samedi 23 mars 2013

"Affaire Sarkozy" :Une leçon à tirer


« Dans » l’affaire Sarkozy, les éléments de l’accusation viennent d’un enregistrement effectué par le majordome de Liliane Bettencourt. Après que le système des enveloppes avait été révélé par sa comptable, il a agi sans doute dans le cadre de règlements de comptes familiaux et/ou politiques un peu crapoteux.
      Sans vouloir trop généraliser, et à une toute autre échelle, si les « petits » commençaient à mettre leur nez dans les affaires de leurs patrons, il y a des abus auxquels on pourrait mettre le holà.

vendredi 22 mars 2013

Laïcité ? Un défenseur à la manière d’un « cheval de Troie »


M. Métézeau est annoncé à la soirée « laïcité » organisée par le PCF ce soir dont nous faisons état ci-dessous. Selon Le Parisien. On n’ose imaginer que le PCF l’ait invité.
     Ce monsieur a peut-être voté contre, et vraiment, selon nous, pas pour les mêmes raisons que les nôtres, sur le « Conseil des cultes », mais le partenariat, dans les faits bien plus grave, puisqu’il doit conduire à la construction d’un lycée privé catholique sur Argenteuil, l’a été par lui. Il n’y avait alors que deux voix, deux seules voix contre, celles des deux élus Lutte Ouvrière.
     Alors la laïcité privée et catholique de ce monsieur est aux antipodes de notre conception de la laïcité de l’utilisation de nos impôts.

Laïcité : au-delà des priorités de l’heure, un combat toujours d’actualité, en tout cas la laïcité-version mouvement communiste


Le PCF-Argenteuil m’a invité à intervenir à sa réunion de ce soir sur la « laïcité ». C’est bien volontiers que Lutte Ouvrière y aurait participé si nous n’étions ailleurs, à la soirée « Maurice Audin » à l’auditorium de l’hôtel de ville. A défaut, nous avons envoyé aux organisateurs le message ci-dessous qu’ils se sont engagés à lire à l’assistance. Le voici. D.M.

Dominique MARIETTE
2 Rue Rouquès
95100 Argenteuil
06.99.49.98.64.
MDommarie@aol.com                                              Argenteuil, le 20.03.13.
Chers camarades,
Ne pouvant participer à votre réunion, mais tenant à répondre favorablement à votre invitation, c’est bien volontiers qu’au nom des conseillers municipaux Lutte Ouvrière d’Argenteuil, Patrice CRUNIL et moi-même, je vous envoie ce message qui résume notre position sur la question des rapports entre une commune et les confessions religieuses.
     A l’heure où les multiples attaques contre le monde du travail exigeraient la concentration de tous les efforts du mouvement ouvrier pour y répondre, nous voilà obligés de réaffirmer des principes anciens. Les affaires religieuses qui relèvent des convictions et des choix privés doivent être totalement séparées des décisions publiques dont l’objet est de régler les affaires de tous, les affaires publiques, au-delà des convictions de chacun.
     C’est pourquoi lors du conseil municipal d’octobre, les deux élus Lutte Ouvrière ont voté résolument contre la perspective d’un partenariat entre la Ville et l’enseignement catholique conduisant à la construction d’un lycée privé au Val-Sud. C’est pourquoi, lors du conseil de décembre, ils ont voté résolument contre la création d’un conseil des cultes sous l’égide de la municipalité et d’une « journée de la spiritualité ».
     Je ne rappellerai pas in extenso nos interventions sur ces deux sujets. Elles sont disponibles sur notre blog « lo argenteuil blog » aux périodes considérées.
     Je ne citerai ici que deux extraits de ces interventions.
     Dans celle qui expliquait notre refus du partenariat conduisant à la construction d’un lycée catholique, nous disions :
     « Nous récusons ce partenariat, et la vente de terrains propriété communale à la fin de favoriser le développement de l’enseignement privé. Par un biais ou par un autre, il s’agit de subventionner l’enseignement privé, et pour nous, il n’est pas question d’accepter que des fonds publics servent une fois de plus le privé.
     L’argent public doit aller aux services publics et pas à des établissements d’enseignement confessionnel –cela, quelle que soit la confession- qui sélectionne les enfants en faisant payer leurs services alors que l’Education nationale est tenue, elle, d’accueillir tous les jeunes, sans exception, sans exclusive, quel que soit leur milieu social. A l’heure actuelle et je suis bien placé pour le savoir, l’enseignement public manque désespérément de moyens : en personnel enseignant, en personnel médical, de surveillance des jeunes, etc. Il manque également de moyens matériels. Et on voudrait que nous acceptions de favoriser, peu ou prou, et de financer, ne serait-ce qu’indirectement, des établissements privés ?... Nous ajoutions :
     « Pendant longtemps, le mouvement socialiste a milité pour la défense de l’école publique et contre toutes les mesures aggravant les difficultés de l’enseignement public. Pour nous, cela reste toujours un combat d’actualité. L’école financée avec les deniers publics, c’est l’école publique, obligatoire et ouverte à tous. Si l’église catholique souhaite ouvrir une école, elle en a les moyens, qu’elle s’adresse à ses adeptes pour la réaliser et la financer de bout en bout. Il n’y a aucune raison, en revanche, que la collectivité favorise ses projets, de près ou de loin… »

     Sur le « conseil des cultes » et la « journée de la spiritualité », nous disions :
« …   Pour notre part, si  nous respectons toutes les personnes et la liberté de conscience de chacun, nous combattons toutes les idées religieuses, quelles qu’elles soient, comme réactionnaires. Nous sommes opposés à tout détournement d’un sou d’argent public au profit de quelque institution religieuse que ce soit. Surtout dans la période de crise que nous vivons… »,  et nous ajoutions :
         « …Que les fidèles financent donc de leurs deniers la création des lieux dans lesquels ils veulent se retrouver, si ceux dont ils disposent aujourd’hui ne leur paraissent pas satisfaisants. Quant à avoir des relations entre eux, ce n’est quand même pas à la municipalité de les organiser ! ».

        Voilà nos positions qui sont les positions traditionnelles du mouvement communistes dont nous nous réclamons.
      Recevez chers camarades, au nom de Patrice CRUNIL et de moi-même, l’expression de nos meilleures salutations communistes,

                                                                          Dominique MARIETTE



                                                                           

Sarkozy mis en examen pour une sorte de « racket »… comme un petit délinquant


Sarkozy vient d’être mis en examen pour « abus de faiblesse » dans l’affaire Bettencourt. On a beau servir au mieux les intérêts du grand capital, celui-ci n’a pas toujours la reconnaissance du ventre, la preuve.
     Mais cela nous fait penser à un autre mis en examen pour « abus de faiblesse », et même condamné pour cela, c’est la maire de Sannois, qui fut par ailleurs membre de la commission de contrôle dans le duel Fillon-Copé.
      Un drôle de petit monde !
       Anciens, méfiez-vous quand un UMP rôde non loin de vous.

jeudi 21 mars 2013

Maurice Audin : "une vie brève", demain soirée avec Michèle Audin

Michèle Audin, la fille de Maurice Audin, viendra parler demain vendredi soir de son livre "Une vie brève". Une vie brève, c'est celle de son père Maurice Audin, qui a disparu lorsqu'elle avait trois ans et demi et dont elle part à la recherche dans ce récit. Avant l'entretien et la dédicace, l'historienne Sylvie Thénault reviendra sur l'"affaire Audin". 
    Maurice Audin, militant du Parti Communiste Algérien, fut arrêté en juin 1957 lors de la bataille d'Alger. Il fut torturé. L'armée française maquilla sa liquidation en tentative de fuite. L'Etat français n'a jamais reconnu son forfait, emblématique de tant d'autres. Il avait 25 ans.

Demain vendredi 22 mars
à 18 heures 30
Auditorium de la mairie d'Argenteuil

Impöts des riches : vous avez dit 75% ?



Après le Conseil constitutionnel, c’est le Conseil d’Etat qui s’apprêterait à retoquer la taxe de 75% sur les très hauts revenus que le gouvernement dit vouloir instaurer. Cette mesure était symbolique, mais il est significatif que deux institutions non élues aient ainsi le pouvoir de les renvoyer aux oubliettes.
     La « démocratie » dont on nous rebat les oreilles, en réalité c’est « cause toujours... tant que tu ne touches pas aux riches ».

Si la taxe à 75% a été rejetée, c’est au motif qu’elle serait « confiscatoire » : tout impôt rentrant dans cette catégorie est considéré comme anticonstitutionnel, et donc illégal.
    Ainsi, prendre à des multimillionnaires, de plus à titre temporaire, 75 % de revenus dont ils ne savent déjà que faire, est « confiscatoire ».
     Mais mettre un salarié à la porte en le privant de moyens de vivre, l’expulser du logement qu’il ne peut plus payer, cela, ce n’est pas « confiscatoire ». C’est l’exercice normal de la « liberté économique »... protégée comme le saint des saints par toutes les institutions et les lois de cette République.

Joliot-Curie : mémoire d'un combat, espoirs


Nous avons découvert avec bonheur que Le mag municipal était consacré ce mois à Orgemont, et donc en partie à la cité Joliot-Curie. Il y manque néanmoins quelques éléments essentiels d’ « histoire récente ».
     Celle-ci est toujours debout. Elle l’est, car dès que les « rumeurs » avertissant qu’un mauvais coup à l’encontre de cette cité populaire était en préparation par la municipalité de droite de l’époque, des militants Lutte Ouvrière dont moi-même initièrent un Comité de défense. Celui-ci mena un combat difficile. Les soutiens furent rares au début. Je pense à celui d’Alima Boumédienne, alors sénatrice de Paris. L’Amicale des Locataires et la CNL rejoignirent notre combat.
     Ce combat fut difficile, mais nous savions que le soutien moral de l’énorme majorité des habitants lui était acquis. Nous pûmes le mesurer lorsque nous obtînmes plus de 85% de signatures de locataires de Joliot à notre pétition de refus de la démolition.
     Ensuite nous obtînmes le soutien du futur maire actuel d’Argenteuil, Philippe Doucet. C’est un fait qui, à Argenteuil, facilita que nous nous retrouvions, Patrice Crunil et moi-même sur la liste PS-PCF-Lutte Ouvrière. La défaite de la municipalité sortante UMP se décida en partie dans le bureau de vote de la cité Joliot-Curie. Et la nouvelle municipalité et son maire permirent que Joliot fut sauvée, et que ses habitants soient respectés.
     Ce matin, j’ai constaté que des échafaudages commençaient à être installés pour la rénovation de la façade rue Rouqués.
     Joliot est toujours debout. Nous espérons qu’elle connaisse une nouvelle jeunesse. Et que dans les combats du monde ouvrier touché par les difficultés, comme au temps de la « défense de la cité », les locataires qui sont tous de ce monde, trouvent leur place dans les futures luttes nécessaires.   D. M.


Lutte Ouvrière présent au rassemblement de Bezons


Nous étions plusieurs militants de Lutte Ouvrière présents, avant le conseil municipal de la commune, lors du rassemblement de soutien au maire de Bezons, Dominique Lesparre, mis en cause pour la solidarité de la municipalité de la ville avec la cause palestinienne. Présents et  heureux de l’être, aux côté de militants du PCF pour l’essentiel.
     Nous pouvons, de loin, discuter quelle politique pour les peuples de la région permettra de sortir de l’impasse sanglante dans lesquels ils se trouvent depuis des décennies. Mais entre le terrorisme d’un Etat oppresseur, et les moyens parfois dérisoires de résistance aujourd’hui utilisés par des militants palestiniens, notre solidarité va au camp des opprimés et à ceux qui le soutiennent, pas à celui des oppresseurs,