Une très intéressante exposition a lieu jusqu'au 21 mars dans l'agora de la mairie d'Argenteuil : "Paris en guerre d'Algérie". Elle porte sur la période 1953-1965 et sur le département de la Seine : situation difficile des travailleurs algériens appelés en métropole par le plein emploi ; vie quotidienne de ces travailleurs ; la répression coloniale à leur encontre ; les rivalités entre les courants nationalistes ; la politique ambigüe du PCF ; les solidarités militantes franco-algériennes ; la politique de De Gaulle ; les accords d'Evian qui ouvrent une nouvelle ère... mais la vie difficile des travailleurs algériens en France qui perdure. Pour ceux que cela intéresse, je fais du lundi au vendredi, une permanence à cette exposition qui permet de connaître et de se poser de nombreuses questions.
dimanche 10 mars 2013
PSA-Aulnay :Vive le soutien des collectivités locales aux grévistes !
Selon
le bien nommé journal Capital, et un de ses rédacteurs, M. Gingembre, ill
paraît que des habitants de Drancy, Bobigny,
d’Ivry-sur-Seine, du Blanc-Mesnil, de Gonesse, de Saint-Ouen, de Sevran, de
Villepinte, d’Argenteuil, de Bagnolet ou de Livry-Gargan s’apprêtent à demander l'annulation de délibérations
municipales ayant débloqué des aides à des fonds de soutien aux travailleurs d’Aulnay
qui se battent pour garder leur emploi. Il paraît que cela « contredirait
la neutralité de l’action publique.
Tiens, des « habitants » !
De drôle d’habitants que l’on soupçonne d’être plutôt un tantinet partisans de partis ouvertement
ennemis des travailleurs.
Quant à la « neutralité » de l’action
publique, à d’autres !
On ne peut que se féliciter que des élus
aient fait ce geste envers leurs administrés en difficulté. Si cela est être
partisan, alors que dire des marchés publics de ces collectivités qui
représentent une part non négligeable du
chiffre d’affaires des grandes entreprises. Mais pour les « habitants »
qui n’aiment pas les grévistes, cet aspect-là des décisions des collectivités
locales est à ce que l’on sache tout à
fait normal et ne mérite surtout pas que l’on se lance dans la chicane.
Journée internationale des femmes : suite de l'article de Lutte Ouvrière du 5 mars 2010 sur le centièrme anniversaire de la création de cette journée par l'Internationale Ouvrière
LA REVOLUTION RUSSE
Le « féminisme ouvrier » s'était répandu parmi
les ouvrières russes qui, dès 1913, organisaient clandestinement des réunions
pour célébrer la journée de la femme et discuter de la révolution, du
socialisme et de l'émancipation des femmes. En 1917, à l'occasion de cette
journée - en février suivant le calendrier russe - les ouvrières de Petrograd
se mirent en grève et manifestèrent pour le pain, la paix et le retour des
hommes du front. Elles entraînèrent à leur suite l'ensemble des travailleurs
dans un mouvement qui déboucha, à travers deux révolutions, sur la victoire
d'Octobre.
Le
régime issu de la révolution russe fut le premier non seulement à instituer
l'égalité complète entre les hommes et les femmes sur tous les plans, mais à
mettre en avant une politique active et concrète pour que la loi s'applique
dans la réalité. L'État ouvrier ouvrit des crèches, des restaurants
communautaires, fit construire des immeubles équipés de cuisines et de
buanderies collectives, favorisa l'éducation des femmes, de l'école élémentaire
à l'université. Dès les années 1920, des femmes russes étaient médecins,
ingénieurs, commissaires politiques aux armées et, évidemment, ministres. Et
c'est par décision du Conseil des commissaires du peuple, présidé par Lénine,
que la journée internationale des femmes fut placée précisément le 8 mars, pour
commémorer l'action des ouvrières de Petrograd.
Cette
date, devenue une institution dans ce qui était le Bloc de l'Est, fut reprise
en 1977 par l'ONU, puis par la plupart des pays.(à suivre)
![]() |
| Manifestation des femmes à Pétrograd le 8 mars 1917 |
samedi 9 mars 2013
Ni démocratique ni sociale : non à l'accord anti-démocratique et anti-social
Certains
au PS s’apprêtent à voter l’accord dit « Ani » sous prétexte de « démocratie
sociale », un grand mot creux de F. Hollande durant sa campagne. Mais cet
accord n’est ni démocratique ni social.
Il exprime la dictature du Médef, fer de
lance du patronat, qui a trouvé des plumes «syndicales » pour coopérer .
Il dégrade considérablement les droits des travailleurs.
Mais cette affaire n’est pas
seulement une affaire lexicale. Sûr que si, demain, la mobilisation se
développait, la démocratie de l’action ouvrière ferait comprendre bien des
choses à ces députés qui veulent comprendre aujourd’hui seulement ce qu’ils
veulent bien comprendre.
Val d’Oise
L’égalité loin d’être conquise
Le
« mois pour l’égalité hommes-femmes » vient d’être lancé dans le
Val d’Oise ce vendredi 8 mars. Il s’achèvera par un colloque sur la question à…
l’Essec.
Pourquoi pas à l’université de
Cergy-Pontoise par exemple qui, sur le plan de l’égalité, serait un symbole
bien plus fort.
L’Essec qui bénéficie à quelques lycéens
des quartiers populaires, mais cela, dans les faits, comme une initiative si marginale par rapport
à la nature de l’école.
Le prestige bien davantage, l’élite, et un
prestige qui se paie, mais tout cela si loin de l’égalite.
Vive la grève des salariés du fret
Air France à Roissy.
Troisième
semaine de grève et les grévistes ne cèdent pas.
8 mars : et après...
Journée internationale des femmes : une
création du mouvement ouvrier. Suite de l’article de mars 2010 sur le centième
anniversaire de cette Journée
LE FEMINISME OUVRIER
Les
féministes des classes bourgeoises se battaient à l'époque, à juste titre, pour
que les femmes obtiennent le droit de vote, ne soient plus sous la tutelle de
leur mari et accèdent aux professions réservées aux hommes de leur milieu :
médecin, avocat, professeur d'université, etc. Mais les femmes prolétaires
avaient encore bien d'autres revendications à faire valoir : la hausse des
salaires, ne serait-ce que pour éviter à une partie des jeunes filles ouvrières
de devoir se prostituer, et à toutes d'être obligées de se soumettre à leur
époux ; la protection des femmes enceintes et des accouchées, pour qu'elles ne
soient pas purement et simplement renvoyées de leurs usines ; le droit à
l'éducation et à la formation professionnelle, jusque-là réservées aux hommes ;
la fin de l'esclavage ménager et de la double journée de travail, à l'usine
puis au foyer. Pour faire aboutir cette dernière revendication, les socialistes
comptaient sur le progrès technique, la collectivisation des tâches ménagères
et l'éducation des hommes.
Lier l'émancipation de la femme au
socialisme, tenter d'organiser le prolétariat féminin, lui proposer des cercles
d'éducation traitant de tous les sujets, faire entrer des ouvrières dans les
syndicats et les partis socialistes, y compris aux postes dirigeants, combattre
sans relâche les préjugés sexistes dans la classe ouvrière, ainsi s'entendait
le « féminisme ouvrier ». Il constituait alors la doctrine, l'attitude générale
du mouvement socialiste, et résultait en grande partie de l'activité de
militantes comme Clara Zetkin. Ces féministes ne traitaient pas du « problème
féminin », terme qu'elles récusaient, mais de la situation et des revendications
des femmes prolétaires et ce, dans la perspective de la révolution socialiste.
En 1914, alors que les dirigeants de la
plupart des partis socialistes trahissaient l'internationalisme et appuyaient
l'effort de guerre de leur propre bourgeoisie, Clara Zetkin lançait, au nom des
femmes socialistes, un appel aux femmes de la classe ouvrière, leur enjoignant
de rester fidèles à l'internationalisme et d'être les dépositaires de l'idéal
socialiste. Et en effet, ce furent les femmes de la classe ouvrière qui relevèrent
les premières le drapeau, en manifestant dès 1915 à Berlin et en se mettant en
grève en Russie en février 1917. (à suivre)
![]() |
| Inès Armand |
![]() |
| Nadejna Kroupskaïa |
![]() |
| Natalia Sedova |
28%
de moins : tel est l’écart, d’après l’INSEE, entre les salaires des femmes
et celui des hommes dans le secteur privé. C’est dû au fait qu’à travail égal,
les femmes gagnent moins que les hommes, qu’elles occupent globalement des
emplois moins qualifiés et qu’elles subissent davantage le temps partiel imposé
par les employeurs.
Et ce n’est certainement pas près de
changer, puisque depuis des décennies, quel que soit le gouvernement en place,
il n’y a eu que des déclarations et guère plus. Sur ce terrain comme sur les
autres, dès lors qu’il s’agirait d’imposer quelque chose aux patrons, le
gouvernement actuel est, lui aussi, aux abonnés absents.
Aujourd’hui, lorsque la
société recule pour les plus pauvres, avec elle recule pour eux le mirage de l’égalité,
qu’elle soit des sexes, qu’elle soit sociale
vendredi 8 mars 2013
Grand Paris, grosse arnaque
Sous
prétexte de financer les travaux du « Grand Paris » (des dizaines de
kilomètres de voies ferrées et la construction de nouvelles gares), le
gouvernement a déclaré vouloir augmenter les amendes de stationnement de 17 à
35 euros, et pas seulement en région parisienne.
Encore une fois, la population sera mise
à contribution, de la manière la plus injuste qui soit puisque l’amende est la
même quel que soit le revenu de l’automobiliste. Le parking payant représente
un véritable racket, qui vient en sus des impôts locaux, censés servir en
partie à l’entretien des voies publiques.
En fait, le gouvernement trouve là un
nouveau moyen de faire fonctionner la pompe à fric toujours dans le même sens,
alors que ces travaux vont enrichir de dizaines de milliards d’argent public
les entreprises du BTP comme Bouygues, Eiffage et Cie.
Goodyear : Ils ont raison de se défendre !
Hier, les salariés de Goodyear, dont l’usine est menacée de fermeture, se
sont heurtés aux CRS. Durant les échauffourées, des policiers auraient été
blessés mais l’un des manifestants a été arrêté et Manuel Vals promet des
poursuites judiciaires.
Le gouvernement comme la droite dénonce les « violences » des manifestants.
Mais fermer les usines en privant de tout revenu des milliers de familles, mais
envoyer les CRS contre ceux qui veulent garder leur emploi, cela, ce n’est pas
de la violence ?
Devant les patrons licencieurs, de PSA à Goodyear en passant par Mittal, le
gouvernement est à plat ventre. Mais dès que les salariés défendent leur peau,
il leur envoie CRS, lacrymogènes et matraques.
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