vendredi 23 mai 2014

Les élections ne changent rien : même Valls le dit



En marge d’un meeting à Barcelone, en Catalogne, Valls a déclaré qu’il n’y aura pas de changement de « ligne économique » même après la raclée électorale à laquelle le PS s’attend. Valls a parlé de « muscler notre économie », c’est-à-dire les profits, de « restructurer le pays », c’est-à-dire d’imposer de nouveaux sacrifices à la population.
On ne l’aurait pas cru s’il avait dit qu’il allait enfin se préoccuper du sort des classes populaires. Mais là, il dit qu’il va continuer à servir les patrons, et on n’a aucune peine à le croire.
Que les élections ne changent rien, ce n’est pas Valls qui nous l’apprend. En revanche, elles nous permettent de faire entendre le camp des travailleurs et dire ce que nous avons sur le cœur.

jeudi 22 mai 2014

Mobilisation des parents d'élèves de l'école primaire La Croix Duny : un article dans la Gazette du Val d'Oise de cette semaine



Argenteuil Les parents d'élèves d'Argenteuil en colère
Les parents de l'école de la Croix-Duny (Val-Sud) ont manifesté en ville la semaine dernière pour réclamer davantage de moyens.
Aux côtés des enfants, Dominique Mariette, ancien conseiller municipal (Lo) venu en soutien.



“Rendez-nous notre poste”, “Stop la violence”, “Des moyens pour notre école”. Cornes de brume et pancartes étaient de sortie vendredi dernier à Argenteuil, où les parents, accompagnés des élèves, ont depuis l’école de la Croix-Duny (Val-Sud), rallié la sous-préfecture. Ce qu’ils dénoncent ? Un turn-over de la direction depuis plusieurs années, des classes surchargées, des instituteurs non remplacés en cas d’absence. Les motifs de mécontentement sont nombreux. Mais la goutte d’eau a été la “suppression” du poste “E” (Rased), affecté aux élèves en difficulté (on est en secteur Zep), car on lui a donné pour mission de remplacer provisoirement la directrice.
Les parents sont venus dire que c’en était trop. «Il y a un gros problème de direction avec quatre directeurs qui se sont succédé en cinq ans. Et on a des classes à plus de trente élèves, dans cette école qui accueille des milieux populaires, c’est inacceptable», lance Dominique Mariette, ancien élu (Lo) venu en soutien.
Violence
Les problèmes de violence sont aussi évoqués. «Le manque d’animateurs sur le temps de midi pour surveiller la cantine laisse des enfants livrés à eux-mêmes. Résultat : bagarres, harcèlement, racket et aussi le jeu du foulard», dénonce Latifa Kebli, parent d’élève. «Cette école est délaissée», lance de son côté Hayate Mohamed, qui dénonce l’état du bâtiment, les toilettes notamment, jugées «immondes». «On demande la remise aux normes des locaux». «Des classes à trente et un en Cm2 en Zep, ce n’est pas possible, souligne Philippe Renou, administrateur Fcpe 95, qui dénonce aussi la montée de la violence. «Dix élèves ont été exclus de la cantine», affirme Philippe Renou, venu voir un représentant du sous-préfet. «Rien n’a été promis, mais tout va être remonté», lançait-il aux parents à la sortie.
                                                                               Daniel Chollet

AB-Habitat : salaires.Les militants ne laissent pas tomber. Ils ont raison.



La CGT de l’Office HLM AB-Habitat appelle à l’action et à la grève pour mercredi prochain, 28 mai. Il s’agit de faire entendre raison à une direction et aux autorités de tutelle qui font, pour l’instant, totalement la sourde oreille.
         Comme les autres travailleurs, ceux d’AB-Habitat voient leur pouvoir d’achat se réduire d’année en année. Tôt ou tard, il faudra que le monde du travail opère le grand rattrapage, par une hausse substantielle et générale de tous les salaires, et par la mise en place d’une échelle mobile de ces derniers contrôlée par les travailleurs eux-mêmes.
         Mais en attendant, les travailleurs ne peuvent laisser passer la caravane sans réagir. Chez AB-Habitat, les « augmentations » proposées par la direction vont de 20 euros à… zéro. C’est inacceptable.
         Non seulement, les militants qui appellent à l’action du 28 ont raison, mais ils doivent pouvoir compter sur la solidarité de tous les locataires et de la population d’Argenteuil et de Bezons.