jeudi 13 novembre 2014

Conseil municipal d'Argenteuil ce soir jeudi 13 novembre : rendez-vous à 18 heures 30 pour un conseil convoqué à 19 heures



Conseil municipal d’Argenteuil à 19 heures
Rendez-vous à 18 heures 30

Démocratie, mais vraiment pas trop n’en faut…

La république bourgeoise a inventé un certain nombre de règles sur le fonctionnement de l’Etat et sur l’information des "citoyens".
         Ainsi les conseils municipaux mis en place par la Révolution française sont accessibles au public. L’ordre du jour doit être annoncé.
         Annoncé aux habitants, oui mais pas trop tôt. Trois jours ! Vraiment pas de quoi se documenter, d’autant plus que les documents, il n’y en a pas pour eux, et que ceux donnés aux conseillers eux-mêmes sont extrêmement partiels.
         Et puis avec internet, cela serait si simple de mettre cet ordre du jour sur le site de la Ville.
         Eh bien, nenni. Oui, de la démocratie, une petite pincée, mais vraiment pas trop !


Sur l’ordre du jour

Notés dans la nuit sur un panneau municipal les points suivants qui ne doivent pas manquer d’intérêt :

-approbation sur le schéma régional de coopération intercommunal. En point n°1, en rapport avec l’avenir de la CAAB ? Le Grand Paris ?

-transaction avec Spie. Côté Seine, Spie a été évincé par Vinci ; des sous pour l’un, des sous pour l’autre… payés par les habitants !

-taux communal des taxes d’aménagement. Quand j’entends le mot « taxe, je m’inquiète.

-participation aux écoles privées. Non, non et non !

-cession du centre de vacances « Le Fayet ». Tiens, un inconnu. Mais pourquoi le vendre ? Et dans quelles conditions ?

-renoncement à acquisition de biens. Quel est actuellement le domaine foncier de la commune. La liste des biens doit être connue de la population.

-garanties communales à Logirep et VO Habitat. Leur puissance financière n’a pas besoin de cette garantie des habitants.

-modification des effectifs. Où l’on voit apparaître l’état actuel de la saignée opérée sur les personnels et sur le dos du service public.

-formation des élus. A quel prix ? Pour quoi faire ? Par qui ? Ne peut-elle pas être faite en interne ?

Un tramway nommé désir. Mais la CAAB ?



Quand un tramway peut en cacher un autre


Sous forme d’un somptueux document cartonné, une nouvelle campagne « politique » est lancée par les dirigeants de la CAAB, le député d’Argenteuil-Bezons et le maire de cette dernière commune. Il s’agit, cette fois, d’une « action » en faveur de la prolongation du tramway T2. Celui-ci qui se dirige vers la Défense et plus loin vers le sud de Paris pourrait effectivement être prolongé vers Argenteuil. Les édiles de la CAAB parlent de l’horizon 2020.
         Personne ne peut être contre ce genre de projet utile à tous.
         Alors cette nouvelle campagne qui est leur affaire, pourquoi pas. Mais leur campagne précédente de juin dernier sur l’avenir de la CAAB elle-même, dont on n’a plus eu de nouvelle depuis, elle en est où ?
         Oui, nous croyons que c’est ce que les habitants d’Argenteuil-Bezons, les personnels de l’Agglomération, les locataires d’AB-Habitat, attendent aujourd’hui, des nouvelles à propos de l’avenir de l’Agglomération d’Argenteuil-Bezons. Où en est-on aujourd’hui ?

11 novembre : leurs guerres, miscrocopiques et grandes, d'hier et d'aujourd'hui



Debout les morts !

Ambiance crispée lors de la cérémonie du 11 novembre au carré des victimes des guerres du cimetière de la rue de Calais à Argenteuil., selon quelques témoins, puisque nous n’y étions pas. Entre l’oubli de la présence de son adversaire par le maire actuel à un certain nombre de gerbes qui se retrouvent retournés par terre, tout cela s’ajoutant aux discours largement patriotiques et nationalistes, vraiment pas de quoi créer une chaude ambiance.
         Et comme les morts victimes des guerres n’ont pas la parole…



Hollande, la guerre de 14 et la guerre économique d’aujourd’hui

Dans son discours du 11 novembre, Hollande a appelé au « patriotisme social ». Il a osé dire que les épreuves actuelles sont à relativiser par rapport aux épreuves « bien plus terribles » du passé, en évoquant la grande boucherie de 14 qui, il a omis de le rappeler, avait été provoquée par les rivalités entre les grandes puissances capitalistes.
Et dans la crise actuelle, Hollande exige des travailleurs, au nom d’un « patriotisme » qui ne s’applique jamais aux patrons, d’accepter les sacrifices et de se serrer la ceinture. Si Hollande met le casque lourd, c’est pour amplifier la guerre que lui et son gouvernement mènent tambour battant contre les travailleurs.