mercredi 6 mars 2013

Nathalie Arthaud à Public Sénat ce soir


mercredi 6 mars
Attention : les horaires des émissions peuvent être modifiés indépendamment de notre volonté

Après la journée d’action du 5 mars : quelles perspectives ? Le communiqué de la CGT au soir du 5, et un court commentaire personnel


Mobilisation du 5 mars

L’austérité, la flexibilité ça suffit !

mardi 5 mars 2013
La journée nationale d’action interprofessionnelle du 5 mars 2013 à l’appel de la CGT et de FO avec le soutien de la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse est un véritable succès.
Dans 175 manifestations et rassemblements plus de 200 000 salariés actifs, retraités et privés d’emploi ont indiqué au MEDEF, au gouvernement et aux parlementaires leur refus de la précarité, de la flexibilité, du chômage et des bas salaires. Ils ont porté l’exigence d’une véritable sécurisation de l’emploi.
Avec la présence de nombreuses entreprises en lutte dans les cortèges, confrontées à des plans de suppressions d’emplois ou à des accords de compétitivité-emploi, les salariés ont envoyé un message clair à la majorité qu’ils ont élue en 2012. Moins de droits pour les salariés plus de liberté de licencier pour les employeurs : c’est non !
Le contexte de crise économique et sociale vécu durement par des milliers de salariés, exige au contraire une véritable politique sociale, plus de sécurité et de garantie dans les parcours professionnels, de nouveaux droits pour intervenir dans les choix des entreprises, orienter les richesses vers les investissements, la formation professionnelle, l’emploi et les salaires.
La CGT sera fortement présente le 14 mars à Bruxelles dans le cadre de la journée d’action à l’appel de la CES pour dire non à l’austérité et oui à l’emploi des jeunes.
La CGT va poursuivre sa campagne d’information et de mobilisation en vue du prochain débat parlementaire en avril pour gagner des mesures favorables aux salariés.
Montreuil, le 5 mars 2013


Mon modeste commentaire :
« Les salariés ont envoyé un message clair à la majorité qu’ils ont élue en 2012 ». Il faudrait ajouter : « mais qui mène une politique soumise aux intérêts du patronat. « Forte avec les faibles, mais faible avec les forts » comme le disait le texte d’une pancarte que nous reproduisons dans un article ci-dessous ». 
« La CGT va poursuivre sa campagne d’information et de mobilisation… pour gagner des mesures favorables aux salariés ». Oui, il faut informer les travailleurs, mais dans le cadre de cette mobilisation qui doit se développer à travers une nouvelle journée de mobilisation, avec comme premier objectif du retrait du projet Médef-signataires-gouvernement ; cet objectif-là atteint permettant dans la foulée de s’en donner bien d’autres.
D.M., conseiller LO mais également membre de la Commission Exécutive de l’Union Locale d’d’Argenteuil



Brève extrait du site Lutte-Ouvrière.org :


Non à la loi scélérate !

Hier, plusieurs dizaines ce milliers de travailleurs sont descendus dans les rues du pays pour dire non au projet de loi sur la flexibilité, qui dégraderait considérablement les droits des salariés si elle passait.
      Il est évident que des manifestations d’un jour ne peuvent suffire à faire reculer le gouvernement. Pour cela, il faudra lui mettre une pression bien plus forte, et faire en sorte que cette journée ne reste pas sans lendemain.

mardi 5 mars 2013

La journée de mobilisation d’aujourd’hui : un début, une première étape !

Nous étions des dizaines de milliers voire bien davantage de manifestants à travers le pays pour protester contre l’accord dit de flexi-sécurité, qui organise bien l’aggravation de la flexibilité pour les travailleurs tout en augmentant surtout leur insécurité. Le gouvernement Ayrault veut faire ratifier au plus vite cet accord qui enchante le Médef. Cette journée d’action et de manifestation est un premier pas. Elle doit être suivie dès maintenant, par un deuxième temps qui soit, dans un délai proche, l’occasion d’une nouvelle étape dans le développement de la mobilisation nécessaire pour faire reculer le gouvernement.




Le gouvernement, fort avec les faibles, faible avec les forts
Conclusion : devenons plus fort

Pour rappeler la teneur de ce projet, voilà un article d’un numéro de février de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière :

Contre l'accord Medef-CFDT-CFTC-CGC : dans la rue et en grève le 5 mars !
La CGT et Force ouvrière appellent à une journée de mobilisation le 5 mars contre l'accord signé entre les organisations patronales et les confédérations CFDT, CGC et CFTC. Cet accord du 11 janvier, dit de flexi-sécurité, rédigé sous forme de projet de loi, sera présenté au Conseil des ministres le lendemain 6 mars.
En décidant d'inscrire dans la loi cet accord s'appliquant au niveau national et à l'ensemble des salariés, le gouvernement montre son empressement vis-à-vis du patronat. Cette loi de flexibilité sera en effet une nouvelle arme pour tous les patrons. Elle leur donnera la possibilité de licencier plus vite et moins cher. Elle les autorisera à baisser les salaires, à imposer la mobilité, à rallonger le temps de travail.
Le seul titre de l'accord, « Accord national interprofessionnel, ANI, (...), au service de la compétitivité des entreprises » montre que l'objectif est de subordonner la vie, le salaire, les conditions de travail des salariés à cette « compétitivité », c'est-à-dire aux bénéfices patronaux. D'un bout à l'autre, article après article, ce sont les souhaits du patronat qui se trouvent exaucés.
Ainsi l'article 18 ouvre la possibilité aux patrons de modifier le temps de travail et de baisser les salaires durant deux ans, sans garantie de maintien des emplois. L'article 15 prévoit la mobilité interne forcée, qui permettrait aux employeurs de muter les travailleurs sur un autre poste, à l'autre bout du pays. Si le salarié refuse, il serait licencié pour motif personnel ! C'est exactement à un accord de ce type que les travailleurs de Renault et de Sevelnord s'opposent.
Le patronat pourrait aussi recruter dans des petites entreprises de certaines branches avec un contrat à durée indéterminée dit « intermittent », c'est-à-dire un contrat totalement flexibilisé, le travail se faisant quand le patron le décide, aux horaires et au poste qu'il décide. L'article 22 précise que le salaire de ces travailleurs sous contrat de travail intermittent serait « lissé » c'est-à-dire indépendant de l'horaire réel.
L'accord prévoit aussi que la procédure de licenciement collectif pour motif économique serait simplifiée et sa contestation limitée dans le temps.
Quant aux droits nouveaux prétendument prévus par l'ANI, ils n'existent pas. Tout ce qui devrait être soi-disant une avancée pour les travailleurs se réduit à une promesse d'engagement de négociation. Les droits rechargeables à l'assurance chômage sont envisagés à l'article 3, à condition que cela ne coûte rien, « les partenaires sociaux devant veiller à ne pas aggraver ainsi le déséquilibre financier du régime d'assurance chômage ».
Cet accord est la généralisation du chantage que le patronat exerce déjà dans nombre d'entreprises. Aussi est-il à souhaiter que le plus grand nombre de travailleurs possible soient en grève et dans la rue le 5 mars prochain, pour empêcher qu'il passe dans la loi.


Conseil général : vous avez dit « égalité des chances » ?


Le Conseil général du Val d’Oise organise un « prix de l’égalité des chances » qui s’adresse aux jeunes ayant fait preuve « d’un parcours scolaire témoignant de (…) pugnacité… » ou aux femmes ayant « créé ou décidé de créer (leur) entreprise avec une attention particulière quant à l’égalité femmes-hommes… »
     Tant mieux pour les lauréats qui se verront remettre une dotation financière, mais de là à penser que cela aidera à l’égalité des chances, il y a un monde.
      Celui de la véritable égalité des chances est à gagner. Pour cela, il faudra un bouleversement social à des années lumières des intentions des membres du Conseil général du 95 comme d’ailleurs.

Manifestation de cet après-midi : nouveau parcours

Pont au change > Pont St Michel > Bd St Michel > Bd St Germain > Assemblée Nat.

À Paris, le trajet de la manifestation ayant été modifié, le nouveau point de rencontre de Lutte Ouvrière est fixé à la Fontaine Saint-Michel.

Riches : de quoi payer combien de travailleurs à vie ?


« Les milliardaires en dollars n’ont jamais été aussi nombreux, et ils n’ont jamais été aussi riches. Ils sont 200 de plus que l’an dernier, soit 1426 au total, un record absolu depuis trente ans que le magazine américain « Forbes » traque les grandes fortunes mondiales. A la date du 14 février 2013, ils se partageaient 5 400 milliards de dollars, en progression de 17 % sur un an. Porté par une Bourse au plus haut, la plupart ont vu leur patrimoine exploser… »(Les Echos le 5 mars 2013.
      Si la bourse monte, c’est que les dividendes font de même. Si les dividendes augmentent, c’est que les salaires baissent. Tout cela, malgré la crise…
     5 400 milliards ! Cette « richesse accumulée » est pour le monde du travail un formidable pactole sur lequel il peut prendre pour faire face à la crise de l’emploi et de ses revenus qui le frappe. 

Air France-Roissy : la grève du fret à son 18ème jour, un article de la CGT-Air France


18ème jour de grève au Fret Air France : La mobilisation ne faiblit pas !

Depuis maintenant 18 jours, les salariés du Fret Air France à Roissy sont en grève pour protester contre les nouveaux rythmes de travail qu'entend leur imposer la direction d'Air France.
Après 18 jours de grève, avec la tenue d'un piquet de grève jours et nuit, la porte des négociations n'est toujours pas ouverte, pire ! la direction Air France utilise la répression pour échapper à ses obligations d'employeur. Après avoir assigné 3 élus CGT au Tribunal au début du conflit, l'entreprise convoque 25 salariés grévistes à des entretiens préalables à sanction !
18 jours de grève, c'est du jamais vu à Air France depuis 1993 ! Ce mouvement perdurera tant que la direction d'Air France n'aura pas ouvert les négociations demandées par les salariés.

lundi 4 mars 2013

Le PS aujourd'hui dans le pays : comme hier en Espagne, en Grèce…


Le Guen, député de Paris se fait le champion de la retraite à 62 ans. Valls se déclare contre le projet d’amnistie de syndicalistes condamnés. Moscovici est en ordre de marche pour de nouvelles réductions dans les services publics quand il parle de nouvelles coupes dans les dépenses de l’Etat. Le parti socialiste continue la guerre de classe contre les travailleurs.
     Qui s’offusque lorsque nous disons que, voracité aidant des capitalistes pour maintenir à travers la crise leurs profits, le PS peut faire pire que Sarkozy qui, déjà, en a pourtant fait un certain nombre de mauvais coups ?