mardi 26 août 2014

Argenteuil - Bulletin Lutte Ouvrière des Territoriaux d'Argenteuil et de l'Agglomération de ce mardi 26 août




Des initiatives nécessaires. « Tous ensemble ! »

La CGT appelle l’ensemble du personnel à assister à une assemblée générale lundi prochain  1er septembre, à 13 h.30 à la salle Pierre Dux. Les sujets ne manquent pas : une mise en place des nouveaux horaires scolaires qui risque d’être calamiteuse, la non-reconduction de contrats, les conditions de travail, etc.
            Il faut effectivement vite discuter, se mobiliser, et prendre toutes les mesures qui s’imposent.
            Pour sa part, la FSU appelle à la grève le jeudi 4 septembre l’ensemble du personnel pour protester contre les conséquences de la politique désastreuse de la municipalité à l’encontre du personnel. Bref sur les mêmes sujets.
            Initiative de la CGT, initiative de la FSU, nous avons toutes les raisons de répondre aux appels des uns et des autres.

Rien n’est jamais joué d’avance, rien n’est jamais perdu

A propos de la situation de tel ou tel contractuel, il arrive que la direction fasse un pas en avant pour licencier, puis, un pas en arrière, et le contrat est renouvelé, à la satisfaction de l’intéressé et de tous.
            Un pas en avant, un pas en arrière, on peut l’aider à retrouver systématiquement son équilibre pour réaliser le seul scénario qui nous agrée : empêcher qu’il y ait une chômeuse ou un chômeur de plus.

S’agglomérer pour montrer que nous sommes une seule force

La municipalité a décidé de la sortie de l’Agglomération lors du dernier conseil municipal de juillet. Il y a bien sûr, encore loin de la coupe aux lèvres, et bien des rebondissements peuvent se produire dans les temps qui viennent.
            Cela dit, pour les personnels, la méfiance s’impose pour que rien ne se fasse à notre détriment.

Limiers

Au nom de la « chasse au gaspi », l’offensive engagée par le Troisième peut prendre des aspects, ou cocasses, ou franchement déplaisants dans les services.
Un certain nombre de dépenses sont analysées à la loupe voire au microscope, et l’on se demande bien pourquoi.
            Quelquefois, on se croirait dans un roman policier ou une série du même genre.
            Nous, on préfère ces choses-là tranquillement installés à la maison.

Pas des broutilles

Dans l’entretien qu’il a donné sur France Inter fin juillet sur les difficultés financières de la Ville, le maire a donné plusieurs chiffres sur le nombre de contractuels dont le contrat n’a pas été renouvelé. Il a parlé de quelques dizaines, puis de cent, et que ce nombre irait vers 200 et 300, sans trop de précisions.
Pour les travailleurs concernés, il en va pourtant de leur vie et de celle de leurs familles.
Pour nous, il n’y a qu’un chiffre qui vaille : zéro.

Atmosphère, atmosphère, elle n’est vraiment pas bonne !

L’atmosphère de suspicion n’a pas cessé durant les vacances à l’encontre du personnel. Certains n’ayant pas grand-chose d’autre apparemment à faire, c’est pour eux une façon comme une autre de s’occuper.
            Mais s’ils s’ennuient, pourquoi ne prennent-ils pas de vacances ?

Qui va piano va sano, certes, mais encore faut-il qu’il y ait des musiciens et un chef d’orchestre ?

Avant les vacances, l’ambiance de la part de la municipalité était au catastrophisme, avec la perspective noire de la mise sous tutelle, répétée mille fois.
            On s’attendait à une activité du diable des édiles et des directions malgré la période estivale.
            Et cela a été, tout au contraire, d’un calme exceptionnel.
            Dans ce cas-là, la prochaine fois, on peut certainement offrir directement des semaines de congés supplémentaires à tout le personnel.

Pas seulement une question d’économies…

Pas de nouvelle du barbecue de rentrée. Aura-t-il finalement lieu ?
            Vu le climat actuel au sein du personnel de la Ville, la nouvelle municipalité doit se douter qu’il y aura encore moins de monde que sous la précédente équipe  municipale ?

Argenteuil : le personnel muncicipal appelé à se mobiliser, l'Argenteuillais




Personnel municipal : toutes les raisons d’agir

La rentrée de septembre des services publics municipaux risque, à juste titre, d’être largement perturbée à Argenteuil. Toutes les raisons ne manquent pas pour qu’il en soit ainsi.
         La mise en place des nouveaux horaires scolaires à l’école primaire, annoncés quelques jours avant la fin de l’année scolaire en juin dernier et qui engagent la vie de  nombreux agents, les non renouvèlement de contrats de ces derniers mois, et la crainte pour l’avenir, sont les principales raisons du malaise, pour ne pas dire plus, du personnel territorial.
         La CGT de ces personnels appelle à une réunion d’information syndicale lundi prochain, le 1er septembre, de 13 heures 30 à 15 heures 30 à la salle Pierre Dux du complexe Jean Vilar. Quant à la FSU, elle appelle à la grève, trois jours plus tard, le 4 septembre, et à se réunir devant le parvis de la mairie le matin.
         Ces deux initiatives ne sont pas contradictoires. On peut ainsi discuter le 1er et décider de se mettre en grève le 4 !

Informations générales, informations d’opinion, mais aussi informations locales, que vive l’information de qualité !

Nous évoquions hier le vide cet été d’informations municipales. Depuis avril, la version « papier » de l’Argenteuillais distribuée dans les quartiers aux habitants a disparu. La version « internet », difficile à lire, quant à elle, s’est éteinte début juillet. Bien sûr, pour les accrocs du numérique, ils ont pu se rabattre sur le blog de Lutte Ouvrière qui a été alimenté tous l’été. Bon, gardons mesure…
         Mais une bonne nouvelle est tombée. Une nouvelle formule de l’Argenteuillais est en préparation et l’on ose espérer qu’elle sera en version « papier ».
         On ne peut pas reprocher à l’Argenteuillais de ne pas avoir pendant plusieurs années joué son rôle et conquis un public qui veut aussi connaître les nouvelles locales, en particulier parmi les anciens.
         On est toute attente…

Pôle emploi : le "retour à l'emploi", une question aussi de moyens




Une évidence

Selon une dernière étude de Pôle emploi, la moitié des chômeurs ayant suivi une formation ont retrouvé un emploi dans les six mois qui suivaient en 2013.
         On peut ajouter que moins un jeune sort du système scolaire avec une formation initiale correcte et plus il connaîtra le chômage, le contraire étant tout aussi vrai.
         Mais formation initiale ou formation tout au long de la vie, cela demande des moyens de qualité pour répondre aux besoins particuliers des personnes à former. On est loin du compte à l’Education nationale. Alors que dire de la situation à Pôle emploi où répondre aux besoins de formation d’un chômeur pas toujours jeune et souvent en situation de reconversion demande des moyens importants que la société pourrait sans problème néanmoins trouver.

lundi 25 août 2014

Editorial des bulletins Lutte Ouvrière d'entreprise du lundi 26 août 2014. Valls I, Valls II : une même politique au service des patrons !



Valls I, Valls II : une même politique au service des patrons !

Le gouvernement Valls a démissionné suite aux critiques de deux de ses ministres et Valls est chargé de constituer un nouveau gouvernement qui mènera la même politique que le précédent. Valls proclame qu’il ne changera pas de politique, tout comme Hollande qui dit vouloir aller « plus vite et plus loin » !

Ce n’est pas de l’aveuglement ou de l’inconscience. Hollande et Valls veulent poursuivre cette politique car c’est celle exigée par le patronat. Ils lui obéissent et veulent même aller au-devant.

Gattaz, le dirigeant du Medef, va tenir son université d’été avec Valls comme invité. Il s’est dit satisfait du « pacte de responsabilité » de Hollande et de ses dizaines de milliards d’euros d’aides au patronat, mais il le trouve insuffisant. D’après lui aussi, « il faut aller plus loin ».

Le prétexte est toujours le même, il s’agirait de favoriser la croissance car ce serait le seul moyen de créer des emplois. C’est sous ce prétexte que ce gouvernement comme les précédents verse des milliards au patronat. Pour cela il a taillé dans les dépenses de l’État utiles à la population, revu la législation du travail, facilité les licenciements, augmenté l’âge de la retraite.

Mais voilà, les patrons empochent les aides mais n’investissent pas, ne créent pas d’emplois et même licencient. Et Gattaz a le culot de dire que c’est parce qu’on n’a pas encore assez réduit les droits des travailleurs, pas encore fait tomber tout ce qui limite un peu l’exploitation. Et de prétendre que l’existence du Smic, de protections contre les licenciements, de « seuils sociaux » à partir desquels les patrons doivent organiser des élections de délégués du personnel et un Comité d’entreprise, seraient des contraintes insupportables.

Évidemment, cette fameuse croissance n’est jamais au rendez-vous, car ce ne sont pas le chômage, les bas salaires et la misère croissante qui vont relancer l’économie. Mais cela n’empêche pas la richesse des actionnaires et spéculateurs de tout acabit d’augmenter et de s’étaler de façon scandaleuse. Pas étonnant que le patronat en redemande ! Et Hollande s’apprête à le satisfaire.

Les politiciens de droite, de l’UMP au FN, le critiquent avec d’autant plus de mauvaise foi qu’eux-mêmes ne connaissent pas d’autre politique que celle que mène Hollande et qui d’ailleurs est dans la continuité de celle de Sarkozy.

Face à l’impopularité de Hollande, Montebourg a pris la tête des frondeurs, en dénonçant la politique qu’il a lui-même menée. De même l’ex-ministre écologiste Cécile Duflot, Mélenchon ou le Parti Communiste font semblant d’être surpris et déçus. En réalité, tous se positionnent pour préparer les prochaines échéances électorales. Mais quelle est leur « politique de rechange » ?

D’après Montebourg il faudrait forcer l’Allemagne à changer de politique, de façon que l’État en France puisse se permettre plus de déficit. À ce qu’on sait, ce n’est pas Angela Merkel qui a forcé Hollande à verser des dizaines de milliards aux patrons français ! Hollande n’a fait qu’obéir au patronat, et là-dessus Montebourg s’est exécuté.

Alors pendant que tous ces gens-là défendent les intérêts des patrons, il faut que les travailleurs défendent les leurs, et ils sont opposés. Le problème pour les travailleurs n’est pas le taux de croissance de l’économie, ni de trouver le remède miracle pour que les patrons français fassent de meilleures affaires que les patrons allemands.

Il faut imposer que les richesses produites servent d’abord à la satisfaction des besoins essentiels des couches populaires. Il faut assurer un salaire et un revenu décents aux travailleurs, aux chômeurs et aux retraités, financer les hôpitaux, les écoles, les logements, les transports, les services utiles à la vie de tous. Pour cela, les ressources existent largement, malgré la crise et avec ou sans croissance. Il faut prendre sur les profits qui aujourd’hui disparaissent dans la spéculation.

Cela, seuls les travailleurs pourront l’imposer. C’est possible, car ils ont le nombre, la force, et ce sont eux qui produisent toutes les richesses. Et c’est indispensable pour mettre un coup d’arrêt à une politique qui enfonce toute la société dans une crise catastrophique.