mercredi 21 mai 2014

Banques : service après-vente ministériel



Si le ministre des Finances Michel Sapin n’a pas hésité à qualifier Kerviel d’« escroc », « condamné » qui « doit purger sa peine », il a par contre trouvé des excuses à la Société Générale, chez qui il n’y aurait que des « responsabilités dans le processus ».
Kerviel n’est certes qu’un des rouages dans ce système fondé sur la spéculation, autrement dit sur une escroquerie à grande échelle et institutionnalisée. Les banques sont, d’après ce ministre, par définition vertueuses, même si elles ont massivement spéculé, et continuent à le faire, soutenues par les fonds d’États qui les ont renflouées après qu’elles aient mis l’économie mondiale à genoux en 2007 et 2008.
Chez les escrocs, il y a ceux à la petite semaine, comme Kerviel, et il y a les chefs de gang, qui commandent le pillage, et un ministre qui s’en fait l’avocat. Avec toute la servilité d’un valet.

L’Inspection académique s’amuse



"Mesdames et Messieurs les directeurs d'école, Mesdames et Messieurs les enseignants, En raison des élections européennes, la direction académique nous rappelle de bien vouloir nous abstenir de participer à toute manifestation ou cérémonie publiques du vendredi 9 mai au dimanche 25 mai 2014 inclus. Veuillez recevoir, Mesdames et Messieurs, mes sincères salutations."
         Tel est le message que les enseignants du primaire du 95 ont reçu dernièrement de la part de l’inspection académique.
On se demande bien où celle-ci a été pêcher cela puisque le « devoir de réserve » a été supprimé pour les fonctionnaires sauf les magistrats depuis… 1983.
Le 1er avril est pourtant passé depuis belle lurette, et l'inspection académique aurait tout de même à s'occuper de choses bien plus sérieuses.

mardi 20 mai 2014

Maire de grande ville : « Ce n’est pas un métier, c’est une fonction » dit un de ses confrère. Ouais…

Hier, nous évoquions la situation pécuniaire des élus d’Argenteuil. Le Parisien-95 de ce jour nous éclaire… au moins en partie. Nous apprenons ainsi que le nouveau maire d’Argenteuil touche pour ses fonctions d’élus, 3400 euros en tant que maire, 240 en tant que conseiller communautaire, et 2718 en tant que conseiller général. Soit un total de 6358 euros, en brut !
      Sachant que le monsieur touche une retraite professionnelle substantielle, et une autre en tant qu’ancien maire et qu’ancien député (en moyenne, la retraite d'un ancien député s'élèverait à 2700 euros nets par mois), a-t-il besoin de ces 6358 euros supplémentaire ?
                 Remise à la collectivité, cette somme permettrait de payer 4 ou 5 emplois. Emplois de ces contractuels dont, loin de là, il cherche à se débarrasser, soucis financiers communaux prétend-t-il.

Ratp : bêtise en brèves. Extrait du bulletin Lutte Ouvrière du dépôt de Nanterre



Bêtise made-in-France

La nouvelle tenue sera parait-il made-in-France ! Sûrement avec du coton et du pétrole français pour sa fabrication ?
En mai, fait ce qu’il te plait

Certains chefs font la guerre à ceux qui mettent le pull sans la cravate.
     Faut bien s’occuper comme on peut !

La fête de LUTTE OUVRIERE : dans moins de 3 semaines maintenant

Les 7, 8, et 9 juin

La fête de Lutte Ouvrière

Spectacles, culture, restauration d'ici et d'ailleurs, débats,
animations, fraternité et échanges,...
une fête du monde du travail

Carte d'entrée achetée à l'avance : 15 euros
(gratuité pour les enfants accompagnés de moins de 14 ans)
Navette gratuite à partir du métro Saint-Denis Université)
Pass navigo dézonée ce week-end-là
Carte en vente auprès des militants. 06.99.49.98.64.

Un car gratuit fait l'aller-retour Argenteuil-Presles-Argenteuil
9 heures le dimanche 8 -retour à 20 heures.
Il faut réserver






lundi 19 mai 2014

Editorial des bulletins Lutte Ouvrière d'entreprise de ce lundi 19 mai 2014

Dimanche 25 mai, votez et faites voter pour Lutte Ouvrière

Les élections européennes ont lieu dimanche. L’écœurement et le dégoût suscités par la politique anti ouvrière du gouvernement doivent s’exprimer.
Tant que nous ne sommes pas en mesure de faire reculer le gouvernement, nous sommes bien forcés de subir sa politique, mais nous pouvons dire que nous la rejetons. « Qui ne dit mot consent », dit le proverbe. Eh bien, il ne faut pas laisser croire que nous sommes consentants !
Il faut dire que trop, c’est trop. Il faut dire que l’on n’accepte pas ce chômage de masse, cette précarité, ce chantage à la compétitivité, quand les milliards débordent des coffres forts de la bourgeoisie.
Cela ne remplacera pas les luttes nécessaires. Mais comment reprendre le chemin des mobilisations collectives si nous ne commençons pas par dire que nous ne sommes pas d’accord et que nous ne voulons pas nous laisser faire ?
Le PS, l’UMP et le FN sont en compétition pour gouverner pour le compte de la bourgeoisie. Il faut tous les rejeter. Ils placent tous le débat sur un terrain qui est étranger aux intérêts des travailleurs. Ils opposent l’euro au franc pour ne pas avoir à se positionner sur le niveau des salaires. Ils opposent la France à l’Europe pour masquer la responsabilité patronale. Ils opposent le protectionnisme à la mondialisation pour ne pas parler du capitalisme.
C’est de la diversion et les travailleurs n’ont pas à se laisser détourner du seul combat qu’ils ont à mener, celui qui leur permet d’inverser le rapport de force avec le grand patronat.
Le vote Lutte Ouvrière signifiera que les travailleurs renvoient dos à dos tous ces partis qui aspirent à gouverner sans rien changer à l’ordre social actuel. L’abstention, qui favorise l’un ou l’autre, ne suffit pas. Il faut exprimer sans ambiguïté une opposition ouvrière et mettre en avant ses exigences.
Lutte Ouvrière se présente au nom d’un programme de lutte pour les travailleurs : l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans baisse de salaire ; l’augmentation des salaires, des retraites et leur indexation sur l’inflation ; la transparence sur les comptes de la bourgeoisie et ceux des entreprises. Ceux qui partagent ces objectifs pourront le dire avec le bulletin Lutte Ouvrière.
Beaucoup, au premier rang desquels le Front National, disent que tout est de la faute de Bruxelles et qu’il faut considérer les travailleurs des autres pays d’Europe comme des concurrents, des ennemis ou des adversaires.
Des adversaires, ceux qui aux quatre coins de l’Europe subissent les mêmes licenciements, les mêmes blocages de salaire, la même démolition des services publics ? Des ennemis, les mineurs turcs qui sont morts dans l’explosion de la mine de Soma ? Des concurrents, ceux qui viennent travailler sur les chantiers de construction ? Des travailleurs comme nous tous, bien forcés d’aller où ils peuvent gagner leur vie !
Le patronat a unifié le sort des classes populaires dans toute l’Union européenne. De la Grèce à la Bulgarie en passant par l’Allemagne, les coupes dans les budgets publics, l’exploitation, les baisses de salaire, le chômage sont le lot de tous les travailleurs.
Les travailleurs d’Europe et d’ailleurs, contraints d’émigrer pour trouver du travail, se sont aussi mélangés. Il faut en faire une force.
Depuis toujours, le patronat cherche à mettre en concurrence les travailleurs, à casser les salaires et à aggraver l’exploitation. Il mise sur la résignation, sur les préjugés nationalistes et sur le fait que les travailleurs ne sauront pas s’organiser pour réagir. Ne tombons pas dans le piège.
Nos intérêts de classe nous unissent face au grand patronat. Il faut en être conscient et ne pas se laisser diviser. Il faut rejeter le nationalisme car face à la bourgeoisie mondialisée, l’émancipation des travailleurs sera internationale ou ne sera pas.
Les travailleurs n’ont pas à se battre pour plus de frontières, ils ont à combattre le capitalisme. Le carcan, ce n’est pas l’Europe, c’est la loi du profit. Le verrou qu’il faut faire sauter, c’est le pouvoir absolu de la bourgeoisie et des financiers.
Qui démarrera le combat ? Les mineurs de Turquie ? Les ouvrières du Bangladesh ? Les ouvriers de Tunisie, d’Espagne, de Grèce, de France ? L’avenir nous le dira.
Alors, dans ces élections, affirmez que le prolétariat, avec ses composantes originaires de tous les continents, constitue une seule et même classe sociale. Affirmez que moins il y a de frontières, mieux c’est pour les exploités. Affirmez la nécessité d’une société débarrassée de l’exploitation. Votez et faites voter Lutte Ouvrière.