samedi 30 novembre 2013

Sécurité assurée, magasin réouvert

Le magasin Babou d’Argenteuil est un haut lieu de chalandise des classes populaires. Il était fermé depuis des semaines. En cause, des problèmes de sécurité avec lesquels on ne peut transiger.
      On ne peut vraiment pas dire que la direction a fait le maximum pour qu’il rouvre le plus rapidement possible, traînant les pieds pour remettre les éléments nécessaires à la réouverture.

     Une nouvelle commission de sécurité s’est tenue hier à 14 heures. Tout était en règle. Dans la foulée de cette commission qui a remis un avis favorable, le magasin réouvrait à la satisfaction de tous.

Chômage : toujours massif, toujours dramatique

En octobre, le nombre de chômeurs de « catégorie A », n’ayant pas travaillé du tout dans le mois, a légèrement baissé au niveau du pays. Du moins dans les statistiques officielles. Mais celui des chômeurs de « catégorie B et C », qui ont travaillé trop peu pour avoir un salaire complet, augmente fortement. Au total, le nombre global de demandeurs d’emploi a augmenté en un mois de 40 000 personnes, soit de plus de 1 300 nouveaux travailleurs chaque jour.
     Dans le Val d’Oise, le total des personnes recensées comme « chômeurs » a augmenté de 980 personnes dans ces statistiques, soit une hausse de 1,1%. L’augmentation est particulièrement notable pour les femmes de moins de 25 ans. Sur un an, dans le département, le nombre de demandeurs d’emplois a augmenté de 7,4% soit 6250 chômeurs supplémentaires.

      Hollande n’a pas de quoi crier victoire.

"Rythmes scolaires", grève du 5 décembre : un article du blog de la CGT-Bezons que nous reproduisons bien volontiers. Nous reviendrons sur cette question.

"REFORME DES RYTHMES SCOLAIRES

Le 14 novembre dernier, la Fédération CGT des Services Publics, la CGT Educ’action, la FNEC-FPFO,la Fédération SPS-FO, la Fédération SUD Éducation, la Fédération SUD Collectivités Territoriales et la FAEN ont appelé à la grève nationale pour obtenir la suspension immédiate de la mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires, l’abrogation du décret Peillon et l’engagement d’une autre réforme. Les enseignants et les agents territoriaux ont fortement participé au mouvement de grève et aux manifestations. Malgré cette forte mobilisation, avec de nombreuses écoles, centres de loisirs et cantines scolaires fermées, le gouvernement persiste dans son refus du dialogue.
Pire encore, le Premier ministre vient d’annoncer devant le Congrès des Maires son intention d’étendre l’assouplissement mis en place pour les taux d’encadrement des trois heures d’activités périscolaires à l’ensemble des activités péri et extra scolaires.
Cet effet d’aubaine pour les maires, qui vont pouvoir maintenir voire réduire leurs effectifs tout en prenant en charge de nouvelles missions d’accueil et d’animation, constitue une véritable provocation pour les personnels territoriaux de la filière Animation. Quelle amélioration de la qualité de la prise en charge des élèves et quelle réelle réduction de la fatigue des enfants alors que les personnels d’animation en charge de ces activités connaîtraient pour leur part une augmentation de leur charge de travail et une dégradation de leurs conditions de travail ?
Cette annonce de JM Ayrault est scandaleuse pour le service public et insultante pour les personnels.
     Réunies à nouveau le 21 novembre, les Fédérations CGT Services Publics/Educ’action, FOSPS/ FNEC-FP, SUD collectivités Territoriales/Education, ont fait le constat partagé du refus gouvernemental de répondre aux revendications des personnels, et ont décidé d’appeler à une nouvelle journée de mobilisation et de grève de manière convergente avec l’appel du SNUIPP/FSU.
La réforme des rythmes, mise en place à la rentrée 2013 pour un peu plus de 20 % des écoliers, fait apparaître de grandes difficultés. Déjà de nombreuses communes annoncent leur refus de la mettre en place en 2014.


     En faisant glisser les missions d’enseignement de l’Éducation nationale vers les
communes, elle crée de graves inégalités de traitement sur le territoire, et crée une
confusion entre scolaire et périscolaire (locaux, activi
tés...).


     Elle va à l’encontre de l’intérêt des enfants et de celui de l’ensemble des acteurs
concer
nés.
     Cette réforme bâclée a été mise en oeuvre contre l’avis d’une majorité des personnels et de leurs organisations syndicales, elle a été imposée sans les moyens d’encadrement nécessaires."

vendredi 29 novembre 2013

CGT-Territoriaux d''Argenteuil

La section CGT des Territoriaux d'Argenteuil a tenu son congrès ces deux jours, hier et aujourd'hui. Elle a tenu à m'inviter à son repas fraternel de cloture, ce midi,  comme un élu qui a toujours tenu à etre aux cotés des problèmes des territoriaux. Je tiens ici à remercier chaleureusement de cette invitation ses militants et ses dirigeants et à leur souhaiter bon courage pour leur activité militante et leurs actions dans les années qui viennent et que préparait ce congrès. DM

Prostitution : un débat qui fait peu de cas des victimes

     Le projet de loi sur la prostitution donne lieu à de multiples sondages et débats. Il est certain que le problème ne sera pas réglé par une loi. Mais il est un peu débile d’entendre des interventions qui plaignent les clients en invoquant leur misère sexuelle, et qui s’indignent beaucoup moins de ce que subissent l’immense majorité des prostituées.
      Elles sont pour la plupart étrangères, souvent sans papiers, et contraintes par des réseaux qui les surveillent de près, les rançonnent, les ont brisées par des menaces et des violences répétées, afin de leur imposer cette activité qu’elles n’ont pas choisie.

     Quant au gouvernement, il pourrait déjà les régulariser sans condition, alors qu’il ne propose qu’une régularisation conditionnée et limitée dans le temps.

Grande-Bretagne : surenchères xénophobes

Inquiet de la montée dans les sondages du parti UKIP (Parti pour l’Indépendance du Royaume-Uni), un parti d’extrême droite xénophobe, le gouvernement britannique annonce un durcissement des conditions d’accueil des travailleurs en provenance de Roumanie et de Bulgarie, prétendant qu’ils feraient peser un poids insupportable sur les caisses d’allocation chômage et sur les services publics.
     Les immigrés d’Europe de l’Est ne sont pas plus responsables de l’aggravation de la crise en Grande-Bretagne que les Roms en France. Ils le sont bien moins que les patrons qui les utilisent pour accroître leurs profits. En accusant les étrangers de tous les maux, Cameron exonère de leurs responsabilités la City et autres financiers de son pays.
     On connaît bien ça ici, en France. La démagogie nationaliste n’a pas de frontières.


Avant-hier, Valls participait au meeting du PS contre les « extrémismes » à la Mutualité. Il paraît que les extrémismes en question étaient bien d’extrême-droite. Valls pérorant contre les dangers du racisme de cette extrême-droite après avoir donné de l’eau trouble à son moulin dégoûtant ?

Logement : un aspect lié à la nature du capitalisme : la crise du logement

Une nouvelle étude vient d’établir qu’en Île-de-France le déficit en logements ne cesse d’augmenter : en 2012, il en manque 10 000 de plus. Rien que sur Argenteuil, il y a actuellement près de 8000 demandes de logements dit « sociaux » non satisfaites.
     Sur dix ans, le déficit cumulé est de 300 000, alors que dans le même temps deux fois trop de bureaux ont été construits. Et les projets d’immobilier d’entreprise continuent de pousser.
      Laisser ce secteur entre les mains de promoteurs-spéculateurs, c’est aggraver la crise du logement. Il faudrait que l’État prenne en charge directement, planifie et organise la construction des logements nécessaires. Mais il faudrait pour cela un gouvernement qui soit au service des intérêts de la population. C’est-à-dire le contraire du gouvernement actuel.


Encore ces immeubles de bureaux, à Saint-cloud, sont-ils, ceux-là, occupés !

Petits artisans aux abois : les compagnons des classes populaires dans la misère

« Les élèves de l’école Jules-Guesde à Argenteuil étaient à la porte de leur établissement ce jeudi matin. Un sous-traitant de l’entreprise en charge des travaux de menuiserie, dans le cadre de la réhabilitation du groupe scolaire, a changé les serrures des portes de l’établissement. «La mairie me doit 124 587€.
     Cela fait trois mois que j’attends, on me mène en bateau», dénonce l’entrepreneur, présent ce jeudi matin dans l’école. La directrice et le personnel de l’établissement n’ont donc pas pu accéder aux locaux. Les écoliers ont finalement pu retourner en classe en passant par deux salles du rez-de-chaussée qui donnent sur la cour de récréation, dont les serrures n’avaient pas été changées. La mairie d’Argenteuil assure de son côté «avoir honoré ses engagements». Elle a décidé de porter plainte contre l’entreprise. » Le Parisien-95, le 29.11.13.

     Nous laissons aux rédacteurs de cette brève-internet la responsabilité de leurs propos. D’autant qu'apparemment, le versement en question avait été opéré dans les faits quelques jours plus tôt. Mais il a fallu que cet entrepreneur se sente sacrément aux aux abois pour opérer de cette façon. On peut toujours considérer que pour les élèves, très jeunes en particulier, cela est totalement anormal et qu'il eût été préférable qu'il bloque bien autre chose. Mais quand on risque le dépôt de bilan alors que la tâche a été accomplie parce qu'on a le sentiment que tout traîne, que les créanciers et les banques sont à vos trousses, comment se faire entendre, comment ne pas voir rouge, comment ne pas en arriver à ce genre de situation ?
     On peut tout à fait imaginer que ce sous-traitant, entreprise artisanale de trois salariés, fait partie de ces centaines de milliers de ses semblables qui subissent les lois du capitalisme, de la domination des banques, et de l’impôt d’Etat, et que menace le dépôt de bilan. 
      Et quand tout cela arrive dans une campagne électorale... DM