20 heures, et le dimanche à 14 heures sur les thèmes suivants : « La Grèce victime de la financiarisation et des rapports impérialistes » et « Les leçons de la Grèce ».

 On nous informe

 
« Samedi 12 septembre à 11 h, à la fête de l'Humanité, venez découvrir les premiers extraits du film de Françoise Davisse sur la grève des travailleurs d'Aulnay contre la fermeture de l'usine. " Comme des lions", qui sortira en 2016, retrace de l'intérieur la préparation de cette lutte et les cinq mois de grève.
A l'occasion de cette présentation, un débat sera organisé, animé par Dominique Sicot, rédactrice en chef de l'Huma Dimanche, avec notamment la réalisatrice, Françoise Davisse, Philippe Julien et Jean-Pierre Mercier.
Rendez samedi 12/9 à 11h au stand des Amis de l'Humanité."

Argenteuil : municipalité : nouveau casting


Un combattant de la culture ?

 
Selon le journal régional La Gazette, après la démission de son adjointe aux affaires scolaires et à la culture suite à un message raciste et anti-pauvres de sa part, le maire d’Argenteuil reprend directement en mains propres le secteur de la culture.

         Nous ne l’avons jamais croisé au Figuier blanc.

         Depuis le début de son second mandat, est-il, ne serait-ce qu’une fois, entré dans la médiathèque Aragon pourtant distante de 50 mètres de l’hôtel de ville ?

         Connaît-il le proverbe « qui trop embrasse mal étreint » ?

         En revanche, il a donné sa caution à la diminution drastique des moyens alloués aux médiathèques. Il s’en est pris à la MJC.

         Bien sûr c’était avant.

         Bref, cette auto-nomination laisse quelque peu rêveur. Mais sans doute, somme nous que de méchantes mauvaises langues.