jeudi 23 octobre 2014

Total et le décès de son PDG : louanges, Filoche...



Margerie encensé : qui pleurera les victimes de Total ?

Le décès accidentel de Christophe de Margerie, président du groupe Total, a suscité un flot de condoléances louangeuses pour ce « grand patron ». Celles des actionnaires de Total, particulièrement des plus gros, sont certainement sincères, car le défunt a passé sa vie à leur assurer des dividendes plantureux.
Mais à quel prix ? Le pétrole, symbole du capitalisme, est aussi le concentré de toutes ses tares. Pour ne citer que quelques exemples, Total a entretenu et entretient toujours des dictatures en Afrique, soutient évidemment les régimes barbares du golfe Persique, participe au dépeçage de l'Irak, a profité du travail forcé organisé par la dictature birmane. Total est responsable de la marée noire de l'Erika, de l'explosion de l'usine AZF de Toulouse, de pollutions nombreuses et de morts au travail plus nombreuses encore.
Margerie voyait-il les cadavres derrière les colonnes de chiffres des profits de son entreprise ? En tout cas, il les assumait. Et ceux qui aujourd'hui l'encensent, les Hollande, Valls et tous les autres les assument avec lui au point de menacer d'excommunication toute parole discordante dans leurs rangs.
                                                                     
                                                  Sylvie Maréchal

(Un article de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine)

Silence dans les rangs

Gérard Filoche, membre de la direction du PS, a rappelé brièvement le passé d’exploiteur et de pollueur du défunt PDG de Total, le traitant de « suceur de sang ». Aussitôt, des dizaines d’élus du PS ont demandé, derrière Valls, l’exclusion du trublion.
Christophe de Margerie était l’un des maîtres de l’économie que ces responsables politiques servent au quotidien. Pour ces gens-là, évoquer les responsabilités de Total et de ses dirigeants dans les affaires de corruption, ou leurs relations complices avec les dictateurs d’Afrique ou du Moyen Orient ou avec le régime militaire de Birmanie, est un véritable crime de lèse-majesté.
         Total, Valls, Cambadélis sont dans le même camp ; et finalement dans le même monde.

mercredi 22 octobre 2014

M.E.V.O et Conseil général du 95 : main dans la main pour expulser les organisations syndicales de leur Maison de Cergy ?


Non à l’expulsion des syndicats de leur Maison départementale de Cergy.
Le patronat se rassemble. Nous aussi, et au même endroit.
80 quai Voltaire à Bezons
Et rue Aimé Césaire
A partir de 17 heures jeudi 23 octobre

Atos reçoit. C’est qu’il y aura du beau monde demain jeudi à Bezons à la 135 ème assemblée générale du Mouvement des Entreprises du Val d’Oise, le Médef local. De l’ancien président du Conseil général du 95, aujourd’hui président du « Comité d’Expansion Economique  du Val d’Oise, au préfet du département, en passant par un invité d’honneur, l’ancien PDG de Renault.

         Avant le cocktail dînatoire, oui mon cher, Louis pour les intimes, très modeste, fera une conférence qui, pour sûr, gonflera d’aise les présents : « Profession : entrepreneur. L’entrepreneur est un visionnaire et un professionnel ! ». Passons sur le « professionnel », mais le « visionnaire » nous laisse rêveurs. A moins que la vision de l’avenir du grand patronat soit la copie conforme de ce qu’ils ont réalisé les décennies précédentes, voire bien sûr en pire.

         C’est donc l’occasion d’aller à la rencontre de ce beau monde pour leur dire à tous que, tant que le président du Conseil général du 95 n’aura pas mis à la poubelle son projet d’expulsion des organisations syndicales de leur Maison des syndicats de Cergy, ils risquent fort de ne pas pouvoir déguster tranquillement leurs petits fours et autres gâteries.

Argenteuil et CAAB : bulletin Lutte Ouvrière des Territoriaux d'Argenteuil et de la CAAB du 21.10.14.

La dignité des travailleurs
Face à la matinée sans école du 15 octobre, loin de s’en prendre à l’État et à l’Éducation nationale, les seuls responsables, il a fallu que la municipalité s’en prenne à nous, personnels des Ecoles et des Centres de loisirs.
   Depuis la rentrée, on nous prend pour des pions. On voulait nous faire « bouger » une fois de plus comme de vulgaires pièces de jeu d’échec. Nous avons voulu leur donner à tous une leçon de dignité en disant : « le 15, c’est non ».
   Loin de nous soutenir, la municipalité a voulu briser notre grève.
   Mal leur en a pris. C’est la dignité qui l’a emporté.
Avenir de la CAAB : méfiance, méfiance, et méfiance
La municipalité continue sa marche en avant vers la liquidation de la CAAB. Elle vient de voter le rattachement d’Argenteuil à une communauté d’agglomération qui porte bien un nom, Seine Défense, mais qui est une coquille complètement vide.
   Cela n’empêche pas le maire et ses proches de voir l’avenir en rose, en particulier pour les agents qui n’auraient rien à craindre selon lui.
   Aucun d’entre nous n’a d’illusion sur la véracité de leurs déclarations et de leurs promesses.
« Vis ma vie »
Le 15, certains directeurs de service ont voulu connaître les métiers de l’Enfance. Ils se sont portés volontaires pour remplacer le personnel en grève…
Trop facile sur une année de changer de vie pendant trois heures.
Il manquait la couleur jaune
Ce jour-là, le maire a voulu pratiquer la joie d’être grand-père en allant jouer les animateurs dans un centre de loisirs. Nous remplacer  certes, mais pas trop n’en faut, bien évidemment seulement pour un court moment
   Nous espérons seulement que l’amateur, n’aura pas trop fait peur aux enfants.
 Mieux que Meetic
Manifestant dans les rues du Centre-Ville, nous, les agents des Ecoles et des Centres de loisirs, avons rencontré le DGS et notre DGA. La rue de l’Abbé-Fleury étant obstruée par les personnels, leurs voitures coincées par l’embouteillage n’ont pu se dégager à temps.
    Ce genre de rencontre inopinée vaut tous les rendez-vous feutrés. On peut se dire en direct tout ce que l’on a sur le cœur.
    Nous ne nous sommes pas privés de le faire. 
 Quand la paranoïa s’en mêle, les jumelles sont nécessaires
Dernièrement, une employée, accusée de doucétisme aigu et reléguée à la piscine Gagarine, a eu un rapport. On l’accusait d’avoir été vue dans les parages de la mairie, soit disant à une heure où elle ne devait pas y être.
   Sauf qu’il y a eu erreur sur la personne. Il s’agissait de sa sœur.
   Quand on veut noyer son chien…
 La mémoire, ça s’entraîne
Si l’on comprend bien, pour le maire actuel, il y aurait eu 335 emplois de complaisance.
   Mais parmi les « fins de contrat », certains avaient bien plus de 6 ans d’ancienneté.
   Ces collègues avaient débuté sous quel maire ?
 « Allez Jean Vilar, allez Jean Vilar ! »
À la Salle Jean Vilar, le nouveau système d'alarme n'a toujours pas été installé. On propose donc aux agents, en cas d'évacuation d'urgence, d'utiliser un mégaphone de manifestation et des « cornes de supporter » ! 
    Ce « système D » réjouira certainement les habitués de Geoffroy Guichard ou du Parc des princes. Quant à savoir le degré d’efficacité, c'est une autre question...
 Le nouveau maire est arrivé
Avec chaque nouveau maire c’est la même chose. Il arrive et nous déclare, pour résumer : « Je suis votre maire pour six ans et il faut vous mettre au travail.
    Et pendant les six années précédentes, il s’imagine peut-être que l’on s’est tourné les pouces ?
 On peut parler de tout… mais essentiellement de rien
Les élus et la direction nous disent que leurs bureaux nous sont ouverts. Mais pas question d’y aborder des sujets qui fâchent, tels que celui de toutes les embauches nécessaires ou celui de moyens supplémentaires.
   Bref, une totale liberté de parole totalement très partielle.
 Le restaurant, ça nous irait
Vu nos horaires et les contraintes de distances, pour nous aide-ménagères, se restaurer le midi n’est pas facile.
   Bien sûr, il y a la solution de voir nos salaires augmentés de façon substantielle. Alors, nous aurons les moyens d’aller manger où bon nous semble.
 Sales gosses ? Saleté des horaires plutôt ! 
Depuis la rentrée, avec les nouveaux horaires, il est impossible de faire correctement le ménage des classes en fin d’après-midi.
   C’est inacceptable pour les enfants, et pour nous-mêmes.
 S’exprimer d’accord, mais pas trop n’en faut ?
Les élections professionnelles vont avoir lieu le 4 décembre prochain. C’est une occasion de s’exprimer, mais on constate qu’avec chaque nouveau maire, les règles changent. Avec le nouveau, le vote par correspondance n’est plus prévu dorénavant, et certains bureaux de vote extérieurs à l’Hôtel de Ville seront supprimés.
    Vous pouvez voter, soit. Mais seulement après avoir franchi de nombreux obstacles.

PDG de Total : ils pleurent l'un des leurs


Ils pleurent d’abondance la mort d’un des leurs

 A l’annonce de la mort du PDG de Total, les déclarations venues des rangs des dirigeants des grandes entreprises et des ministres sont un hommage à un des leurs. Un homme dévoué aux profits des actionnaires de Total, complice des coups tordus du groupe pour piller les ressources des pays les plus pauvres, reçu par tous les dictateurs corrompus prêts à signer des contrats, orchestrant des suppressions de postes.
     Nous, on pense surtout à tous ceux qui, chaque jour, sont victimes de leur travail, ceux d’AZF, comme ceux qui, aujourd’hui encore, meurent à petit feu, victimes de l’amiante ou d’autres maladies professionnelles.

mardi 21 octobre 2014

Contre la rumeur, l'information !



Pour que chacun connaisse ce qu’il en est exactement, il faut informer

Les habitants du Val-Sud n’ont guère apprécié le manque d’information et de communication suite à l’hospitalisation samedi avec de grands moyens d’une femme présentant des symptômes du virus Ebola qui, heureusement pour cette personne d’abord, et pour tous, se sont révélés négatifs.
         Si l’hospitalisation s’était passée dans une parfaite discrétion, les autorités pouvaient apprécier le moment où il était nécessaire d’informer et de communiquer. Mais cela n’a pas été le cas. Au point que notre modeste blog a connu samedi soir une poussée de consultations où des centaines d’internautes cherchaient à savoir ce qu’il en était « d’Ebola à Argenteuil ».
         Alors que l’information voire la rumeur circulaient en grand, qu’il n’y ait pas eu d’information municipale ou préfectorale sur le sujet, c’est ce que reprochent les habitants.

Autocrate démocrate ou inversement




Principe n° 1. J’ai décidé.
Principe n° 2. On peut, si ça vous chante, en discuter maintenant.

Le maire d’Argenteuil va organiser du 4 au 25 novembre une série de rencontres avec les habitants dans les différents quartiers d’Argenteuil. Selon l’affiche qui les annonce, il sera question lors de ces réunions, de la taxe d’habitation (et « pourquoi une telle hausse ? »), de la modalité de calcul de celle-ci, de l’adhésion à Seine Défense et de la liquidation de la CAAB.
         Bref, G Mothron vient débattre avec les habitants de ce qu’il a déjà non seulement décidé mais de ce qu’il a déjà fait voter lors de différents conseils municipaux, d’avril à octobre.
         Ah, nous oublions, il discutera aussi des futurs « conseils de quartier outils participatif de démocratie locale ». Histoire sans doute d’expliquer son idée de la « démocratie locale » selon le principe : j’ai déjà décidé mais on peut en bavarder.
         C’est ce qu’on appelle pratiquer la post-démocratie, la démocratie qui vient après l’autocratie.