jeudi 11 juin 2015

Valls à Berlin, le député d'Argenteuil-Bezons porte le ballon



Un lieutenant totalement désintéressé

Lorsque M. Valls connaît une petite difficulté, on trouve toujours pour l’aider le député d’Argenteuil-Bezons.
Déclaration de Valls à l’encontre des Roms ? Il est là pour le justifier.
Dénonciations des méchants « frondeurs » ? Il est toujours là à ses côtés.
Utilisation du 49-3 ? Mais où est le problème déclare-t-il.
Un petit voyage à Berlin de son mentor pour un match de football avec les enfants ? Circulez, il n’y a rien à voir nous dit-il à France Inter.
Un ami, un vrai sur lequel on peut toujours compter, bref un ministrable qui le mérite.

Pendant qu’il y était

Avec l’argent de nos impôts, pour une satisfaction très personnelle, M. Valls a donc été à Berlin. C’est vrai, en l’occurrence, une goutte minuscule des fleuves et des fleuves de nos impôts versés sans retour puisque la partie la plus conséquente alimente les caisses du patronat. On nous dit que voyageant seul ou avec ses deux garçons, le coût de la prestation pour nous est la même, alors pourquoi s’être privé de la présence des petits ? Certes, mais alors pourquoi dans ce cas n’a-t-il même pas rempli la dizaine de places restantes du Falcon avec d’autres gosses,… de Montreuil, de Colombes ou d’Argenteuil ?

Agglomération d'Argenteuil-Bezons : quand ces messieurs se renvoient la balle, l'inquiétude des personnels et des habitants, elle, grandit




A nous de les mettre tous les deux enfin d’accord

Dans leurs tribunes respectives du mensuel de juin de l’Agglomération d’Argenteuil-Bezons, les élus de la majorité de cette Agglo tout comme le groupe d’Opposition reviennent sur le futur très incertain de l’après-dissolution prévue au 1er janvier prochain. « Assurer la continuité des services et l’avenir des agents » titre la tribune des premiers et « Le personnel de la CAAB doit connaître son avenir » écrit le second.
         Ce mot d’ « avenir » qui revient sous leurs deux plumes a de quoi faire sourire venant de leur part. Comme si l’avenir des services publics pour la population et l’avenir des personnels n’étaient pas le cadet des soucis des uns comme des autres.
         Dans cette tribune, les premiers écrivent : « Le Maire d’Argenteuil refuse de nous répondre ». Quant aux partisans de celui-ci, ils répondent aux premiers : « Refusant de participer aux réunions organisées par l’Etat, de trouver des réponses et de trouver des solutions, le Président de l’Agglomération… ».
         Pendant ce temps alors que ces messieurs s’amusent, l’inquiétude grandit parmi les personnels et la population.
         Sur ce plan comme sur bien d’autres, il serait temps que tous ensemble, dans la rue en particulier, nous les mettions d’accord sur  la seule solution qui vaille : « Rien ne doit se faire au détriment ni des personnels ni des habitants ».

Atos, Dassault, Otis, Territoriaux… les mêmes reculs, les mêmes revendications



Atos, Dassault, Otis, Territoriaux… les mêmes reculs, les mêmes revendications

Il y a quelques semaines, une belle journée de grève et d’action avait lieu parmi les travailleurs de chez Atos à Bezons. Leurs revendications toujours pas satisfaites sont le refus du gel des salaires, une augmentation générale, le maintien des jours de RTT, le maintien des garanties santé et prévoyance et du financement de la direction, le respect du code du travail et des conventions collectives, et l’arrêt des ruptures conventionnelles imposées et des licenciements.
         Une nouvelle journée de grève est prévue le 23 juin prochain.
         Les travailleurs de très nombreuses entreprises peuvent se reconnaître dans ces revendications. Elles sont les différents bouts par lesquels les actionnaires tissent la toile de leurs profits.
         Cela exige qu’on les arrête rapidement.

Chez Otis Argenteuil, la grève se poursuivait hier. Ci-dessous, un article de l’hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine.

Otis – Gien : en grève

Comme dans l’ensemble des sites du groupe Otis, fabricant d’ascenseurs employant 4 900 salariés en France, 350 travailleurs de l’usine de Gien sont en grève depuis le 8 juin. Ils sont mobilisés pour l’augmentation de leurs salaires, la défense de leurs conditions de travail et de l’emploi.
À Gien, où travaillent 546 personnes, la production est arrêtée et les ateliers sont quasiment vides, selon un délégué syndical.
Alors que le groupe fait des bénéfices record, les patrons n’ont lâché aucune augmentation de salaire lors des négociations annuelles de février 2015. Depuis 1961, c’est la première fois qu’ils se le permettent. Rien qu’à Gien, 102 millions de bénéfices ont été réalisés. Largement de quoi répondre à la revendication des travailleurs de 100 euros d’augmentation minimum par mois.

                                                                                              Correspondant LO