lundi 25 août 2014

Emploi et maire UMP. Un collègue à G Mothron ? Une correspondance de Belfort, extrait de notre hebdomadaire de cette semaine.




Belfort : qui veut gagner du boulot ?

Le maire UMP de Belfort s'est saisi de l'ouverture prochaine d'une salle destinée aux jeunes du quartier populaire des Résidences pour lancer un jeu-concours permettant... de gagner un emploi !
Le gagnant qui trouvera un nom à cette salle se verra « proposer un contrat de travail temporaire sur l'un des grands événements organisés par la ville », c'est-à-dire un petit boulot de quelques heures pour les prochaines animations de Noël, ou pour le festival de cinéma en novembre, ou encore le festival de musique de la Pentecôte 2015 !
L'initiative aurait de quoi faire sourire si elle n'émanait pas d'une municipalité qui vient de supprimer 19 emplois de coordonnateurs dans le périscolaire, des postes occupés par des salariés stagiaires en voie de titularisation. Le maire a aussi annoncé son intention de réduire de 20 % le recours aux vacataires dans les musées, les écoles, et d'étudier au cas par cas le non-remplacement des agents de la ville partant à la retraite.
Dans une ville où le chômage explose - près d'un jeune sur deux dans le quartier des Résidences n'a pas de travail - le maire, fier de sa trouvaille, explique : « L'idée est de leur donner [aux jeunes participant au concours] les moyens de se prendre en charge et de réussir une insertion dans le monde du travail en gagnant un peu de sous. » « Réussir son insertion », quand des dizaines d'emplois sont supprimés : il fallait l'oser !

                                                       Correspondant LO

Argenteuil : vidéo-surveillance, "Radio cité" et l'Argenteuillais




Combien ça coûte ?

Cela ne va apparemment pas fort du côté de la vidéo-surveillance municipale. Il ne s’agit pas seulement de l’installer, mais ensuite il y a l’entretien, la maintenance, et tout cela coûte. Et tout cela pour quel bilan ?
         Voilà le genre de dépense que nous ne jugions pas utiles. C’est pour cela que nous ne les avions pas approuvées.
         La municipalité actuelle n’est pas dans le même cas de figure. Elle a approuvé naguère les délibérations sur le sujet au conseil municipal, sur la même ligne, sur ce terrain, que P Doucet. La voilà contrainte d’approuver aujourd’hui des dépenses qui ne l’emballent pas, ou de se dédire.

L’Argenteuillais-« papier », un lien utile pour la famille Duraton comme pour toutes  les autres.

Sur le blog de P. Métézeau, il y a un article historique intéressant sur l’installation dans les années Trente, de l’émetteur de la radio « Radio-Cité » sur la commune, plus précisément sur la colline d’Orgemont qui fait face à Paris. Il rappelle, entre autre, comment une municipalité communiste, celle de Victor Dupuy pouvait ou pas, appuyer, après 1935, une initiative capitaliste sur la commune, selon que les finances municipales en tiraient, ou pas,  un bénéfice.
         Comme nous l’a fait remarquer « en direct » notre amie Liliane qui a laissé par ailleurs un commentaire qui va dans le même sens, cette histoire-là aurait eu toute sa place dans feu l’hebdomadaire municipal « papier », l’Argenteuillais, véritable lien entre les habitants.
         La dernière livraison de celui-ci, uniquement numérique, date du 2 juillet tout de même ! Alors, de ce côté-là, silence « radio » pendant près de deux mois, on est vraiment loin du compte.

dimanche 24 août 2014

Robert Hue : nouvelle d'une ombre




Mort, lui, politiquement depuis belle lurette

Le sénateur –ex maire de Montigny-les-Cormeilles, ex-député d’Argenteuil-Bezons, ex-secrétaire général du PCF, mais soutien inconditionnel du PS depuis bien avant l’élection de Hollande, Robert Hue va sortir dans les jours qui viennent un livre au titre évocateur : « Les partis vont mourir... et ils ne le savent pas ».
Selon ce qui se dit et avec un tel titre, il y expliquerait, pourquoi, selon lui, les partis politiques tels qu'ils existent aujourd'hui sont condamnés à mourir.
Il est vrai qu’en la matière, il en connaît un sacré rayon, lui qui prôna pour son parti l’abandon de l’activité militante, de cellule, et de quartier, qui avait fait pendant des décennies l’originalité et la force du PCF. Lui qui également, chaud partisan de la participation gouvernementale de son parti au gouvernement Jospin contribua à un nouveau recul du PCF qui en paya sa part de discrédit.
Si leur parti va peut-être mourir, les plus anciens parmi les militants du PCF d’Argenteuil, de Bezons, et du Val d’Oise, savent en revanche comment leur parti contribua à la promotion et à la carrière de l’infirmier de l’hôpital d’Argenteuil qui aujourd’hui poursuit son petit parcours à l’ombre du PS.