samedi 20 juin 2015

Le maire d'Argenteuil : un défenseur du beau langage



Petit florilège de phrases pour l’instruction de la jeunesse prononcées lors du dernier conseil municipal d’Argenteuil

Le maire : "Quant à mon masochisme (sic) j'en parlerai avec Madame ! Si vous voulez aboyer, vous irez dehors, car normalement il n'y a pas d'animaux dans la salle."

Une conseillère de la majorité municipale : se "demande si Marie-José Cayzac a la maladie d'Alzheimer, nous ayant pendant une heure de temps (sic) insultés de tous les noms. C'est l'hôpital qui se moque de la charité".

Le maire : "Madame Colin, la nature reprend le galop !" (sic).

Le maire toujours, à propos d’éclats de voix du côté de l’opposition : "Est-ce qu'on peut sortir du poulailler ?".

Le même à propos d’une autre délibération : « Vous avez foutu le feu et vous vous présentez comme pompiers. »

vendredi 19 juin 2015

Commerce de proximité : quand il disparaît, un recul pour tous



« Vérité, transparence » selon Saint-Georges

La boucherie traditionnelle Bernard a donc fermé définitivement il y a une dizaine de jours avenue Gabriel Péri au grand dam d’une clientèle fidèle et satisfaite. Un entrefilet du supplément 95 du Parisien revient aujourd’hui sur cette fermeture de la boucherie et donne, alors que tout est fini, la version de la municipalité sur l’affaire.
Quelques remarques. La première c’est que la municipalité n’était vraiment pas pressée de s’expliquer dans cette affaire pas claire. Elle a donc gardé le silence jusqu’à aujourd’hui où l’affaire est classée.
La deuxième est qu’elle préfère informer les journalistes plutôt que d’informer les intéressés eux-mêmes, les habitants de la commune, qu’elle a ignorés superbement pendant deux mois, alors qu’une pétition avait pu mesurer leur attachement à cette boucherie et que le maire avait même reçu une délégation avant de se mettre aux « abonnés absents ».
La troisième est que lorsque ce même maire déclare qu’« il y avait 200 000 € d’arriérés de loyers qui ont dissuadé les autres repreneurs potentiels. Et préempter nous aurait coûté 800 000 €. », il ne nous a pas aidé sur bien d’autres sujets à être prédisposé à le croire.
Mais il paraît, pour finir, que la municipalité n’a pas dit son dernier mot sur le plan de cette boucherie traditionnelle. Selon le Parisien-95, Georges Mothron « espère en attirer une autre quand un pas-de-porte, sans dette à la clé, se libérera. » !
Bon, qui mise sur cette espérance ?

Elus : "vérité, transparence" : quel statut de chaque élu à Argenteuil : qui est salarié ? Quelle indemnité ?



Des indemnités… si vraiment nécessaires

Les indemnités pour les élus ont été une revendication du mouvement ouvrier pour permettre que des militants salariés abandonnent leur travail sans être pénalisés et puissent vivre. Mais de cette légitime revendication à la situation d’aujourd’hui, il y a des années-lumière.
         Sans évoquer le cas des députés et des sénateurs, où le poste d’élu est une véritable sinécure, la loi permet de distribuer dans les grandes villes des indemnités confortables qui peuvent devenir de véritables salaires. C’est le cas depuis de nombreuses années dans une grande ville comme Argenteuil.
         En tant que conseiller municipal d’Argenteuil, c’était pour nous une évidence de rendre publique le montant exact de cette indemnité que nous reversions au centime près à notre parti Lutte Ouvrière. Pour vivre, les deux conseillers municipaux d’Argenteuil avaient leur salaire, un point c’est tout.
         Nous évoquions hier la difficulté de connaître pour le commun des mortels le montant précis de l’indemnité versée à chaque conseiller membre de la majorité municipale. Mais cela ne suffirait pas, il s’agirait de connaître également la situation de chacun : qui d’entre eux continue à travailler et à percevoir un salaire ? Qui travaille à temps partiel ? Qui s’est mis en disponibilité ?
         Au-delà du fait de permettre la transparence, cela aiderait de mettre un terme à toutes les supputations, en particulier des employés de la commune qui ont l’impression que nombre d’élus pourtant bien indemnisés jouent les arlésiennes.