samedi 21 septembre 2013

Emplois d'avenir ? Avenir précaire plutôt

Selon le ministère du travail, 54 000 « contrats d’avenir » auraient été signés à l’heure actuelle (en incluant des « promesses » faites par Pôle Emploi à des jeunes chômeurs). Mais selon la CGT, sur ce nombre, un contrat sur dix est un CDI, c’est dire que la grande majorité sont des contrats précaires souvent pour moins de trois ans. Les contrats d’avenir ne sont donc en réalité que de nouveau contrats précaires.

     Ce dispositif avait été présenté par Hollande comme un outil pour lutter contre le chômage des jeunes. Mais un jeune sur quatre n’a toujours pas d’emploi. L’avenir le plus probable offert aux jeunes par ce gouvernement reste… le chômage !

vendredi 20 septembre 2013

Place Vendôme : vive la lutte des femmes de chambre

Les femmes de chambre de l’hôtel de luxe Park Hyatt de la place Vendôme à Paris sont en grève. Sur les 300 salariées de l’hôtel, 65 sont embauchées en sous-traitance, payées à la tâche, chacune devant faire trois chambres par heure. Elles réclament leur embauche immédiate dans le groupe, le paiement d’un 13ème mois et de toutes les heures supplémentaires.

     Les patrons des grandes chaînes de l’hôtellerie, avec la complicité des sociétés prestataires de service, imposent des conditions de travail de pire en pire. Mais ils se heurtent aujourd’hui à la résistance des femmes de chambre : celles du Park Hyatt ont été encouragées par la victoire des salariées de deux hôtels parisiens du groupe Louvre-hôtels, qui ont imposé la fin de la sous-traitance et des augmentations de salaires. Vive leur lutte !

Manuel Valls : vérités en 1997 ne le sont plus en 2013 ?

J’ai retrouvé dans mes archives, en pensant aux habitants de la cité du Colombier à Bezons, un tract central de la campagne électorale de Manuel Valls lorsqu’il tentait de couper l’herbe sous les pieds à la l’élection du candidat PCF de l’époque, Robert Hue aux législatives de 1997.
     Comme il est maintenant ministre de l’intérieur, je citerai ici quelques engagements que l’on trouvait alors dans ce tract :
     -« une police de proximité : au service de la population, respectée et respectueuse des valeurs républicaines, sans le moindre laxisme ».
     - « le redéploiement des policiers, formés sur la voie publique, au contact de la population, en privilégiant l’îlotage, afin de protéger notamment les personnes âgées, les femmes seules et d’assurer la sécurité autour des commerces. »
     -« des effectifs supplémentaires pour Argenteuil et Bezons dont les commissariats sont en sous-effectifs ».
     -« un commissariat de plein exercice pour le Val d’Argent Nord ».
     -« un poste de police qui devra être ouvert aux heures difficiles à Joliot-Curie.
     -« la création d’emplois de proximité pour les jeunes : actions de prévention, médiation sociale (sur les bus, à la sortie des écoles…)
     Il y aurait bien sûr bien des choses à développer à propos de tout cela, mais comme cela fait du bien de rappeler ce que monsieur Valls évoquait en 1997.

     Bien évidemment, la photocopie in-extenso de ce document « historique », où il n'est pas seulement question de police, est à la disposition de chacun. Me contacter.

Ali Ziri : une vérité difficile, très difficile à admettre !

Pour les proches d’Ali Ziri, l’affaire de la sanction suite à la mort de ce travailleur retraité n’est toujours pas réglée. Après le non-lieu prononcé, ils ont fait appel au niveau de la cour de cassation, et si celle-ci confirme le non-lieu, il est question de faire appel à la cour européenne des droits de l’homme.
     Non-lieu sur le plan juridique, mais le comité Ali Ziri a eu la confirmation au niveau du ministère de l’intérieur suite au courrier que ce comité avait envoyé à M. Valls, que les policiers incriminés dans le contrôle d’Ali Ziri avaient été sanctionnés administrativement, par un simple avertissement il est vrai.
     C’était la confirmation que le contrôle s’était fait dans des conditions anormales.
     Alors, pourquoi cette vérité de 2013 n’a pas été reconnue par les services de police dès juin 2009, après la mort d’Ali Ziri, alors qu'elle était clamée par tous ?

Air France alimente le chômage

La direction d’Air France vient d’annoncer un nouveau plan de 2 800 suppressions d’emplois qu’elle prétend obtenir sous forme de « départs volontaires ». C’est le troisième plan en trois ans et ces suppressions d’emplois viennent s’ajouter aux 5100 annoncées en 2012. Transferts d’activité vers sa filiale « low cost », réductions de personnels et d’activité dans les bases de provinces, pressions et charge de travail accrus pour tout le personnel, c’est l’avenir selon Air France.

     Au moment où le gouvernement prétend apercevoir la « reprise », il laisse une entreprise détenue à 16 % par l’Etat aggraver le chômage pour mieux rassasier ses actionnaires. Cherchez l’erreur !

Psa : une journée de lutte réussie

Les grèves et les débrayages qui ont eu lieu dans toutes les usines du groupe PSA ce mercredi 18 septembre, à l’appel de la CGT et parfois d’autres syndicats, ont rassemblé plus de 2 300 salariés ! Les salariés de PSA refusent les attaques portées sous prétexte d’un « accord de compétitivité » baptisé sans rire « Nouveau contrat social ». Ils refusent entre autres le blocage des salaires, les samedis gratuits, la disparition de certaines primes, la baisse de l’indemnisation du chômage partiel.

     Jusqu’à 600 grévistes à Vesoul et à Sochaux, à Poissy 350… Les salariés en colère ont infligé un désaveu cinglant à la direction de PSA, et ils n’en resteront pas là.

jeudi 19 septembre 2013

Quartiers populaires : comment accepter que la vie devienne impossible pour les habitants ?

Le Parisien de ce jour consacre un dossier très juste sur un immeuble de Bezons devenu un carrefour de vente de la drogue, ce qui rend la vie impossible aux milieux populaires qui y habitent.
     Cet immeuble se trouve à un nœud de transport qui facilite la circulation, certes. Il a remplacé dans ce lieu de trafic un autre immeuble rasé depuis. Le trafic pose la question de la banalisation de consommation de cannabis et de l’existence de tout un réseau organisé et hiérarchisé qui en vit pour alimenter des consommateurs qui viennent, eux, de tous les milieux sociaux. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour rendre la vie impossible aux habitants, avec toutes les tensions que la situation entraîne pour eux.
     Pour l’Etat, ce genre de problème n’est pas facile à régler. Mais les habitants n’ont pas été sans réaction, à la mesure de cette femme qui témoigne et qui déclare l « Je refuse qu’ils prennent le dessus ». Alors ?

     Cela se passe à Bezons, dans un immeuble populaire. Comment peut perdurer une telle situation, quand on a peine à imaginer qu’une situation identique puisse exister longtemps si la commune n’était pas Bezons, mais Neuilly par exemple ?

Braque : cinquantième anniversaire de sa mort. Le lycée qui porte son nom à Argenteuil en voit de toutes les couleurs !

Le peintre Georges Braque est né à Argenteuil. Il est mort il y a cinquante ans. Une grande rétrospective de ses oeuvres ouvre ses portes au Grand-Palais de Paris. 20minutes titre à son propos : "la revanche de l'intello du cubisme".
     A défaut d'intellos, il n'y a guère de chance que le lycée qui porte son nom à Argenteuil permette ne serait-ce une scolarité normale à l'ensemble des élèves et des conditions de travail acceptables pour tous les personnels. Nous avons souvent évoqué ce lycée qui ne cesse pas de subir depuis plusieurs années une hausse de ses effectifs. Aujourd'hui, les terminales atteignent 30 élèves par classe, l'une d'entre elles dépassant même ce maximum "Zep". Mais ce sont surtout les classes de seconde, pourtant déterminantes pour la suite des études secondaires des élèves, qui sont à 32 élèves.
     C'est inacceptable. Les personnels ne l'acceptent pas.
     Un préavis de grève reconductible a été déposé pour à compter du jeudi 26 septembre.

"Cubiste, la situation au lycée Georges Braque ? En tout cas, surréaliste, certainement"