vendredi 9 mai 2014

Dia à hue et à dia : le grand monopoly du capital



Dia, l’ancien « Ed », numéro trois mondial du « hard-discount » alimentaire vient d’annoncer jeudi son intention de vendre la totalité de ses activités en France. Ce groupe de distribution espagnol, qui dispose de plus de 7000 magasins à travers le monde, emploie environ ici 7500 personnes dans quelque 900 magasins. Il existes 18 magasin de cette enseigne dans le Val d'Oise, dont un à Argenteuil, Bezons et Saint-Gratien.
       Le groupe a fait cette annonce dans un communiqué qui présente ses bénéfices officiels pour premier trimestre en hausse de près de 10 %, de quoi attirer les capitalistes pour la vente.
         Le grand monopoly capitaliste sur le dos des travailleurs de Dia et de ses clients des milieux populaires !

jeudi 8 mai 2014

Le combat pour une véritable union des travailleurs d'Europe. Un article de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière à paraître demain.



Union européenne : Harmoniser les droits des travailleurs... par le haut ! 

Depuis des décennies que l'Union européenne se construit, rien n'a été fait pour harmoniser, par le haut s'entend, la législation du travail. Il n'y a pas de salaire minimum, pas de protection sociale ni de droit du travail qui s'applique à l'ensemble des travailleurs européens. C'est même plutôt l'inverse : si l'unification se fait, c'est par le bas. Partout, les gouvernements aident les banquiers en prétendant sauver les peuples. Partout, pour maintenir les profits des grandes entreprises, ils imposent des politiques d'austérité à la majorité de la population. Et partout, les entreprises licencient et ferment des usines.
Si vingt et un pays de l'Union européenne sur vingt-huit ont un salaire minimum légal, il varie de moins de 175 euros mensuels (et encore s'agit-il du montant brut) en Bulgarie à plus de 1 900 euros au Luxembourg, soit une fourchette de 1 à 11. L'Union européenne a créé un espace commun pour la circulation des capitaux et des marchandises, il n'en va pas de même pour le niveau de vie des travailleurs. Pire, ou plutôt mieux si on parle des intérêts des capitalistes, une directive européenne, la directive Bolkenstein, permet aux patrons de faire de sérieuses économies sur les salaires versés aux travailleurs dits « détachés » en ne payant que les cotisations sociales en usage dans le pays d'origine de ces salariés.
Pour ce qui concerne le temps de travail, l'Europe a fourni au patronat un prétexte pour un retour en arrière, en autorisant des semaines de travail de 60 voire 65 heures. Si les textes mentionnent la nécessité de « l'accord du salarié », on imagine ce que peut signifier le refus d'un tel accord dans une période où le chômage ne fait que croître.
Pour l'instant, les patrons sont les seuls à tirer vraiment profit d'une union qui est celle des capitalistes et des banquiers. Et ceux-ci veulent continuer à tirer profit des divisions et de la concurrence qu'ils entretiennent entre les travailleurs.
Une véritable Union des peuples européens serait tout autre chose. Dans une fédération de pays où les frontières seraient effacées, dont les habitants pourraient circuler librement, l'injustice profonde de cette division entre ceux qui vivent de leur travail et ceux qui vivent du capital, de ceux qui produisent toutes les richesses et ceux qui les exploitent, devrait être bannie, en même temps que toutes les inégalités sociales.
Cette Europe-là, ce ne sont certes pas les capitalistes qui aujourd'hui dirigent l'Union européenne qui la construiront, mais la classe ouvrière. Et même dans l'Union européenne actuelle, c'est la lutte pour l'unification par le haut des conditions sociales qui devrait être mise à l'ordre du jour. Au début du 20e siècle, la classe ouvrière a mené dans différents pays des luttes pour imposer un salaire horaire minimum, la journée de huit heures, des conventions collectives nationales. Pourquoi une telle lutte ne pourrait-elle pas avoir lieu aujourd'hui, à l'échelle du continent, pour un salaire minimum européen et pour bien d'autres objectifs ?
Oui, cette lutte-là est à mener, et ce serait bien le début du combat pour une véritable union des travailleurs d'Europe.

                                              Sophie Gargan

Gattaz : une certaine idée de la solidarité à l’encontre… de lui-même



Le Canard enchaîné a révélé que le président du Medef, Pierre Gattaz, s’était augmenté de 29 % en 2013, en tant que patron de Radiall. Ce même Gattaz parlait il y a quelques jours d’« exigence d’exemplarité » pour les patrons qui « doivent modérer leur rémunération par solidarité ».
Pour se justifier, il a déclaré : « quand on crée de la richesse, on la distribue ». Il aurait dû dire : « quand les travailleurs créent de la richesse, je me la distribue ».