vendredi 24 mai 2013

Jean-Moulin, CNR, où il est question De Gaulle, du PCF, loin des véritables intérêts des travailleurs d'alors

En prenant le chemin de l’Angleterre en juin 1940, De Gaulle choisit d’opposer une autre voie pour la bourgeoisie française que celle de Pétain et de la collaboration avec l’Allemagne nazie. Pour cela, il allait finir par s’appuyer sur le Parti Communiste, ce qui lui permit de l’emporter. Il avait compris les services  que la politique d’union nationale du PCF était capable de lui rendre dans la tâche qu’il s’était fixée. Son représentant, Jean Moulin, réussit²  en mai 1943 à fédérer l’ensemble des organisations de résistance, y compris celles liées au Parti Communiste Français, au sein du « Conseil National de la Résistance ». Cette politique amena à de Gaulle le soutien de la résistance intérieure.
            Certains nous diront que le PCF n’a certes pas mené une politique révolutionnaire, mais qu’il a au moins choisi le moindre mal, parce qu’il valait mieux de Gaulle que Pétain, parce qu’il valait mieux la domination américaine sur le monde que celle de l’Allemagne hitlérienne, et qu’il reste au moins de la « Libération » des « acquis sociaux ».
 Et c’est vrai que la « Libération », comme ils disent, ce fut le retour à la plupart des libertés démocratiques, et que pour des milliers de juifs, pour tous ceux qui défendaient des idées qui n’étaient pas celles du régime de Vichy, ce fut enfin la possibilité de vivre sans se dire chaque jour qu’ils ne seraient peut-être plus libres le lendemain.
Mais pour ceux qui voulaient défendre les intérêts des travailleurs, n’y avait-il pas un autre choix que cette question pipée : de Gaulle ou Pétain ?
Car la remise en selle de l’État français à laquelle le Parti Communiste Français participa, la reconstruction de cette armée qui permit à la bourgeoisie française d’être présente dans le camp des vainqueurs, ce fut aussi la possibilité donnée à cette même bourgeoisie, avec la bénédiction des mêmes politiciens dits de gauche, de poursuivre ses exactions coloniales.
Et où était-il le retour aux libertés démocratiques pour les milliers d’Algériens bombardés, mitraillés, fusillés, à Sétif en 1945 ? Pour les Malgaches dont les aspirations à la liberté furent sauvagement réprimées en 1947, pour les Indochinois qui durent supporter pendant des années une guerre commencée par les Leclerc, les Thierry d’Argenlieu, les de Lattre, les fameux « héros » français de la « croisade des démocraties contre le fascisme » ? Pour les peuples des ex-colonies françaises d’Afrique qui n’ont échangé après 1958 la dictature coloniale et le travail forcé que contre des dictatures autochtones mises en place sous la protection de l’armée française ?
      Quand à ces « acquis sociaux » de cette période 1944-47 dont le PCF tire tant de fiertés, ce n’était, dans le meilleur des cas, qu’une maigre compensation pour faire supporter aux travailleurs la continuation de l’exploitation, des bas salaires et des rations de misère - la Sécurité Sociale n’étant là que pour assurer le minimum de soins permettant de survivre, et le reste un déguisement « social » pour des mesures indispensables à la relance de l’économie capitaliste, comme les principales nationalisations de l’époque.
Alors oui, il y aurait eu pour un parti ouvrier en cette période terrible une autre politique à mener, une politique qui aurait appelé les travailleurs à se libérer, non seulement de l’occupation, mais du capitalisme. Une politique qui leur aurait appris à reconnaître leurs pires adversaires, ceux de leur propre pays, et à voir dans les ouvriers et les paysans sous l’uniforme de tous les pays, leurs frères de classe.
C’est un parti capable de mener une telle politique, quelles que soient les circonstances, fidèle aux principes de l’internationalisme prolétarien, qu’il nous faudra reconstruire, si nous voulons un jour échapper à ces hommes politiques de la bourgeoisie capables de passer sans état d’âme de la francisque à la rose au poing... et vice et versa s’il le fallait.


(D’après le texte de l’exposé du Cercle Léon Trotsky du 7.10.94., brochure n°63 : Texte intégral de l'exposé n°63 du 7 octobre 1994 : « De l’avant-guerre à l’après Seconde Guerre mondiale : La « Libération » et la continuité de l’État français ». In extenso sur : Lutte-Ouvriere.org)


Campagne pour la "Bataille du charbon"

Education : les mauvais comptes font les vrais ennemis

La Cour des Comptes et son président, le socialiste Didier Migaud, se font une spécialité : écrire des rapports au nom des « comptes » de la « Nation », qui préparent les attaques futures du gouvernement. Cette fois, c’est au tour de l’Éducation Nationale. Le rapport est un ramassis d’idées réactionnaires et fausses. Il n’y aurait pas de manque d’enseignants ni de moyens. Il suffirait en effet d’annualiser le temps de travail des enseignants, de leur faire enseigner plusieurs disciplines et de laisser les chefs d’établissement agir avec plus de « liberté ». Peillon y a vu « beaucoup de choses positives ». Raison de plus pour se méfier et pour préparer la riposte.

Fête de Lutte Ouvrière 2013 : un article extrait de Lutte Ouvrière, notre hebdomadaire, qui présente plein de photos cette semaine

Faire vivre nos idées et préparer l'avenir

Si le beau temps n'était pas au rendez-vous à la Fête de Lutte Ouvrière des 18, 19 et 20 mai, la fraternité et la bonne humeur étaient bien présentes parmi les participants. Malgré la pluie, la Fête a été un succès.
     Comme chaque année, cette Fête est l'occasion, dans une ambiance joyeuse et fraternelle, d'échanger des idées, de discuter des problèmes cruciaux qui se posent aux travailleurs face aux attaques du patronat et du gouvernement Hollande qui le sert. Elle a été cette année l'occasion de rencontrer et d'applaudir des ouvriers de l'usine PSA d'Aulnay racontant leur grève après quatre mois de lutte.
     Comme l'a rappelé Nathalie Arthaud lundi 20 mai, cette fête est aussi celle de nos camarades de Spark aux États-Unis, celle de tous nos camarades qui militent dans le cadre de l'Union Communiste Internationaliste, aux Antilles dites françaises, à Haïti, en Côte d'Ivoire, en Belgique, Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne, Italie, à la Réunion, en Turquie.

     Ce grand rassemblement a montré encore une fois que notre courant communiste révolutionnaire, qui regroupe ceux qui veulent en finir avec cette économie capitaliste, est bien vivant.

    Allocution de Nathalie Arthaud à la fête de Lutte Ouvrière 2013

FMI : Hollande la garde

« Nous ne demanderons pas son départ du FMI, même si elle est mise en examen... », aurait confié Hollande à propos de Christine Lagarde, actuellement entendue dans le cadre du règlement de l’affaire dite Tapie-Crédit Lyonnais auquel elle avait apporté la touche finale.
     En effet en 2008, Christine Lagarde, alors ministre dans le gouvernement Fillon, avait accepté de verser un chèque de 400 millions d’euros (dont un quart au titre du « préjudice moral subi » !) à Tapie pour mettre fin à un litige que ce dernier avait avec le Crédit Lyonnais. Cette décision douteuse de l’actuelle directrice du FMI est aujourd’hui contestée.
Mais semble-t-il, pour Hollande, refiler de l’argent à un patron affairiste ne représente pas un délit.

     Pendant ce temps, Tapie orchestre sa campagne de presse, et pleure : « Il me reste moins de 100 millions d’euros ». 100 millions d’euros ! 9000 années de SMIC ?

L'affairiste au petit pied mis en selle par Mitterrand qui en fit son ministre de la... banlieue. Tout un modèle !



Argenteuil : prochain conseil municipal

Lundi 24 juin
19 heures 30

jeudi 23 mai 2013

Education : contre les attaques, la lutte !


 La Cour des comptes vient de partir en guerre contre l’Ecole publique et les enseignants. Le journal patronal Les Echos a immédiatement transmis le message : « Ecole : la charge contre les 60 000 postes de Hollande ».
     Ces 60 000 postes ne font déjà pas l’affaire. C’est bien davantage de postes qu’il faudrait créer pour améliorer l’école des quartiers populaires, et dès maintenant.
     Mais cette école-là, la Cour des comptes, autre voix avisée des milieux du grand capitale, n’en a cure.
     Pour ces gens-là, il faut faire travailler davantage les enseignants comme il faut faire travailler plus tous les travailleurs.
     Retraites, conditions de travail et de vie, les personnels de l’Education nationale sont prévenus.

Robin des bois, d'accord, mais en préparant la lutte contre le capital


Ce matin, des militants du Front de gauche et de la CGT ont manifesté devant le centre de Sartrouville Erdf-Grdf, chargé d’un secteur où les coupures sont de plus en plus fréquentes. De 26 à 30 coupures sont programmées chaque jour pour des factures allant de 200 à 450 euros.

L’internationalisme : extrait de l’intervention de Nathalie Arthaud lors de la fête de Lutte Ouvrière à Presles (on peut la retrouver en entier en vidéo sur le site lutte-ouvrière.org)



travailleurs de tous les pays, mêmes exploiteurs, même combat

(...) Les damnés de l'exploitation capitaliste du Bangladesh, de Malaisie, d'Inde, de Thaïlande, du Vietnam, les millions d'esclaves des temps modernes éparpillés aux quatre coins du monde sont nos sœurs, nos frères de combat. Alors, sachons-le, tous ceux qui essaient de nous dresser les uns contre les autres, sous quelque forme que ce soit, sont nos ennemis !
Pour que l'immense force sociale qu'est le prolétariat international renverse la bourgeoisie pour mettre fin à l'exploitation, il doit être organisé, conscient de ses objectifs, de sa capacité à prendre la société en main et à la diriger.
     Tout au long de l'histoire du mouvement ouvrier, la conscience révolutionnaire s'est concrétisée à travers des Internationales, en même temps qu'à travers des partis. La Première puis la Seconde Internationale ont répandu parmi les travailleurs la conscience de faire partie d'une seule et même classe ouvrière, de vivre et de combattre pour une même cause. La Troisième Internationale, proclamée après la révolution russe, se considérait comme le parti mondial de la révolution communiste jusqu'à ce que la bureaucratie stalinienne la liquide, d'abord politiquement puis en la dissolvant purement et simplement.
      Un des pires dégâts du stalinisme dans les consciences est d'avoir inventé la notion de « socialisme dans un seul pays » et d'avoir enchaîné les partis communistes des différents pays derrière le nationalisme, c'est-à-dire derrière leur bourgeoisie nationale. Qui peut pourtant imaginer résoudre les problèmes au niveau national ? Qui peut penser résoudre les problèmes de l'économie, de l'environnement à l'échelle nationale ? La mondialisation, l'interdépendance des économies sont un fait !
(...) Alors, faire croire que la solution est le repli sur soi est une stupidité réactionnaire. Mais c'est une stupidité de plus en plus partagée, sous des variantes diverses, qui vont du nationalisme au protectionnisme en passant par la démondialisation...