mardi 16 septembre 2014

Irak : Les pompiers pyromanes à l’œuvre




Les pompiers pyromanes à l’œuvre

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, justifie la participation de la France à la guerre en Irak (la troisième après 1991 et 2003) en disant qu’il faut évaluer le coût de l’action et le coût de l’inaction, en expliquant que les bandes armées agissant au nom de « l’État Islamique » sont des barbares.
Oui, l’Irak subit les exactions de bandes armées barbares. Mais c’est la conséquence de l’action des puissances occidentales qui, en 20 ans, l’ont mis à feu et à sang, pour la défense de leurs intérêts ... pétroliers en particulier.
Le Moyen Orient subit une barbarie prolongée, mais les dirigeants des pays occidentaux, comme les États-Unis et la France y ont une grande part de responsabilité, passée, mais aussi à venir.


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lundi 15 septembre 2014

Editorial des bulletins Lutte Ouvrière d'entreprise de ce lundi 15 septembre 2014


Reprenons confiance dans notre force collective

 
Les travailleurs n’ont évidemment rien de bon à attendre du discours de Valls devant l’Assemblée. Quant au vote qui suivra, son issue est prévisible : l’Assemblée votera la confiance au gouvernement et celui-ci s’en prévaudra pour aggraver sa politique anti-ouvrière.

En effet, les socialistes « frondeurs » ainsi que la plupart des écologistes l’ont déjà annoncé, ils se contenteront de s’abstenir. Preuve qu’ils ne veulent s’opposer qu’en paroles et seulement si cela reste sans conséquence. Comme tous les autres socialistes, ils ont bien trop peur d’une dissolution qui pourrait leur coûter leur siège.

Comme quoi le député Thévenoud n’est pas le seul à s’accrocher à son strapontin ! Lui ne voit pas de contradiction entre le fait de ne pas payer ses impôts et son loyer pendant trois ans et rester député. Les frondeurs, eux, ne voient pas la contradiction entre être « contre » le gouvernement et « s’abstenir » pour laisser en place le gouvernement. Ce n’est pas moins lâche et c’est tout aussi inconséquent.

Les frondeurs comme les écologistes font mine de prendre leurs distances avec le gouvernement Valls pour ne pas couler avec le navire. Mais sur le fond, rien ne les sépare du reste de la majorité.

Depuis qu’ils sont élus, ils ont d’ailleurs cautionné tous les sales coups, que ce soient les attaques contre les retraites, les hausses d’impôts ou la loi sur la compétitivité. Il y a trois mois, ils étaient, eux-aussi, vent debout contre la grève des cheminots. Alors, faire croire aux travailleurs qu’il y aurait quoi que ce soit à espérer de ces gens-là est une farce.

C’est pourtant la politique des dirigeants du Parti communiste qui ont accueilli les frondeurs à bras ouverts à la fête de l’Humanité. C’est sur eux qu’ils comptent pour, disent-il, reconstruire une « alternative à gauche » et redonner de « l’espoir à gauche » ! On pourrait en rire, si ce n’était aussi désespérant.

L’expérience a été faite avec Mitterrand, avec Jospin et maintenant avec Hollande : ce n’est pas parce que l’on se dit « socialiste » et que l’on s’assoit à gauche dans le parlement bourgeois que l’on est dévoué aux intérêts des travailleurs.

L’objectif de reconstruire la « gauche », quand le mot de « gauche » recouvre aussi bien une fraction de l’électorat populaire attachée aux valeurs du mouvement ouvrier que des politiciens ennemis déclarés de la classe ouvrière, est un objectif ambigu et trompeur. La question est de savoir qui est dans le camp des travailleurs et qui ne l’est pas.

Alors, la seule perspective qui vaille est de reconstruire un parti ouvrier, qui mette en avant les exigences des travailleurs, des chômeurs, des retraités. Un parti qui lutte contre les illusions électoralistes et qui n’attende rien de l’opposition de salon, mais qui affirme que le seul moyen pour faire valoir les intérêts du monde du travail et changer la société, c’est la lutte des travailleurs eux-mêmes.

En lieu et place d’une politique de classe, les grandes organisations ouvrières, politiques ou syndicales ont véhiculé des illusions dans des politiciens de gauche qui n’auraient jamais dû mériter la confiance des travailleurs.

Les travailleurs ont été trompés et détournés des combats qu’ils avaient à mener. Ce sont ces désillusions et le sentiment de trahison qui en découle qui font aujourd’hui le lit du Front national.

Eh bien, il faut reprendre le combat. La bourgeoisie n’a jamais rangé les armes. Avec la crise, il est impératif pour les capitalistes de démolir systématiquement les conditions d’existence des travailleurs pour prospérer. Retraites, salaires, conditions de travail, Sécurité sociale, droits syndicaux, services publics, tout y passera si les travailleurs ne réagissent pas.

Le patronat est tellement sûr de sa victoire sur le travail du dimanche et les seuils sociaux qu’il est déjà en train de préparer les coups suivants : la remise en cause du Smic, des 35 heures et des jours fériés. S’il n’y a pas d’opposition venant des travailleurs, il continuera.

Et le gouvernement se chargera de justifier les demandes patronales. Il passe déjà son temps à nous expliquer qu’à cause de la crise il ne peut pas revaloriser les petites retraites, qu’il faut économiser, supprimer la prime de naissance, revoir le congé parental, payer plus d’impôts... Il fera payer les travailleurs tant que la crise durera pour répondre aux ordres du patronat.

Alors oui, il y a beaucoup à faire. Mais la lutte de classe est là et bien là. Opposer la légitimité des intérêts des travailleurs à celle du patronat, permettre à la classe ouvrière de retrouver la confiance en sa force collective, c’est la seule voie pour les travailleurs.

Argenteuil, Bezons : nouvelles


Des crèches nécessaires à la vie des femmes travailleuses

Le cœur du prochain Conseil municipal de ce mercredi  17 septembre est consacré aux « affaires financières » de la commune et à la situation des crèches et de l’assistance maternelle. De nombreux points de l’ordre du jour sont consacrés à ce dernier sujet.

         La municipalité vient d’envoyer des tonnes de papier sur les finances locales pour répéter, sur l’essentiel, ce que tout le monde a déjà entendu dix fois.

         On aurait préféré plutôt qu’elle fasse une information exhaustive sur la situation de ces crèches et de la Petite Enfance sur la Ville.

         Il faut venir au Conseil municipal à 19 heures, non seulement pour affirmer notre refus des licenciements dans les crèches comme ailleurs, mais également, pour en savoir plus.


RASSEMBLEMENT

Mercredi 17 septembre

A 18 heures 30


Des « maisons de quartier » essentielles à la vie des habitants

On peut s’interroger sur l’avenir de deux « maisons de quartier »-mairie annexe sur la Ville : celle du centre, rue Paul-Vaillant-Couturier et celle d’Orgemont-Volembert dont les locaux provisoires sont actuellement au cœur de la cité Joliot-Curie. Il s’agirait de transférer la première qui est pourtant, pour les habitants, bien là où elle est. Quant à la seconde, les travaux de sa reconstruction sont au point mort.

         Ces lieux sont pourtant essentiels à la bonne vie des habitants de ces quartiers.


Que vive la Maison des femmes à Argenteuil

Selon une correspondante digne de confiance, lors du changement de gouvernement, la désignation comme ministre de l’Education de Najat Vallaud-Belkacem, a été l’occasion, sur facebook, d’échanges sexistes écoeurants et inadmisssibles à son égard. Ces commentaires écoeurants n’ont pas épargné de « micro » personnalités locales.

         Ces petits messieurs n’aperçoivent les femmes qu’au niveau de leur anatomie. En revanche, la façon dont ils en parlent est digne du caniveau et de la preuve de leur "petit cerveau". 

             Raison de plus pour défendre mordicus l’existence de la Maison des femmes à Argenteuil.






 propos de la Maison des femmes et de notre brève d’hier, je viens de lire le commentaire suivant de M Métézeau : « Je confirme l'échange rapide que j'ai eu hier avec M Mariette. Forcément incomplet et nous préciserons le moment venu ces informations. Toutefois j'indique des maintenant que la Maison des femmes gardera bien sa spécificité, et ne sera pas "fondue ou confondue" avec la future maison des familles. La proximité et la correspondance des locaux n'empêchent pas la spécificité. »
 


Des jeunes travailleurs locataires inquiets

Nous avons déjà parlé de l’inquiétude des locataires d’Argenteuil-Bezons dont les logements relèvent de l’office AB-Habitat. Cette inquiétude touche également les locataires du Foyer de Jeunes Travailleurs Daniel Féry, au Val-Nord. Non seulement, il relève de son bailleur AB-Habitat, mais il aurait besoin que celui-ci y effectue des travaux importants.

         Quelles conséquences auront pour la pérennité de ce Foyer qui joue un rôle important l’éventuelle liquidation d’AB-Habitat qui est liée à celle de la CAAB ?



Plus on avance, plus on recule

Pendant des années les effectifs du lycée Georges Braque n’ont jamais dépassé les 30 élèves.

         Mais aujourd’hui, dans ce lycée populaire qui ne l’empêche pas, avec l’acharnement de tous, d’obtenir des résultats satisfaisants, ce « barrage » a cédé. Cette année, les effectifs de certaines secondes et premières dépassent nettement ce seuil de 30.

         La priorité pour l’éducation ? Dans les discours !


Les postiers ont raison de se battre

Les agents des bureaux de Poste de Bezons ont décidé de partir en grève ce lundi 15 septembre 2014. Leur mouvement de grève dénonce le manque d’effectifs chronique sur cette commune, la dégradation de leurs conditions de travail et du Service Public Postal...

         On imagine très bien.


        

FN : l'exemple du maire de Hayange. Ca craint. Un article de notre hehdomadaire Lutte Ouvrière, en vente à la librairie le Presse-papier. 1 euro


Hayange (Moselle) : le maire FN, xénophobe et antiouvrier

La presse s'est largement fait l'écho du rififi à l'intérieur de la mairie Front national d'Hayange. Il faut dire que ce maire mal élu, Fabien Engelmann, fait tout pour faire parler de lui.
         Mal élu, car c'est à l'issue d'une quadrangulaire qu'Engelmann a emporté la mairie avec 2 290 voix et 34,7 % des suffrages exprimés, ce qui représente 19,11 % des électeurs inscrits dans cette commune de 16 000 habitants. En clair, plus de 80 % des Hayangeois n'ont pas voté pour lui -- sans même compter toute la population immigrée de la commune qui, comme partout, malgré les promesses répétées du PS, n'a toujours pas le droit de vote.

Hayange est une ville de tradition de gauche, à la population mélangée, dont près du tiers des actifs travaille à « l'étranger », si l'on peut dire, en parlant du Luxembourg tout proche. Mais cela n'empêche pas les délires nationalistes du maire.

Après avoir fait repeindre en bleu une fontaine de la ville, il a fait mettre en bleu-blanc-rouge trois wagonnets de mine installés à l'entrée de la commune, une insulte aux générations de mineurs venant de bien des pays. Des habitants de la commune ont publiquement manifesté. Ces wagonnets rappelaient le passé industriel de cette commune dévastée par la fermeture des mines de fer et de la sidérurgie, industries qui ont fait la fortune des De Wendel, originaires d'Hayange.

Dans le délire nationaliste des autorités municipales, une enseignante de danse orientale s'est vue privée de salle communale. On attend le prochain arrêté d'Engelmann bannissant le couscous du territoire de la commune !

Pour l'instant, ce végétarien convaincu organise une « fête du cochon » dimanche 14 septembre pour bien afficher son mépris antimusulman. Attiser la haine au sein de la population peut faire oublier celle du capitalisme qui, avec l'appui de tous les gouvernements, a dévasté cette vallée de la Fensch.

Mais c'est aussi vis-à-vis du personnel municipal que le FN montre son vrai visage antiouvrier. Des agents ont dénoncé dans la presse locale le climat délétère imposé par le maire, qui multiplie les intimidations vis-à-vis de l'ensemble du personnel et les notes de service intimant aux salariés le respect d'un devoir de réserve. Comme un vrai patron, Engelmann pourchasse la moindre dépense et voit partout des sureffectifs tout en augmentant le nombre de contrats précaires.

Le malaise va du bas en haut de la hiérarchie des employés municipaux. Même la nouvelle directrice générale des services, que le maire avait pourtant lui-même nommée (elle est encartée au FN), a claqué la porte et de nombreux agents cherchent à partir.

Après avoir interdit en avril à des militants CGT de distribuer un tract dans la mairie, le maire s'attaque aux responsables du syndicat. Le secrétaire adjoint de la CGT est menacé de sanction, sous un faux prétexte d'abandon de poste alors qu'il était en délégation pour accompagner une salariée chez le maire.

Avec ses propres adjoints FN, le maire s'est brouillé après à peine cinq mois de mandat. Il s'est débarrassé de sa première adjointe et seconde de liste. Le vote au conseil municipal n'a donné qu'une voix opposée alors que trois autres adjoints affirment avoir voté pour son maintien. Voilà le maire brouillé avec une partie de son conseil en quelques mois ! Le bleu marine vire au noir d'autant que se mêle à cela tout un feuilleton de comptes de campagne pour le moins hors des clous.

Aujourd'hui la direction du FN semble en passe de lâcher le maire d'Hayange qu'elle-même avait mis en avant pour tenter d'afficher un profil plus ouvrier.

Pour ceux qui auraient eu la moindre illusion, le vrai visage du FN et de ses politiciens est ainsi affiché : c'est un panier de crabes xénophobes et antiouvriers.

                                                              Étienne HOURDIN