dimanche 13 juillet 2014

Palestine : Non au massacre des Palestiniens. Un communiqué de Lutte Ouvrière


Non au massacre des palestiniens !

Le pilonnage de la population palestinienne, dans la bande de Gaza, ne connait pas de trêve. Dans le déclenchement d’une loi du talion impitoyable, le gouvernement israélien ne fait pas de détails. Plus de 140 Palestiniens en quatre jours, pour la quasi-totalité des civils, ont déjà payé de leur vie la décision du gouvernement Netanyahou de faire un exemple.

Si le chef d’État israélien a pu prendre l’initiative d’une telle tuerie qui ne semble pas terminée, c’est qu’il se sentait les mains libres du côté des dirigeants des grandes puissances tutélaires, comme Obama aux États-Unis, ou comme Hollande. Ce dernier a immédiatement et clairement pris parti en faveur du gouvernement israélien et n’a nuancé son propos que devant l’horreur du massacre et l’émotion qu’il a provoquée dans l’opinion.

Lutte Ouvrière condamne ce crime des autorités israéliennes, qui s’ajoute à de nombreux autres contre le peuple palestinien, tout aussi révoltants.

                                                      Lutte Ouvrière, le 12.07.14
 
Il a été évoqué l'idée d'un rassemblement de protestation sur Argenteuil devant la sous-préfecture. Bien entendu, toute protestation a son utilité, et les militants de Lutte Ouvrière ne peuvent que s'associer à un tel rassemblement susceptible d'avoir lieu.

samedi 12 juillet 2014

Argenteuil, éviter la liquidation de l'Escale certes, mais arrêter aussi celle de nombreux emplois de travailleurs territoriaux




Pas d’emplois au tapis !

Le grand club de judo d’Argenteuil, l’Escale, est l’objet actuellement de graves difficultés financières. Lors du dernier conseil municipal, une subvention de 93 000 euros lui a été attribuée. Selon la presse toujours, une autre de 165 000 euros le sera lors du prochain conseil municipal de la semaine prochaine.
         Cela fait au total plus de 250 000 euros si l’on compte bien.
         Pour la survie d’un club de judo, utile à la population et où il doit y avoir un certain nombre d’emplois à préserver, la municipalité a trouvé les fonds nécessaires.
         Ce qui est utile pour un club sportif doit l’être tout autant pour le maintien des emplois tout aussi utiles au service public et à la collectivité.
         Arrêt des licenciements de travailleurs contractuels !

vendredi 11 juillet 2014

FlexCité, AB-Habitat : nouvelles des entreprises




FlexCité : des grévistes inflexibles

Cela fait plus de quinze jours maintenant que les conducteurs qui transportent des personnes handicapées dans le cadre des activités sociales du Conseil Général sont en grève dans le Val d’Oise.
         Les grévistes ne cèdent pas, et ce n’est pas seulement pour une hausse nécessaire de leurs salaires qu’ils se battent, mais également pour assurer davantage de sécurité et de confort dans le transport de ces personnes handicapées.
         Leur direction est bien évidemment en première ligne. Mais l’entreprise FlexCité est une filiale de la Ratp, et le Conseil Général du 95 finance cette activité de transport qui relève de ses attributions.
         L’une et l’autre ont une responsabilité pour que la grève ait une issue favorable.

Une seule classe ouvrière, quel que soit le statut !

Brève d’une information du syndicat CGT d’AB-Habitat

« Revalorisation des salaires des personnels en contrats d'avenir.

Les contrats d'avenir ont été surpris de ne pas bénéficier de la revalorisation des salaires obtenue suite aux actions des personnels avec la CGT.

La CGT a interpellé la direction à ce sujet qui lui a répondu que les personnels en contrats d'avenir bénéficieront de la revalorisation des salaires mais qu'il y avait un formalisme à respecter d'où les retards.

Il aurait été souhaitable que les contrats d'avenir soient informés.

La CGT tient à rappeler que les personnels en contrat d'avenir occupent des postes permanents, utiles et nécessaires. Ils remplacent même parfois des postes vacants. Dans ces conditions ils devraient bénéficier d'un Contrat à Durée Indéterminée. »

Blog LO : il n’y a effectivement qu’une classe ouvrière, salariés titulaires, contractuels, en « contrats d’avenir »… face au « formalisme » des directions et du patronat !

Palestine : non au massacre de la population palestinienne !



Palestine : non au massacre de la population palestinienne !

Depuis plusieurs jours Israël conduit plus de 800 raids aériens sur la bande de Gaza. Les frappes israéliennes ont fait près d’une centaine de morts palestiniens. Cette guerre aérienne, sous prétexte de riposte aux roquettes du Hamas, fait suite à une immense opération de ratissage militaire en Cisjordanie occupée.
Ce ne sont pas les protestations occidentales, venant de puissances qui soutiennent l’occupant israélien, et en même temps protestent… par téléphone comme Hollande vient de le faire, qui peuvent porter un quelconque espoir de paix pour les peuples de ce pays.

Free : quand « gratuit » et « payant » sont synonymes



Free : quand « gratuit » et « payant » sont synonymes

L’opérateur téléphonique Free, dans le cadre de son offensive commerciale, avait promis à ses clients des appels illimités vers l’étranger. Pendant 3 ans, il leur a menti, car ils étaient en réalité limités.
Free (qui porte bien mal son nom qui signifie « gratuit » en anglais) et sa maison-mère Iliad viennent d’être condamnés pour pratique commerciale trompeuse à... 75 000 € d’amende.
Une miette en comparaison des profits de Free, et de ceux de ses concurrents. Cela ne les dissuadera pas de continuer à prendre ses clients pour des pigeons et de les plumer encore et toujours. A moins qu’ils ne se rebiffent.

jeudi 10 juillet 2014

Accident de Brétigny : les responsabilités criminelles de la SNCF. Un article de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine où l'on évoque... Argenteuil.




Accident de Brétigny : les responsabilités criminelles de la SNCF

Dans un rapport accablant pour la SNCF, les experts désignés par la justice viennent de dénoncer « un état de délabrement jamais vu ailleurs » du secteur des voies ferrées de Brétigny, où un déraillement avait fait sept morts et 61 blessés le 12 juillet 2013.
Un premier rapport d'un expert indépendant avait déjà conclu, vu le nombre de boulons desserrés ou cassés, à « l'accident inévitable ». Ceux désignés par la justice estiment que la désagrégation complète de l'aiguillage s'est étalée sur plusieurs mois. Les enquêteurs ont ainsi repéré 200 anomalies sur l'aiguillage directement à l'origine de l'accident. Certains de ces défauts avaient été dûment signalés depuis des mois, voire des années. Par exemple l'éclisse, une barre métallique de dix kilos qui relie ici deux rails dans un aiguillage et qui avait causé le déraillement, ne tenait plus que par un boulon sur quatre - un défaut avait été signalé à trois reprises lors de précédentes inspections, sans résultat.
Les directions de la SNCF et de RFF contestent aujourd'hui « formellement » les conclusions de l'enquête. Elles ne manquent pas de culot ! La dégradation de l'aiguillage de Brétigny n'a en fait rien d'exceptionnel. Dans tout le pays, les cheminots en signalent. Fin mars, un aiguillage dont le cœur est fissuré a été signalé par des cheminots au nord d'Orléans - la SNCF l'a laissé en fonctionnement ! À Noisy-le Sec, en Seine-Saint-Denis, les deux experts ont noté que les « défauts » et autres « fissurations » des attaches élastiques reliant les rails aux traverses de béton sont nombreux. Aux Mureaux, dans les Yvelines, un accident comparable à celui de Brétigny a été évité de justesse : « Quand on passait à cet endroit, ça tapait fort », rappelle un conducteur. « Nous avions alerté la direction, qui n'avait pas donné suite. » Il y avait en réalité une fissure sur un rail. À Argenteuil, dans le Val-d'Oise, les conducteurs ont baissé de leur propre initiative la vitesse de 110 km/h à 50 km/h « parce qu'on ne le sent pas », etc.
En fait, l'accident de Brétigny n'est que le révélateur d'un délabrement général du réseau, causé par des années d'économies, notamment sur l'entretien des voies, demandées par le gouvernement. Cela ne peut que déboucher sur de nouvelles catastrophes. Le recours croissant à la sous-traitance, les suppressions de postes massives, entre autres dans les brigades chargées de la sécurité des voies, partout l'âge moyen des voies s'est allongé, les renouvellements des voies, du ballast, des rails ont été espacés. Et les délais accrus entre les contrôles multiplient les risques. Les cheminots et leurs syndicats le dénoncent depuis longtemps, en vain.

Les cheminots ont fait grève, il y a un mois, contre les suppressions de postes, la dégradation des conditions de travail et la réforme ferroviaire qui va accroître les risques de dysfonctionnement. Ils ont alors eu contre eux le gouvernement PS et tous les médias bien-pensants. Les uns et les autres se sont ainsi rendus complices de cette politique criminelle d'économies, la même qui a abouti à l'accident prévisible de Brétigny.
                                                               Michel BONDELET

mercredi 9 juillet 2014

AB-Habitat et le petit commerce, celui-ci est nécessaire



AB-Habitat et le petit commerce : dépenses utiles et profits du capital financier et industriel, du peu à beaucoup

Le Parisien-95 est revenu ces jours derniers sur certains reproches faits à AB-Habitat, l’office HLM local, de favoriser l’installation de commerces sur l’agglomération en aidant des petits commerçants ayant la volonté de le faire. Pour la CGT de l’Office, ce n’est pas aux locataires de payer le manque à gagner correspondant. Quant au nouveau maire d’Argenteuil, il reproche que cela ne soit pas « transparent ».
         Ces dernières années, en tout cas, cette aide s’est traduite en particulier par l’installation de nombreux « commerces de bouches » et de terrasses, sur l’avenue Gabriel Péri mais pas seulement.
         Qui s’en plaindra, quand on sait que la disparition de commerces de proximité et de lieux de rencontres est toujours dommageable, à la population la plus ancienne entre autres.
         Alors, que les locataires participent à ces dépenses, si on en a discuté avec eux au préalable, si elles leur profitent, si on les informe, si les choses sont claires, pourquoi pas.
         Aujourd’hui, ce qui pèse bien davantage sur le niveau des loyers, ce sont d’autres dépenses, celles d’un système bancaire et des trusts de la construction qui, à travers les emprunts ou la construction, ont siphonné ou continuent à siphonner une partie notable des sommes récupérées par le paiement des loyers d’appartements dont le coût a été amorti depuis belles lurettes.

mardi 8 juillet 2014


Territoriaux d'Argenteuil : 

extraits du bulletin Lutte Ouvrière du Mardi 8 Juillet


Combien de tels « fins de contrat » ?
À Ambroise Thomas, une collègue « atsem » vient d’être congédiée après deux ans et demi de travail. Tout était parfait. Son seul défaut était d’être contractuelle.
Un avis de recommandé le vendredi. Le recommandé récupéré le lundi. Et le mardi, elle était sans travail. Trois enfants à élever seule.
La contribution municipale à la hausse du chômage et de la pauvreté.
Poursuivre
Plusieurs initiatives ont été prises en direction du personnel ou des habitants de la localité, pour protester contre les licenciements actuels de collègues « contractuels », dont celui du 26 juin dernier organisé par la CGT des Territoriaux d’Argenteuil.
C’est la seule voie. À poursuivre.
Prendre ses désirs pour la réalité
Dans sa feuille de maire, celui-ci a annoncé tout de go la dissolution de la CAAB le 15 juillet.
Il veut divorcer ? Soit, c’est son droit.
Mais vouloir divorcer n’est pas divorcer. Il y a des procédures, des frais, du temps pour les démarches…
Il est maire, il devrait pourtant connaître les procédures.
Avis de tempête
À la CAAB, nous sommes directement concernés par les grandes manœuvres du maire d’Argenteuil autour de l’avenir de celle-ci. Quel que soit le scénario choisi, en cas de disparition, nous sommes en première ligne. Ce qui a été fait devra être défait. Nous risquons d’être les victimes des pots cassés.
Dès maintenant, il va falloir qu’on se CAABre !
Tous ensemble !
Le feuilleton sur la réorganisation de la semaine scolaire a connu son dénouement. Le maire qui déclarait qu’il ne l’appliquerait pas l’appliquera !
Mais cette annonce faite à quelques jours des vacances, met tout le monde dans l’embarras : personnels des écoles, des centres de loisirs, parents et enseignants.
Les uns et les autres, unis, peuvent imposer que cette réforme calamiteuse ne se fasse pas à leurs dépens.
Rythme scolaire
On voudrait nous faire croire qu’ils ont été pris au dépourvu, que le manque de concertation n’est pas de leur fait, etc.
Et maintenant ce serait à nous de palier leur manque t’anticipation en nous « adaptant » sans faire de bruit, comme ils le disent dans leur courrier au personnel concerné.
Mais entre leurs espoirs, notre vie et nos intérêts, à nous d’avoir le dernier mot.
Les finances vont mal ?
Quelle surprise... Une nouvelle jolie voiture pour le Maire.
Encore une dépense engagée par l’ancienne municipalité pour creuser la dette ?
À isoler
À l’entrée de l’espace Mandela, le panneau annonçant les réunions et les associations présentes persiste et signe.
Il est non seulement illisible pour les visiteurs, mais il est également dangereux. Il griffe l’employé chargé de le mettre à jour.
À abandonner d’urgence.
Leurs maux, nos mots
« Suppression » de postes, « augmentation » de la charge de travail, « polyvalence » sont les maître-mots de nos hiérarchies successives.
Les nôtres sont « partage de travail entre tous », « contrôle des comptes par les travailleurs municipaux eux-mêmes », « augmentation des salaires ».
Traitement des uns, traitement des autres
C’est vrai, le self n’est pas au niveau d’un traiteur.
Raison sans doute pour laquelle un traiteur a livré des plateaux repas pour que nos élus soit au meilleur de leurs conditions physiques et morales pour leur formation d’élus.
Alors par ces temps de disette…
Permanence d’élus
Toujours au plus près du personnel, certains élus vont jusqu’à les attendre dans les escaliers à la sortie du personnel. Ils doivent vouloir vraiment discuter avec nous car nous avons vraiment du mal à passer.
Seront-ils ainsi  plus à l’écoute de nos demandes ? Nous entendre parler augmentation des salaires, arrêt des licenciements, répartition du travail entre tous ?
SNCF : la sécurité à l'abandon
Le rapport d'expertise remis à la justice sur la catastrophe ferroviaire de Brétigny, il y a un an, est accablant pour la SNCF et RFF.
C'est bien un défaut d'entretien généralisé qui est à l'origine de l'accident. Le rapport parle d'un « état de délabrement jamais vu »... terme que récuse la SNCF. Mais tous les cheminots, spécialement ceux qui s'occupent des voies, savent parfaitement que l'entretien du réseau est délaissé depuis des années.

Seuls les TGV sont à peu près chouchoutés et bien sûr les banquiers qui, eux, reçoivent de l'État l'argent qui manque partout ailleurs.