mercredi 7 mai 2014

Hollande : un communiqué de Nathalie Arthaud



Hollande, chevalier fier et fidèle de la cause patronale

Interpellé sur BFM-TV par une retraitée n’ayant que 662 euros par mois pour vivre, et une chômeuse avec 490 euros d’Allocation de solidarité spécifique, Hollande n’a fait que déverser des phrases creuses insupportables devant l’urgence de la situation que ces deux exemples illustrent. Et il a étalé toute sa fierté d’avoir servi fidèlement le patronat. Il s’est vanté qu’au 1er janvier 2015, les patrons ne paieront plus aucune cotisation sociale pour les salariés « au Smic et un peu au-dessus ». Il s’est vanté d’aller « encore plus loin, encore plus vite » et, comme tout serviteur dévoué, il a conclu : « je n’ai rien à perdre ». Sur un point, il a dit vrai : il n’y a jamais eu aucun changement de cap dans sa politique. Oui, Hollande sait se sacrifier et avec dévotion… pour les capitalistes.
Pour les travailleurs et les plus pauvres, ce sont les coups et les promesses de charlatans. Après avoir annoncé qu’il allait prendre dans la poche des retraités, il a assuré que les plus pauvres seraient épargnés. Mais c’est un mensonge. Si les retraités les plus pauvres ne verront pas leur pension gelée, ils seront frappés comme toutes les couches populaires par les attaques portées par le plan d’économie de 50 milliards préparé par le gouvernement. Ils paieront avec la dégradation du système de santé et des transports publics. Ils paieront même indirectement parce que ce sont d’autres membres de leur famille à qui le gouvernement prendra le peu qu’il leur laisse.
Hollande a promis une baisse de leur cotisation salariale aux travailleurs touchant jusqu’à 1,3 fois le Smic. Il laisse entendre que ce sera une augmentation de salaire. Mais, outre qu’une fois encore les patrons pourront très bien en profiter pour s’accaparer cette baisse des cotisations salariales, c’est un tour de passe-passe, car la baisse des cotisations salariales se traduira, là aussi, par une dégradation des services publics.
Alors, face au moine-soldat patronal Hollande, il faut que les travailleurs lèvent leur propre drapeau : celui de la lutte de classe des exploités contre les exploiteurs et leurs serviteurs.
                                                                               Nathalie Arthaud

mardi 6 mai 2014

Hollande fait le beau à Villiers le bel



Ce matin, Hollande a été faire un petit tour de promotion de l’apprentissage pour les jeunes à Villiers-le-bel dans le département. Cette commune populaire avait été le théâtre il y a quelques années d’affrontements opposant la police à des groupes de jeunes suite à un accident mortel entre une mini-moto et une voiture de police.
         Si Hollande est venu faire sa pub, il n’était pas question que les militants syndicaux qui avaient appelé à manifester à l’occasion de sa visite puissent le faire sans entrave. Badges, fanions et drapeaux de la CGT n’étaient pas les bienvenus.
         Pas question de donner l’occasion d’une démonstration du désamour entre ces militants et Hollande.
Faire de la promotion, d’accord, mais pour lui seul.

Lutte Ouvrière : ce soir une réunion publique à 20 heures 30

« LUTTE OUVRIERE faire entendre le camp des travailleurs »

Les élections Européennes, une occasion de faire entendre le camp des travailleurs

Réunion publique à Argenteuil

Mardi 6 mai à 20 h.30

A l’espace N. Mandéla, 82 bd du Gl Leclerc

Avec Dominique MARIETTE

Candidat sur la liste d’Ile de France

                                                                              -débat- 

Capitalisme : actualités



La spéculation repart de plus belle

Depuis quelques semaines, le marché des fusions-acquisitions à l’échelle du monde explose. Le groupe pharmaceutique Pfizer a ainsi proposé 106 milliards de dollars au groupe britannique AstraZeneca pour fusionner. Depuis le début de l’année, les entreprises ont dépensé près de 1 000 milliards en acquisitions, soit 45 % de plus que pour la même période de 2013.
Se racheter les uns les autres, voilà à quoi servent les milliards tirés de l’exploitation imposée aux travailleurs. Ces manœuvres spéculatives ne créent aucune richesse mais mènent l’économie, et du coup toute la société, au bord du gouffre. On vérifie à chaque fois que ces maîtres de l’économie sont de dangereux irresponsables.

Les dirigeants du CAC 40 pas vraiment touchés par la crise

D’après le quotidien Les Échos, le total des salaires des patrons du CAC 40 serait en baisse pour la troisième année consécutive. En 2013, le « repli » serait de 2,1%.
Ils ne sont donc pas réduits à la misère : les 40 PDG les plus riches de France se sont partagé 90 millions d’euros, soit une moyenne de 2,25 millions par dirigeant… Sans compter un certain nombre d’avantages en nature, les stocks-options qu’ils pourront revendre plus tard, etc.
Ils doivent, dit-on, se serrer la ceinture… mais pas au point de perdre leur bedaine.