jeudi 9 mai 2013

« Emplois d’avenir » : les patrons en demandaient… Ils les obtiennent !


Le ministre du Travail, Michel Sapin, s’est dit mardi « favorable » à « étendre plus qu’aujourd’hui au secteur privé » les emplois d’avenir, ces contrats censés être destinés aux jeunes pas ou peu qualifiés, dont l’État paye une partie du salaire. Dans le privé, cette part se monte à 35 % de la rémunération.
      La présidente du Medef, Laurence Parisot, avait exprimé, fin avril, cette revendication. Parisot en avait rêvé, le gouvernement Ayrault le réalise.

Slovénie : plan d’austérité


En Slovénie, ce petit État issu de l’éclatement de la Yougoslavie, le gouvernement prépare un plan d’austérité. D’après un quotidien slovène, un « impôt de crise » sur tous les salaires serait en préparation, ainsi qu’une taxation des biens immobiliers et une augmentation de la TVA. Le gouvernement va également « négocier » une baisse des salaires dans la fonction publique - après une première diminution de 8 % en 2012 ! - ainsi que l’extension du gel des retraites imposé l’an dernier.
     Austérité, chômage et misère, c’est le seul avenir que le capitalisme soit capable d’offrir aux peuples d’Europe. Il est vraiment urgent de changer ce système devenu complètement fou !




mercredi 8 mai 2013

Division du travail de régression, à toutes les échelles territoriales



Division du travail, à toutes les échelles territoriales
Le forfait améthyste gratuit ou semi-gratuit permet aux personnes reconnues handicapées de pouvoir se déplacer en utilisant les transports en commun. Depuis début avril, ce système est intégré dans la carte navigo.
     Mais dorénavant, pour l’obtention de cette carte gratuite ou semi gratuite, les postulants handicapés doivent verser une somme forfaitaire de 30 euros. Cette somme a été décidée par le Conseil général.
     30 euros, ce n’est peut-être rien pour un conseiller général. Mais c’est lourd pour des personnes à très faibles revenus. Tel est le cas de la plupart des personnes handicapées.
     Au gouvernement, le PS attaque la situation des classes populaires. La droite opère la même chose au niveau du conseil général.

Fête de Lutte Ouvrière : le programme du cinéma : films et documentaires. L'occasion de voir ce que vous avez raté




Le cinéma à la fête de Lutte Ouvrière
Il y a deux salles de cinéma sur la fête, qui projettent en continu une série de films et de documentaires récents. Comme tous les spectacles de la Fête, les séances sont comprises dans le prix de la carte d’entrée.
  • Barbara (Christian Petzold )
  • Le capital (Costa Gavras )
  • Les femmes du bus 678 (Mohamed Diab )
  • La Parade (Srdjan Dragojevic )
  • La part des anges (Ken Loach )
  • La petite Venise (Andréa Segre )
  • La Pirogue (Moussa Touré )
  • Margin Call (J.C. Chandor )
  • La Françafrique (documentaire de Patrick Benquet )
  • Camille redouble (Noemie Lvovsky )
  • A royal affair (Nikolaj Arcel )
  • 5 caméras brisées (Emad Burnat )
Une nocturne en plein air
Pendant la nuit du dimanche au lundi, si le temps le permet, il y aura une séance en plein air...

23h50 : Spartacus (Stanley Kubrick )
Le chapiteau Friedrich Engels

samedi 18 mai
11h00 : Nucléaire, la bombe humaine (Elsa Fayner )

13h00 : Poussière mortelle, le grand procès de l’amiante (Niccolo Bruna et Andrea Prandstrallet )

15h00 : Ce qu’ils savaient, les alliés face à la Shoah (Virginie Linhart )



17h30 : L’été froid de 1953 (Aleksandr Prochkine )
Ce film de fiction est sorti en 1988. L’action se déroule à l’été 1953 dans un petit village isolé de Sibérie. Staline est mort en mars de la même année et Beria a fait voter en mai une amnistie pour les « droit commun ». Dans les camps, comment la mort de Staline est-elle vécue ?

19h00 : La Françafrique (Patrick Benquet )

dimanche 19 mai



10h30 : Les suffragettes : ni paillassons, ni prostituées (Michèle Dominici )
En France, le droit de vote n’a été accordé aux femmes qu’en 1944. Bien après la Nouvelle-Zélande en 1893, la Finlande en 1906, les États-Unis (1920), l’Uruguay (1932), la Turquie (1934) ou la Grande-Bretagne (1938). Dans ce pays, la lutte des femmes pour obtenir ce droit fut particulièrement intense. Un demi-siècle de mobilisations, de vexations et de sanctions. Ce documentaire de Michèle Dominici revient sur ces années de combat des Anglaises pour parvenir à obtenir le droit de vote.

12h15 : Les nouveaux chiens de garde (Yannick Kergoat, Gilles Balbastre et Serge Halimi )

16h00 : Les pirogues des hautes terres (Olivier Langlois )
La grève des cheminots africains qui, en 1947, paralysa pendant cinq mois l’activité économique de l’Afrique-Occidentale française (A.-O.F.)

18h30 : La saga des Conti, au cœur d’une révolte ouvrière (Jérôme Palteau )

21h00 : Zambie, à qui profite le cuivre (Audrey Gallet et Alice Odiot )
 lundi 20 mai
11h00 : Profession Domestique (Julien Brygo )

13h00 : Goodyear : la mort en bout de chaîne (Mourad Laffitte )

16h00 : La bataille du Chili (Patricio Guzman )

18h30 : Nucléaire, la bombe humaine (Elsa Fayner )



Fête de Lutte Ouvrière : réservez votre place dans le car partant d'Argenteuil le dimanche

A Argenteuil, le dimanche 19 mai uniquement, un car fera l’aller-retour Argenteuil-Presles-entrée de la fête. Un seul aller-retour. Départ d’Argenteuil autour de 9 heures le matin. Départ de Presles à l’arrêt des cars pour le retour vers Argenteuil : 19 heures.
     Les arrêts du car le matin :
         - 9 heures : arrêt des bus place Chauvelot (face au marché de Joliot-Curie) ;
         - 9 heures 15 : arrêt à l’entrée de la mairie d’Argenteuil bd Léon Feix ;
         - 9 heures 25 : angle du bd Leclerc et de l’avenue Utrillo, Val-Sud, à côté du supermarché Simply.
     La car est gratuit, mais le nombre de places étant limité, il faut réserver auprès de Dominique.

mardi 7 mai 2013

PSA-Aulnay, la grève : un article du quotidien Métro en date du 7.05.13.


EMPLOI - Plusieurs dizaines de salariés de l'usine PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois en grève ont occupé mardi matin des locaux, à Paris, de la délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle.

Faire pression sur le gouvernement pour qu'il intervienne "sérieusement" dans le dossier de PSA-Aulnay. Alors qu'ils sont en grève depuis plus de trois mois mois, les salariés de l'usine Peugeot-PSA d'Aulnay-sous-Bois ont investi ce mardi matin les bureaux de la direction générale du Travail, dans le 14e arrondissement de Paris. Depuis plusieurs semaines, ils multiplient les actions-surprises de ce type.
Objectif : obtenir un texte de protocole de fin de conflit avec la direction. Les grévistes réclament notamment que PSA "efface l'ardoise" contre les salariés faisant l'objet de procédures disciplinaires et que les grévistes ne soient la cible d'"aucune discrimination" par la suite dans le déroulement du plan social prévu pour l'usine, vouée à la fermeture. Quatre salariés ont été licenciés et des procédures sont en cours pour trois autres, des délégués syndicaux.

Suppression de 11.200 emplois

Les grévistes réclament par ailleurs que l'ensemble des salariés, grévistes ou non, bénéficient de l'APLD (activité partielle de longue durée) déclenchée pour avril et mai à Aulnay.
Une délégation, composée notamment de représentants des syndicats CGT et CFDT, a été reçue dans la matinée par des responsables de la délégation générale à l'emploi. De son côté, le ministère du Travail a obtenu de PSA qu'il remette un texte mardi après-midi, "ce qui reste à voir", a commenté Jean-Pierre Mercier, délégué CGT à l'issue de la rencontre, mais aucune date de négociations n'a encore été fixée, selon cette source.
Le 30 avril, le comité d'entreprise de l'usine, qui emploie quelque 3.000 personnes, a entériné le plan de sauvegarde de l'emploi, prenant ainsi acte de sa propre fermeture. Celle-ci est programmée dans le cadre d'un vaste plan de restructuration qui entre mai 2012 et mai 2014 verra la suppression de plus de 11.200 emplois dans le groupe.

Après Paris, à Argenteuil, la démagogie réactionnaire dans la rue



La démagogie réactionnaire des beaux quartiers et des fils à papa dans la rue
Des milliers de personnes ont défilé à Paris et en province à l’appel du collectif « La manif pour tous » contre la loi autorisant le mariage aux homosexuels. Parmi ceux qui manifestaient, des politiciens de droite s’indignaient, il n’y a pas si longtemps, dénonçant les mobilisations contre la réforme des retraites : « ce n’est pas la rue qui doit faire la loi », clamaient-ils. 
     Si, la rue peut et doit faire la loi ! Mais pas la leur, celle des réacs de tous poils, qui rêvent de nous faire revenir au Moyen-Âge.

Ils prévoient de venir vendredi  narguer la banlieue ouvrière

Le même collectif prévoit de manifester ce vendredi 10 mai sur Argenteuil.
     Derrière les religieux de toutes obédiences, adversaires du « mariage pour tous », tels qu’ils apparaissent –seuls- sur l’appel à manifester, en embuscade, il y a la mobilisation de tous les réactionnaires de droite et d’extrême-droite.
       Avec d’importants moyens matériels, ces gens-là venus d’ailleurs pour l’essentiel, ont choisi Argenteuil, ville de tradition ouvrière, qu’ils traverseront pour venir parader.
      Ce sont des ennemis déterminés des travailleurs qu’ils aimeraient voir totalement mis au pas.

     Bien évidemment, je tiendrai à ce moment-là, comme chaque vendredi soir, ma permanence de 17 heures 15 à 18 heures 15, devant « chez Paul », au carrefour Gabriel Péri-Paul Vaillant Couturier. L’occasion de discuter de la situation politique et sociale et de tous les dangers qu’elle recèle.

Ayrault prépare des privatisations


Dans la même interview sur TF1, Ayrault a déclaré que le gouvernement envisageait de réduire la participation de l’État dans le capital « d’un certain nombre d’entreprises publiques ». Ces dernières semaines, l’État a déjà cédé une partie des actions qui lui appartenaient dans le capital de l’équipementier aéronautique Safran et dans le capital du groupe EADS. Cette vente va faire la joie d’un certain nombre de capitalistes qui lorgnent sur les profits réalisés par ces entreprises.
     Mais pour Ayrault, parler de privatisations, ce serait de la « propagande »…