lundi 10 août 2015

Népal, Syrie, Somalie,... Partir pour pouvoir espérer


 
Espérer, mais ailleurs

 
Le journal Le Monde de samedi revient sur la situation au Népal trois mois après les séismes qui ont fait fin avril et début mai officiellement près de 10 000 victimes, des dizaines de milliers de blessés et détruit totalement ou partiellement, selon l’ONU, près de 900 000 maisons.

         Le Monde titre cet article « Partir ou reconstruire, le dilemme des migrants népalais ».

         Aujourd’hui, pour de nombreux Népalais, leur espoir, dans un pays parmi les plus pauvres du monde, est surtout de pouvoir partir, et d’aller rejoindre les 7 millions des 30 millions de Népalais déjà partis à l’étranger. Ils sont très nombreux à travailler dans les pays du Golfe ou dans ceux de l’Asie du Sud-Est. Les conditions des ouvriers népalais construisant les infrastructures de la future coupe du monde de football donnent une idée de la surexploitation dont ils sont les victimes.

         Ces émigrés font partie de la longue liste de tous ceux qui, victimes de catastrophes naturelles, de conflits, de la pauvreté, d’une de ces données, des deux ou des trois à la fois, n’ont plus d’espoir à attendre de la vie qu’ils vivent dans leur fraction de planète où ils sont nés et qui sont poussés vers l’émigration. C’est le sentiment de la population au Népal : n’avoir qu’une idée en tête : partir.

dimanche 9 août 2015

Réforme territoriale, "présidents délégués" ? C'est la fête au village


 
Avec cet argent, combien de postes de fonctionnaires utiles, eux ?

 
Avec la réduction du nombre des régions, ça grogne dans les états-majors, au niveau des perdants du PS. Pour calmer le jeu, Valls s’apprête à faire donner des lots de consolation en créant des postes de « présidents délégués » de région, histoire de caser d’ex-présidents de régions supprimées (dans le cas de victoire du PS…).

         Cela signifierait des indemnités supplémentaires et des frais en plus, pour les « cabinets » des heureux élus, etc.

         Quand il s’agit d’arroser, plus d’économie, comme aime à le dire le député PS d’Argenteuil, c’est la « fête au village » !

Entreprises, finance, commerce, collectivités locales : le règne de l'opacité


Une fermeture préparée de longue date mais dans le silence ?

 
Nous évoquions hier sur ce blog la fermeture définitive programmée du magasin Franprix au centre de la « Dalle » du Val-Nord.

         On nous présente cette fermeture comme une conséquence de l’ « insécurité ». Mais nous nous interrogions sur les raisons profondes de cette fermeture.

         On nous informe aujourd’hui que le parking du supermarché a déjà réintégré l’ensemble des parkings Vinci, le groupe Vinci bénéficiant de la délégation municipale de « service public ».

         Tout cela fait bien programmé de longue date pour la fermeture de ce supermarché si nécessaire… sans que la population, que les clients aient été informés.

         Si certains d’entre eux ne mettaient pas ce problème sur la place publique, tout passerait, en silence, comme lettre à la poste.

         On retrouve là le « goût » de la fermeture de la Boucherie Bernard du centre, avec la même opacité inadmissible.

Personnes handicapées et "accessibilité" : l'Etat, la SNCF, etc, se moquent d'elles


L’ « accessibilité » des lieux pour les personnes handicapées, une priorité sociale !

 
La loi accordant de nouveaux délais pour la mise en accessibilité des lieux publics et des transports aux personnes handicapés, vient d’être publiée jeudi au Journal Officiel.

         Cette mise en accessibilité est remise aux calendes grecques. Les délais prévus vont de 3 ans pour les établissements pouvant accueillir jusqu'à 200 personnes, à 6 ans, voire 9 ans pour les établissements de plus grande capacité ou encore les transports ferroviaires. Des dérogations sont prévues notamment pour les établissements "en difficulté financière avérée".

         Des délais qui ne seront pas respectés ? Et demain, suivis par de nouveaux délais ? De nouvelles lois ?

         Les personnes handicapées, leurs associations, et nous tous, nous avons raison d’être en colère.

samedi 8 août 2015

Commerce dans les quartiers populaires : une question essentielle


 
Les commerces, un élément essentiel de la vie sociale

 Nous évoquions dernièrement la fermeture définitive du supermarché Franprix de la « Dalle » du Val-Nord à Argenteuil. Apparemment, elle n’était pas si définitive au moment où nous rédigions notre information, puisqu’il a rouvert avant… fermeture définitive le 9 septembre prochain ! Histoire simplement de vider les rayons, ou pour respecter des délais contractuels que nous ne connaissons pas ?

         En tout cas, si cette fermeture se confirmait, elle serait non seulement désastreuse pour la quinzaine de salariés qui y travaillent mais également pour les habitants et la vie de ce quartier.

         Des questions de « sécurité » seraient à l’origine de cette fermeture. On peut l’imaginer, même si ce qui détermine pour un groupe commercial comme l’enseigne Franprix l’existence ou pas d’un magasin ici ou là relève de bien d’autres critères que la seule sécurité. Sur ce terrain, c’est l’inconnu.

         Depuis des lustres, l’existence de ce magasin nécessaire a connu des aléas et des problèmes. Chaque fois, il a su renaître. La question se pose une nouvelle fois. Alors M. Mothron, au travail !

AB-Habitat, Agglomération Argenteuil-Bezons, Métropole du Grand Paris : imbroglios (suite)


Métropole du Grand Paris, un député qui lui est favorable, et un maire qui s’est engouffré dans une possibilité hasardeuse

 
Suite à notre article d’hier sur le plan alternatif  proposé pour assurer la pérennité d’un Office public malgré la liquidation d’AB-Habitat, nous avons reçu des informations dont nous extrayons les précisions suivantes :

         «…bien que ce plan a été élaboré et proposé par la CGT, ce plan a été adopté par le CE c est donc le plan du CE d’AB Habitat. Le plan de sauvegarde n'est pas parfait mais dans le contexte politique et juridique actuel c'est le seul moyen pour préserver notre établissement public sur notre territoire, conserver la qualité de services,.... » ;

         « …le problème de fond est les reformes territoriales qui ont remis en cause la taille des communautés d’agglo et la mise en place de la métropole. Tout cela voté par P. Doucet. La communauté d’ Agglo aurait dû de toute façon s'agrandir pour atteindre au minimum 200 000 habitants. G. Mothron aurait souhaité qu'Argenteuil rejoigne le Parisis qui a refusé Argenteuil, il a donc saisi l'opportunité que lui a offert P. Doucet par la Métropole du Grand Paris pour demander son adhésion. Il faut être conscient que si P. Doucet avait gagné les élections, Argenteuil rejoignait également la Métropole. Cela ne dédouane pas la responsabilité de G. Mothron… »

          Pour notre part, il n’y a pas grand-chose à ajouter à ces précisions dont nous remercions l’auteur.

Australie : pour les réfugiés, une sorte d'Ile du Diable


Australie : comment on parque les réfugiés

 
Des associations de défense des droits de l’homme dénoncent la situation faite aux centaines de réfugiés détenus dans les deux centres de rétention de l’île de Nauru, dans le Pacifique. Cette minuscule république, autrefois prospère grâce à l’exploitation du phosphate mais aujourd’hui dévastée, est financée par l’Etat australien pour empêcher les migrants fuyant l’Irak, la Syrie, la Somalie, le Bangladesh, l’Afghanistan, la Birmanie, etc., de fouler le sol de l’Australie, ce qui l’obligerait légalement à les accueillir.

Les migrants emprisonnés sur Nauru n’ont aucun contact avec l’extérieur et peuvent y croupir indéfiniment.

Nous vivons une époque moderne... de plus en plus barbare.

Eleveurs, producteurs de lait : les ministres parlent, les groupes industriels font ce qu'ils veulent


A chacun sa partition

 Deux des principaux groupes industriels de produits laitiers, Savencia et Lactalis, ont annoncé aux producteurs de lait qui les fournissent qu’ils ne se sentaient pas concernés par l’accord du 24 juillet, qui laissait entendre aux éleveurs qu’on paierait leur lait plus cher, et que les industriels n’avaient nullement l’intention d’augmenter les prix à l’achat.

Le ministre de l’agriculture avait pourtant annoncé que l’accord fixait ce prix d’achat à 34 centimes le litre de lait. C’était une manœuvre des patrons et du gouvernement, pour faire diversion.

Cela montre la duplicité et la complicité du couple capitalistes-gouvernement.