mardi 19 mars 2013

CGT : appel à une nouvelle journée d’action bien nécessaire


En congrès confédéral à Toulouse, la CGT  vient d’appeler à une nouvelle journée d’action contre l’accord sur l’emploi dans la semaine du 2 au 5 avril pour dénoncer l’  « accord » contre les travailleurs que le gouvernement s'apprête à faire voter prochainement par le parlement.
     C’est évident que nous devons nous retrouver dans la rue. Le mieux aurait été que dès le lendemain de la journée de grève et de manifestation du 5 mars, cette nouvelle journée, participant d’un plan d’action ait été mise rapidement dans les têtes. Car la question est de hausser cette action, pour créer le rapport des forces qui fera reculer le Médef et ses alliés pseudo-« syndicaux » et gouvernementaux.
     Préparons cette nouvelle journée nécessaire.

lundi 18 mars 2013

PSA-Aulnay : la solidarité financière toujours nécessaire pour soutenir les grévistes

Les grévistes d'Aulnay en grève continuent à avoir besoin de notre soutien, je dirais même plus que jamais. C'est grâce à la solidarité qu'ils ont pu bénéficier, chacun, fin février, d'une  somme non négligeable, sous le contrôle de tous et du Comité de grève soutenu par la CGT, SUD et la CFDT, bien sûr loin de leur paye habituelle.
     Sur Argenteuil, il y a eu le déblocage municipal d'une aide collective. C'était la moindre des choses envers des administrés en difficulté. C'est dans ce cas-là, pour des administrés qui défendent leur avenir, ce pourrait l'être pour bien d'autres raisons et difficultés.
     Mais après cette aide globale, ce serait tout du côté de la municipalité. Et pourtant la grève continue.
    Alors, lorsque les travailleurs sont seuls  face à l'adversité, la solidarité des travailleurs doit continuer à se réaliser. Pour les jours qui viennent nous faisons, sur la localité appel à celle-ci.
     Pour soutenir financièrement les grévistes d'Aulnay, on peut nous envoyer un chèque libellé à l'ordre de : Soutien aux salariés de l'automobile du 93
                                                                               Dominique Mariette
                                                                                2 rue Rouquès
                                                                                95100 ARGENTEUIL

Editorial des bulletins Lutte Ouvrière du lundi 18 mars 2013



Retraites, austérité : Hollande ou Sarkozy, c’est du pareil au même

Le gouvernement Hollande-Ayrault prépare une nouvelle réforme des retraites qui va aggraver celle imposée en 2010 par Sarkozy. Rien n’est encore officiel mais il s’apprête à allonger la durée de cotisation ou à augmenter les cotisations des salariés ou à reporter l’âge de départ à la retraite. Et comme il ne veut pas aller chercher l’argent dans les coffres-forts de la bourgeoisie, il pourrait bien faire les trois à la fois.
     Cette réforme pourrait aussi attaquer le niveau de vie des retraités. Depuis que le patronat et quelques syndicats se sont mis d’accord pour que les retraites complémentaires n’augmentent plus au même rythme que l’inflation, imposant ainsi une baisse du pouvoir d’achat des retraités, la chose n’est plus taboue. Le gouvernement pourrait s’appuyer sur ce précédent pour imposer la même chose aux pensions de base.
     Le temps où le PS manifestait contre les reculs imposés par la droite et contre la retraite à 62 ans est révolu ! Les promesses de Hollande de revenir sur cette réforme sont bel et bien enterrées ! Le gouvernement a fait quelques gestes envers ceux qui ont eu une activité professionnelle longue ou pénible, c’est-à-dire à une minorité. Mais ce n’était que pour mieux faire reculer l’immense majorité des retraités.
     Comme Sarkozy en son temps, Hollande parle de « choix courageux », d’« efforts partagés ». Ce sont, mot pour mot, les mêmes mensonges, les mêmes poncifs selon lesquels « puisque l’on vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps », « les actifs étant de moins en moins nombreux par rapport aux retraités, le système est intenable »…
     Comme Sarkozy, Hollande prétend « sauver le régime de retraite », mais il le démolit. Tous ceux qui nous expliquent qu’il faut travailler jusqu’à 63, 64, voire 67 ans ou cotiser 42, 43 ans, savent que c’est inaccessible au plus grand nombre.
     C’est impossible pour la quasi-totalité des femmes, contraintes de s’arrêter pour élever leurs enfants ou forcées d’enchaîner des contrats précaires. C’est impossible pour les travailleurs cassés par le travail bien avant l’âge de la retraite.
     Les réformes des retraites qui se succèdent depuis 30 ans n’ont pas eu pour but de sauver le système de retraite, elles n’ont fait que baisser le montant des pensions et diminuer les droits de chaque travailleur à la retraite.
     On n’a pas fini d’entendre parler du « gouffre des retraites ». Mais 20 milliards de déficit de la caisse de retraite prévus en 2020, c’est autant que les 20 milliards que le gouvernement offre en cadeau, chaque année, au patronat au nom de la compétitivité. Et à l’entendre, cela ne pose pas de problème.
    Alors, la question n’est pas le montant des déficits, mais de choisir à qui l’on donne la priorité : aux affaires de la bourgeoisie ou à la vie des travailleurs ? Aux profits des entreprises ou à l’emploi, aux salaires et aux retraites ?
     Plutôt que de forcer les salariés à travailler jusqu’à 65 ou 67 ans, il faudrait embaucher les chômeurs. Peut-on accepter que les anciens s’usent la santé sur les chaînes de montage ou sur les chantiers alors que leurs enfants sont condamnés au chômage ? Il n’y a pas de société plus aberrante et plus stupide que celle-ci !
      Il y a dix mois, la majorité des travailleurs a voté pour Hollande pensant que « cela ne pouvait pas être pire qu’avec Sarkozy ». Eh bien si, c’est pire ! Cela ne tient pas à la personnalité de Hollande, mais à la crise qui se poursuit et qui rend le patronat de plus en plus agressif contre les travailleurs.
     Le patronat, surtout le grand, veut profiter de la pression du chômage pour revenir sur les conditions de travail, sur les salaires, sur la durée de travail, sur les effectifs. Au nom de la compétitivité, il ne veut plus payer pour les caisses du chômage, de l’assurance maladie ou des retraites.
    Il exige rabais sur rabais, exonération sur exonération, et le gouvernement s’exécute. Que ce soit sur les retraites, sur la TVA, sur la compétitivité, sur l’austérité, Hollande a repris et applique le programme de la droite et du patronat.
     Les dirigeants socialistes veulent démontrer à la bourgeoisie que, pour faire avaler des couleuvres aux travailleurs, rien ne vaut un gouvernement « de gauche ». Eh bien, la couleuvre est loin d’être avalée ! Ce n’est pas parce que le gouvernement se dit de gauche que les travailleurs sont prêts à tout accepter.
    Oui, Hollande finira par soulever la colère des travailleurs, comme Sarkozy avait fini par la soulever lors de sa réforme des retraites ! Et cette fois, il faudra créer le rapport de forces pour faire reculer le grand patronat et le gouvernement.

Persépolis censuré…dans des écoles américaines


La bande dessinée qui raconte l’Iran du shah, la révolution iranienne de 1979, et le pouvoir islamique des années 80 à travers le regard d’une jeune fille était interdite en Iran, puis en Tunisie.
     Ce mois-ci c’est un groupe d’écoles de Chicago qui l’a écarté des bibliothèques, prétendument à cause de scènes de torture pouvant choquer les jeunes. Ils sont choqués par les images. Il vaudrait mieux qu’ils soient choqués par la torture, et ceux qui la pratiquent.

Chypre : racket sur les économies des travailleurs

Après avoir spéculé intensément, les banques chypriotes sont au bord des faillites. Et pour les renflouer, le gouvernement de Chypre, le FMI et l’Union européenne se tournent vers... la population qui a découvert qu’on allait prélever une taxe de 6,75 % sur tous les comptes bancaires. Les manifestations de rue ont immédiatement débuté contre ce racket.
     Selon le ministre des finances chypriote, « on a évité des coupes dans les salaires et les retraites ». Mensonge, puisque ce prélèvement sera une ponction légale sur les économies, entre autre, des salariés et des retraités. Et si une taxe de 9,9 % est prévue pour les plus gros comptes, ils sauront y échapper. Les affairistes, russes ou autres, sont habitués à passer par les banques chypriotes pour blanchir leurs milliards. Faisons leur confiance dans ce domaine.
      Nul devoir ne s’impose aux riches, dit l’Internationale. On le vérifie chaque jour.

CAF : c’est plutôt la CATA


Les Caisses d’Allocations Familiales n’ont plus les effectifs suffisants pour faire face  aux dossiers et donc pour verser les allocations familiales nécessaires aux familles. C’est catastrophique pour les familles en difficulté qui en ont le plus besoin pour leurs enfants.
      Il y aurait des jours et des jours de retard dans le traitement des dossiers. Le Val d’Oise aurait, à l’échelle du pays, le sombre record en la matière : près de 20 jours de retard.
      Il faut que la situation soit bien catastrophique pour que le Conseil d’Administration qui doit rencontrer le ministre de tutelle lance un cri d’alarme.
     Il faut des moyens, il faut des embauches. C’est vital pour les classes populaires.

Semaine de quatre jours et demi : une décision pas connue pour Argenteuil à ce jour


Le journal Le Parisien consacre dans sa livraison du jour une page, dans la  partie nationale du quotidien, sur la réforme Peillon concernant l'organisation de la semaine scolaire. Il titre « La semaine de quatre jours et demi en ordre dispersé ». Une carte illustre ce propos. Selon les villes ladite réforme très contestée devrait être mise en place dès la rentrée 2013 ou lors de la suivante en 2014.
     Pour ce qui est d’Argenteuil, ce serait, selon Le Parisien, en 2014.

     Nous savons qu'il n'a pas pu obtenir ce genre d'information qui concerne la commune.
      Pris en flagrant délit de non-fiabilité sur un sujet pourtant aussi épineux ?
     Dommage pour un organe qui se veut vecteur d'information.

grève PSA-Aulnay : un communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay


Rassemblement des salariés devant le siège parisien de PSA à l’occasion du CCE du 18 mars


Communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay
15/03/2013
Dans leur 9ème semaine de grève (depuis le 16 janvier), les salariés de PSA Aulnay se mobilisent à l’occasion de la réunion extraordinaire du CCE à Paris (début de la réunion à 13h30).
Le point essentiel de l’ordre du jour de la réunion est l’information/consultation des élus du CCE sur le projet d’accord concernant les mesures d’accompagnement suite à la fermeture de l’usine d’Aulnay et des 1 400 licenciements de Rennes.
Ce projet d’accord est très majoritairement rejeté par les salariés de PSA Aulnay, en grève ou non. Des salariés de l’usine ont pris l’initiative de faire circuler une pétition refusant ce projet d’accord et demandant l’ouverture de nouvelles négociations. Cette pétition est en ce moment en train de recueillir des centaines de signatures, bien au-delà des 300 salariés en grève. 
Même si la direction a fait quelques concessions à partir du moment où la grève a démarré à Aulnay, il n’en reste pas moins que ce projet d’accord reste très loin du compte et ne garantit absolument pas que les salariés ne se retrouvent pas à Pôle Emploi. C’est pour cette raison essentielle que la grève continue à Aulnay, paralysant encore totalement la production. 
En réalité ce projet d’accord est un accord de renoncement et prépare des milliers de licenciements.
Les revendications des salariés n’ont pas bougé : Un CDI pour tous et une pré-retraite dès 55 ans.
Par un vote au CCE, la direction de PSA espère une nouvelle fois entériner un accord majoritairement rejeté par les salariés. Mais la direction pourra faire voter et revoter autant de fois qu’elle voudra son accord de la honte, elle n’en fera pas pour autant un bon accord accepté par les salariés. 
Pour la CGT, c’est aux salariés et à eux seuls de se prononcer sur leur avenir.
Départ de l’usine d’Aulnay à midi pour se rendre en RER
Rassemblement à partir de 13h30 devant le siège parisien
Jean-Pierre Mercier
DS CGT PSA Aulnay et DS Central adjoint CGT du groupe