mercredi 12 mars 2014

Les listes Lutte Ouvrière dans les élections municipales : réunion publique ce soir à Argenteuil



Lutte ouvrière présente 204 listes aux élections municipales, afin de faire entendre le camp des travailleurs face à la bourgeoisie et à ses serviteurs politiques. Les listes Lutte ouvrière y défendront les idées et le programme nécessaires pour que les travailleurs sauvegardent leurs conditions d’existence.
Dans ces élections, il est important de ne pas laisser à la droite et à l’extrême droite le monopole de l’opposition. Il est également important de montrer toute la méfiance que méritent ceux qui se prétendent aujourd’hui critiques de Hollande sur sa gauche mais qui avaient cautionné sa prétention à incarner le changement.
Le sens du vote pour les candidats de Lutte ouvrière sera d’exprimer les intérêts politiques des travailleurs en cette période de crise et d’attaques de la grande bourgeoisie contre les conditions d’existence de la classe ouvrière. Ce sera un vote d’opposition aussi bien au gouvernement en place qu’à tous ceux, à droite comme à l’extrême droite, qui souhaiteraient le remplacer, mais toujours pour servir les intérêts de la bourgeoisie et pour préserver l’ordre capitaliste.

Attaques en règle contre le pouvoir d’achat des retraités



Cette année, les pensions de base ne seront pas augmentées, comme il est de règle, le 1 er avril, mais le 1er octobre. Un gel de six mois, voilà la combine trouvée par le gouvernement socialiste pour économiser 800 millions d’euros au détriment des 15 millions de retraités.
Mais ce n’est pas tout. Il n’y aura pas, au 1er avril prochain, de revalorisation des pensions complémentaires Arrco et Agirc versées aux retraités du secteur privé. Cela, en vertu d’un accord signé il y a un an entre le patronat et les syndicats CFDT, FO et CFTC.
Ces mesures prises de concert par le gouvernement, le patronat et des directions syndicales
complaisantes vont dans un même sens : faire les poches des retraités.

mardi 11 mars 2014

La liste "LUTTE OUVRIERE Faire entendre le camp des travailleurs" : réunion publique demain soir mercredi 12 à Argenteuil à 20 heures

Réunion publique et de débat
A ARGENTEUIL
De la liste
"LUTTE OUVRIERE Faire entendre le camp des travailleurs"
conduite par Dominique MARIETTE et Sonia ALLANI
Enseignant retraité
Conseiller municipal Lutte Ouvrière d'Argenteuil

Informaticienne
Militante syndicale

Mercredi 12 mars
Salle Pierre DUX
(espace Jean VILAR)
A 20 heures

La dette mondiale n’est pas la dette des populations



Selon les chiffres publiés par la Banque des règlements internationaux (BRI), le total de la dette mondiale s’élèverait à 100 000 milliards de dollars, soit l’équivalent de quatre fois le PIB de la Chine et des États-Unis réunis. Elle se montait déjà à 40 000 milliards en l’an 2000 et à 70 000 milliards en 2007.
      L’augmentation abyssale de la dette est la conséquence de toutes les aides colossales accordées à la finance par les États, en particulier après la crise dite des « subprimes » pour éviter, nous disait-on à l’époque, l’effondrement du système bancaire. Les grandes entreprises ont, elles aussi, bénéficié des largesses des États sous forme d’une multitude de subventions directes et d’exonérations d’impôts.
      Alors ce n’est pas aux populations de payer une dette dont elles ne sont nullement responsables ! Aux capitalistes de la finance de rembourser ! Mais pour cela, il faudra le leur imposer !

Téléphonie : les grandes manœuvres dans le téléphone



L’opérateur Bouygues Télécom envisage de prendre le contrôle majoritaire de SFR. Bouygues se propose, dans le même temps, de céder l’intégralité de son réseau mobile et certaines fréquences à son concurrent Free, pour la somme de 1,8 milliard d’euros.
      La fusion Bouygues-SFR réduirait à nouveau à trois le nombre d’opérateurs dans la téléphonie. Pénétré de son rôle d’avocat du grand capital, Montebourg s’est déclaré favorable à une telle fusion. « Si on en revient à trois, on est plus fort que si on subsiste à quatre... ». Plus fort pour quoi ? Pour dépouiller les consommateurs et exploiter les salariés, c’est incontestable.

Impôts sur les sociétés : les plus grosses payent le moins



D’après une étude de la Direction générale du Trésor, le taux d’impôt sur les sociétés, censé être de 33,33 %, est en réalité, compte tenu des déductions diverses, de 26 % pour les grands groupes et de 32 % pour les PME. Les auteurs de l’enquête soulignent que, par rapport à 2011, l’écart entre ces deux chiffres s’est réduit.
      Soit, mais cela confirme que les plus grands groupes, qui font le plus de bénéfices, se débrouillent pour payer le moins d’impôts. Ce qui ne les empêche pas de pleurer plus fort que les autres… et d’être entendus par le gouvernement !

lundi 10 mars 2014

Editorial des bulletins Lutte Ouvrière d'entreprise de ce lundi 10.03.14.

Elections municipales : rejetez les politiciens de la bourgeoisie, votez pour les listes Lutte Ouvrière !

Évasions fiscales, financements occultes, abus de bien social, trafics d’influence, corruptions, achats de voix, écoutes illicites… Les affaires politico-financières frappent tantôt la droite, tantôt la gauche. Woerth, Sarkozy, Guéant, Copé, Buisson, Cahuzac, Guérini… C’est un spectacle écœurant. Une fois dans la place, combien de politiciens se sentent tout permis et agissent comme s’ils étaient au-dessus des lois ?
Ne nous en étonnons pas. Ce n’est pas qu’une question de comportement individuel.
Tout l’appareil d’État est bâti pour fonctionner de haut en bas, avec un réseau de hauts fonctionnaires, non élus, inconnus de la population, incontrôlables. Il fonctionne pour imposer les intérêts d’une classe privilégiée minoritaire dans la société, pour servir un ordre social ô combien injuste et inégalitaire !
Le monde de ces gens-là est celui de la bourgeoisie, celui de l’argent facile. Les renvois d’ascenseurs sont une manière de vivre. La grande bourgeoisie a des serviteurs politiques à son image, à l’image de sa société, pourrie par l’argent, le chacun pour soi, la compétition pour les places et les privilèges.
Après les affaires Copé et Buisson, voici la révélation des soupçons de corruption pesant sur Sarkozy. Depuis quelques jours, tous les experts et les médias se répandent en conjectures pour savoir à qui cela profitera aux prochaines municipales.
Eh bien, les travailleurs doivent se saisir de ces élections pour rejeter ce spectacle et faire entendre leur voix !
Tout le personnel politique au service de la bourgeoisie n’est pas corruptible à titre individuel. Mais tous ceux qui sont admis à un certain niveau de pouvoir gouvernent pour servir les intérêts des plus riches et du grand patronat. Flexibilité, compétitivité, pacte de responsabilité, Hollande démontre, jour après jour, qu’il est dévoué corps et âme à la bourgeoisie. Et si pour accéder à ses désirs, il doit attaquer la condition ouvrière encore plus durement que la droite, il le fait !
Pour monter dans la hiérarchie du pouvoir, les hommes politiques sont formés et sélectionnés pour leur fidélité à la bourgeoisie et au système. Ils placent tous leur activité politique dans le cadre de la propriété privée des entreprises, des lois du marché, du profit, de la concurrence et de l’exploitation.
Les deux grands partis qui se relayent au pouvoir, l’UMP et le PS, le montrent chaque fois que les élections les portent aux sommets de l’État.
Il en est de même pour le Front national qui ne cesse de dénoncer le système « UMPS ». Les Le Pen jouent sur le fait que leur parti n’a jamais été associé au pouvoir central pour en tirer un avantage politique. Mais si les dirigeants du FN sont écartés de la mangeoire, ils rêvent d’y accéder. Ils sont aussi hypocrites et arrivistes que les autres et, surtout, aussi dévoués à la classe capitaliste.
Si le Front national était associé au pouvoir, il gouvernerait contre les travailleurs pour assurer les profits de la bourgeoisie, comme les autres, mais avec des méthodes plus brutales.
Ceux qui, écœurés par la caste politique, n’en attendent plus rien, sont tentés par l’abstention. Mais l’abstention n’est pas l’expression de la colère, c’est celle de la passivité.
Celles et ceux de l’électorat populaire qui voteront pour des listes Lutte Ouvrière là où elles seront présentes exprimeront non seulement le rejet de la politique de Hollande, mais aussi le refus des licenciements, des bas salaires. Ils exprimeront leur opposition à la bourgeoisie et à son ordre social basé sur l’exploitation.
Il ne faut pas se laisser prendre au piège du caractère local du scrutin car il aura une signification nationale. Les votes pour les listes du PS seront comptabilisés pour une approbation de la politique de Hollande/Ayrault, et les dirigeants de la droite et de l’extrême droite se vanteront des résultats des listes de leur bord.
Quant à croire que les municipalités peuvent faire quoi que ce soit pour protéger les travailleurs, les chômeurs, les retraités, les handicapés, les enfants, c’est un leurre. Aucune municipalité n’a les moyens de combattre le chômage et la baisse du pouvoir d’achat, et ses possibilités d’intervention ne font que diminuer avec la crise et les 50 milliards de coupes budgétaires que le gouvernement a décidées.
L’enjeu pour les travailleurs est de faire entendre leur camp, leurs exigences et de montrer qu’il existe une opposition ouvrière.

Votez pour les listes Lutte Ouvrière !