vendredi 23 mai 2014

Votez et faites voter pour la liste "Lutte Ouvrière faire entendre le camp des travailleurs" conduite par Nathalie ARTHAUD et Jean-Pierre MERCIER. Dernier tract de campagne.



Dimanche 25 mai, votez et faites voter pour Lutte Ouvrière

Les élections européennes ont lieu dimanche. L’écœurement et le dégoût suscités par la politique anti ouvrière du gouvernement doivent s’exprimer.
Tant que nous ne sommes pas en mesure de faire reculer le gouvernement, nous sommes bien forcés de subir sa politique, mais nous pouvons dire que nous la rejetons. « Qui ne dit mot consent », dit le proverbe. Eh bien, il ne faut pas laisser croire que nous sommes consentants !
Il faut dire que trop, c’est trop. Il faut dire que l’on n’accepte pas ce chômage de masse, cette précarité, ce chantage à la compétitivité, quand les milliards débordent des coffres forts de la bourgeoisie.
Cela ne remplacera pas les luttes nécessaires. Mais comment reprendre le chemin des mobilisations collectives si nous ne commençons pas par dire que nous ne sommes pas d’accord et que nous ne voulons pas nous laisser faire ?
Le PS, l’UMP et le FN sont en compétition pour gouverner pour le compte de la bourgeoisie. Il faut tous les rejeter. Ils placent tous le débat sur un terrain qui est étranger aux intérêts des travailleurs. Ils opposent l’euro au franc pour ne pas avoir à se positionner sur le niveau des salaires. Ils opposent la France à l’Europe pour masquer la responsabilité patronale. Ils opposent le protectionnisme à la mondialisation pour ne pas parler du capitalisme.
C’est de la diversion et les travailleurs n’ont pas à se laisser détourner du seul combat qu’ils ont à mener, celui qui leur permet d’inverser le rapport de force avec le grand patronat.
Le vote Lutte Ouvrière signifiera que les travailleurs renvoient dos à dos tous ces partis qui aspirent à gouverner sans rien changer à l’ordre social actuel. L’abstention, qui favorise l’un ou l’autre, ne suffit pas. Il faut exprimer sans ambiguïté une opposition ouvrière et mettre en avant ses exigences.
Lutte Ouvrière se présente au nom d’un programme de lutte pour les travailleurs : l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans baisse de salaire ; l’augmentation des salaires, des retraites et leur indexation sur l’inflation ; la transparence sur les comptes de la bourgeoisie et ceux des entreprises. Ceux qui partagent ces objectifs pourront le dire avec le bulletin Lutte Ouvrière.
Beaucoup, au premier rang desquels le Front National, disent que tout est de la faute de Bruxelles et qu’il faut considérer les travailleurs des autres pays d’Europe comme des concurrents, des ennemis ou des adversaires.
Des adversaires, ceux qui aux quatre coins de l’Europe subissent les mêmes licenciements, les mêmes blocages de salaire, la même démolition des services publics ? Des ennemis, les mineurs turcs qui sont morts dans l’explosion de la mine de Soma ? Des concurrents, ceux qui viennent travailler sur les chantiers de construction ? Des travailleurs comme nous tous, bien forcés d’aller où ils peuvent gagner leur vie !
Le patronat a unifié le sort des classes populaires dans toute l’Union européenne. De la Grèce à la Bulgarie en passant par l’Allemagne, les coupes dans les budgets publics, l’exploitation, les baisses de salaire, le chômage sont le lot de tous les travailleurs.
Les travailleurs d’Europe et d’ailleurs, contraints d’émigrer pour trouver du travail, se sont aussi mélangés. Il faut en faire une force.
Depuis toujours, le patronat cherche à mettre en concurrence les travailleurs, à casser les salaires et à aggraver l’exploitation. Il mise sur la résignation, sur les préjugés nationalistes et sur le fait que les travailleurs ne sauront pas s’organiser pour réagir. Ne tombons pas dans le piège.
Nos intérêts de classe nous unissent face au grand patronat. Il faut en être conscient et ne pas se laisser diviser. Il faut rejeter le nationalisme car face à la bourgeoisie mondialisée, l’émancipation des travailleurs sera internationale ou ne sera pas.
Les travailleurs n’ont pas à se battre pour plus de frontières, ils ont à combattre le capitalisme. Le carcan, ce n’est pas l’Europe, c’est la loi du profit. Le verrou qu’il faut faire sauter, c’est le pouvoir absolu de la bourgeoisie et des financiers.
Qui démarrera le combat ? Les mineurs de Turquie ? Les ouvrières du Bangladesh ? Les ouvriers de Tunisie, d’Espagne, de Grèce, de France ? L’avenir nous le dira.
Alors, dans ces élections, affirmez que le prolétariat, avec ses composantes originaires de tous les continents, constitue une seule et même classe sociale. Affirmez que moins il y a de frontières, mieux c’est pour les exploités. Affirmez la nécessité d’une société débarrassée de l’exploitation. Votez et faites voter Lutte Ouvrière.

Appel de la liste conduite par Dominique MARIETTE et Sonia ALLANI aux élections municipales à Argenteuil de mars dernier

         Nous appelons tous ceux qui ont voté pour notre liste lors des municipales à réaffirmer leur conviction et à confirmer leur vote aux prochaines élections européennes. Et nous appelons à nous rejoindre toutes celles et tous ceux qui ont été choqués  par la façon dont Hollande a traduit la sanction sévère qui lui a été infligée par l’électorat populaire lors des municipales. En choisissant Valls comme Premier ministre, Hollande a signifié que, malgré le désaveu, il continuera sa politique en l’aggravant encore.

La liste « Lutte Ouvrière Faire entendre le camp des travailleurs »  aux élections municipales d’Argenteuil

Rachat d’Alstom :les bonimenteurs du patriotisme économique



C’est rapporté sur le site local d’information Latribuned’argenteuil, Philippe Doucet renchérit sur le décret Montebourg sur la protection « nationale » de nouveaux secteurs « stratégiques » de l'économie. Le titre de son texte : «  Oui au patriotisme économique, pour ALSTOM ! ». Nous renvoyons au site ci-dessus.
         Ce qui est amusant si l’on peut dire, c’est qu’il reprend l’affaire Mittal : « Nous avions lancé cette réflexion sur le cas Florange où Arnaud Montebourg, alors ministre du redressement productif, avait proposé la solution de contrôle public temporaire pour sauver le site Arcelor-Mittal des intérêts financiers de son dirigeant Laskmi Mittal… »
Son texte se termine par : « Avec ce décret, nous cessons d’être les idiots du village global. C’est une bonne chose. »
Le député de la circonscription tente de surfer sur la houle protectionniste. Mais les travailleurs de Mittal savent ce qu’il en a été dans la réalité et plus particulièrement ce qu'il en a été de l'attitude velléitaire de l'Etat. Tout à l’opposé de classe, les dirigeants des banques et autres trusts industriels, « intelligents » du village global, savent eux, sans détour, ce qu’il en est.

A conseiller : la lecture de l’article de notre revue Lutte de Classe de ce mois : «Rachat d’Alstom : les bonimenteurs du patriotisme économique ». En vente auprès des militants et à la librairie Le Presse-papier » d’Argenteuil. 2euros

Monopoly capitaliste chez ERCE-Plastef à Bezons



En 2010, l’entreprise de fabrication plastique pour la pharmacie PLASTEF était reprise par un groupe beaucoup plus important, ERCE. Dans ce genre de reprise, on ne pouvait s’attendre qu’à de de grandes manœuvres du groupe pour augmenter ses profits. C’est ce qui se précise actuellement.
         L’an passé, le communiqué annonçant la mise en service d’une nouvelle unité d’ERCE dans la plasturgie près d’Oyonnax, indiquait pourtant : « …L’unité de Veyziat complète le site de Bezons (Val-d'Oise) qui est plus spécialement dédié à la réalisation de produits propres, comme les pipettes pédiatriques pour le dosage de liquides et les distributeurs de granules pour médicaments homéopathiques… ». (souligné et mis en gras par nos soins)
         Le « complète » n’a pas duré longtemps. La direction de ce site vient d’annoncer à ses salariés un projet de déménagement de son site bezonnais vers l’Ain.
         Elle ne leur laisse de choix qu’entre partir dans l’Ain et accepter un bouleversement de leur vie, soit être privé de leur emploi.
Les salariés sont très inquiets. Ils ne peuvent compter que sur leur détermination pour défendre leur avenir. Ils n’ont pas envie de se laisser jeter dehors sans rien dire.