dimanche 3 mars 2013

mardi 5 mars 2013, manifestons


Gouvernement et patronat complices, non aux licenciements, à la flexibilité et à la baisse des salaires
Lutte Ouvrière appelle ses militants et sympathisants à participer aux manifestations du 5 mars contre le projet de loi qui permet de licencier et de baisser les salaires.
      À Paris, notre point de rencontre est fixé au carrefour de la rue du Louvre et de la rue de Rivoli M° Louvre-Rivoli. 


Les slogans pour la manifestation du 5 mars
 
Slogans LO pour la manifestation du 5 mars 2013



           
Ayrault Parisot
Vous n’aurez pas notre peau
Non non non aux chantages patronaux
Salaires emplois
Défendons tous nos droits !


            Hollande démolit les droits
conquis par les luttes
des travailleurs
Pas  question de le laisser faire !


            Travailler plus,
pour gagner moins,
Pas d’accord !

            De l’argent, il y en a,
            dans les caisses du patronat,
Il doit servir à maintenir les emplois
et les salaires.


            C’est pas aux travailleurs
de payer
la crise des capitalistes


A bas la politique anti-ouvrière
Du patronat et du gouvernement


C’est pas aux travailleurs
de payer
la dette des banquiers
spéculateurs




Les capitalistes  ont creusé la dette ;
ils en ont  profité
A eux de la payer !



Les patrons nous  mentent
Pour déjouer leurs manœuvres
Contrôlons leurs comptes


            Les patrons licencient
Pour arrêter l’hémorragie
Interdiction,
interdiction des licenciements.



           La compétitivité,
C’est d’avantage d’exploitation
Et des baisses de salaires
Ne nous laissons pas faire !



           Toutes ces  hausses, ça suffit !
Les salaires doivent suivre les prix
Echelle  mobile des salaires
et des retraites



Les licenciements d’aujourd’hui
C’est pas les emplois mais les chômeurs
de demain
Interdiction des licenciements






Banderole :

Gouvernement et patronat complices

Non aux licenciements, à la flexibilité et à la baisse des salaires

                                                  Lutte ouvrière

Les militants de Lutte Ouvrière d'Argenteuil se donnent rendez-vous mardi 5 mars à 13 heures à la gare d'Argenteuil, sortie Orgemont, devant le Café des 2 gares.

8 mars : journée mondiale pour le droit des femmes


Vendredi 8 mars à 18h30, 
manifestation
 de Stalingrad en direction de la Bastille pour la journée mondiale pour les droits des femmes.

Editorial des bulletins Lutte Ouvrière du 3.03.13.

MARDI 5 MARS, DIRE NON AUX ATTAQUES DU PATRONAT ET DU GOUVERNEMENT

Laurence Parisot, en campagne pour sa propre succession, a pour programme de relever l’âge légal de départ à la retraite à 67 ans et de porter la durée de cotisation à 43 annuités. Elle a aussi en ligne de mire les allocations chômage, les allocations familiales, enfin tout ce qu’elle considère être des dépenses inutiles.
     La proposition de loi consistant à amnistier les délits commis dans le cadre des mouvements sociaux, votée au Sénat, a déchaîné la fureur de Madame. Les sénateurs PS en ont pourtant tellement réduit la portée que, si amnistie il y avait, elle serait symbolique. Parisot le sait, mais pour caresser les patrons dans le sens du poil, il est toujours bon de faire passer les travailleurs en lutte pour de dangereux délinquants.
     Les patrons voudraient pouvoir imposer des cadences insupportables sans que les travailleurs ne résistent. Ils voudraient fermer des usines et priver de leur salaire des milliers de travailleurs sans être dérangés. Avec la flexibilité, ils démolissent la vie privée des travailleurs et il faudrait que les travailleurs se résignent, qu’ils n’aient pas un mot plus haut que l’autre, pas un geste de colère. Ce n’est pas comme ça que cela se passe et c’est tant mieux !
      Les travailleurs qui sont jetés comme des malpropres après des années de travail ont de quoi être en colère. Ceux qui découvrent qu’on leur a menti, qu’on les a manipulés ont de quoi être révoltés. Et cela ne fait pas d’eux des délinquants !
     « Il faut favoriser le dialogue social, pas la destruction », a rajouté Parisot. Et de prendre pour exemple le « dialogue social » qui a débouché sur l’accord du 11 janvier entre le Medef, la CGC, la CFTC et la CFDT.

      Mais cet accord n’est rien d’autre que la reconnaissance du diktat patronal. L’accord est basé sur le point de vue du patronat selon lequel pour sécuriser l’emploi, il faut pouvoir licencier plus facilement et flexibiliser au maximum. Que trois syndicats et le gouvernement prétendument socialiste aient adopté ce point de vue n’y change rien, car le résultat est sans appel : le patronat a obtenu tout ce qu’il voulait.
     Comble de cynisme, le gouvernement a prévu de traduire cet accord dans une loi « pour la sécurisation de l’emploi ». Mais si cette loi est adoptée, elle va sécuriser les licenciements, sûrement pas les emplois. Les licenciements seront plus faciles, ils coûteront moins chers aux patrons et les salariés pourront plus difficilement les contester. Comme si les milliers de travailleurs licenciés, chaque semaine, ne suffisaient pas !
     Côté salarié, qu’est-ce qui est sécurisé ? Pas le lieu de travail, puisque l’accord impose la mobilité. Pas le temps de travail, puisque l’accord impose la flexibilité. Ni même le salaire, puisqu’il sera désormais possible pour les patrons de le baisser en fonction de leurs affaires.
     Tout cela dépendra d’accords d’entreprise, autrement dit du chantage patronal, où les salariés n’ont le choix qu’entre « travailler plus pour gagner moins » ou être licenciés. Et ce, sans même avoir la garantie qu’au bout du compte ils ne perdront pas leur emploi ! Avec cette loi, le chantage, l’arbitraire et la violence des patrons vont avoir force de loi et on le devra au gouvernement socialiste !
      Le patronat ne cache pas qu’il veut aller plus loin encore et le gouvernement y œuvre. Après avoir dénoncé la réforme Sarkozy de 2010 sur les retraites, voilà que le gouvernement se prépare à l’aggraver. Sacrifices sur les retraites, hausse du diesel, baisses de salaire, licenciements, c’est de tous les côtés que les coups nous tombent dessus.
     Mais qui sème le vent récolte la tempête ! Patronat et gouvernement vont finir par provoquer le coup de colère qui mettra les exigences des travailleurs au premier plan.
      Il faudra qu’à cette colère s’ajoute la conscience claire des intérêts politiques de la classe ouvrière et de la société. Les travailleurs contesteront alors le droit, qu’a une minorité, de maintenir la majorité dans l’exploitation, le chômage et la misère. Ils remettront en cause le sacro-saint droit patronal à décider de leur vie. On n’entendra plus le patronat se plaindre de quelques dégradations matérielles, c’est tout son droit de propriété sur les entreprises qui lui sera enlevé, et ce ne sera que justice !
      Cela exigera un tout autre rapport de force que celui d’aujourd’hui. Mais on peut et on doit commencer par dire « non » à la politique anti-ouvrière du gouvernement et du patronat.
      Ce mardi 5 mars, la CGT et FO appellent à manifester contre le projet de loi sur la flexibilité. Il faut que des travailleurs manifestent leur opposition. Qu’il soit dit, que les travailleurs refusent tous ces reculs et qu’ils n’ont pas fini des combattre !




samedi 2 mars 2013

Austérix de droite comme de gauche : contre les travailleurs

PM, vice-président du Conseil Général du 95 vient d'appeler "Arnalopoulos" l'ancien président PS de ce Conseil. Les originaires de Grèce apprécieront.
      Mais les copains de PM en Grèce qu'ont-ils fait ? D'accord avec le PS, droite et gauche unis pour faire payer la crise et la spéculation à la population grecque !
      On accorde à PM qu'il n'est pas au gouvernement ici.
      Il se contente d'imposer l'austérité à la population du département, comme aux usagers des crèches par exemple.

Dassault : côté profits, et côté condition des travailleurs



Cela plane pour eux
Dassault annonce une hausse de son chiffre d’affaires de 19%. L’une des raisons en est la progression de la vente des « Falcon », ces avions d’affaires que se paient ceux qui ont les moyens, et ce n’est pas le commun des mortels. La crise, c’est pour ceux d’en bas.


Extraits du bulletin Lutte Ouvrière de chez Dassault Argenteuil du 28.02.13.

 DOUBLE PEINE
Après la participation, c’est maintenant sur l’intéressement que Dassault veut nous ponctionner les cotisations sociales qui sont normalement à sa charge.
Les salaires patinent, la participation et l’intéressement plongent et Dassault encaisse. On est une grande famille, paraît-il !
IL DIVISE POUR MIEUX RÉGNER
Une partie croissante d’entre nous ; intérimaires, prestataires, n’ont droit ni à la participation ni à l’intéressement. La direction ne manque pas de jouer sur ces divisions pour nous faire avaler, chacun à notre tour, les reculs successifs qu’elle destine à tous : moins pour les uns, rien pour les autres…
Alors, quel que soit notre contrat, notre intérêt commun c’est de jouer collectif dans ce jeu de massacre.
TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER
MOINS : C’EST NON !
Des études de postes se déroulent sur les différents stades du Rafale. Objectif affiché : diviser les temps de moitié, nous dit-on. Cerise sur le gâteau pour la direction, avec ce gain de productivité elle envisagerait à terme d’en finir avec le travail en équipe.
Plus de travail fourni pour toucher un salaire amputé ? Pas d’accord !
Nous notre priorité c’est notre pouvoir d’achat.
CE SOIR ON VOUS MET LE FEU
Pas de chauffage hier matin au Hall 2000 : 10°. La direction anticipe le printemps, elle veut faire des économies d’énergie.
On peut également faire la même chose.
BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN
Une opération « d’évaluation à l’exposition au bruit » s’est déroulée dans les ateliers. Ce n’est pas la première du genre. La direction fait périodiquement ce genre d’esbroufe… et les nuisances sonores n’en perdurent pas moins. La direction a même fait disparaître le peu de protections collectives existantes.
Il n’y a pas pire sourd…
EN DERANGEMENT
Jusqu’à présent, il était possible de passer des communications à partir de l’atelier. Apparemment, il semble que la ligne soit coupée.
On pourra toujours sortir dans la cour faire des signaux de fumée.

Une loi d’amnistie sociale a minima

174 sénateurs sur 171 ont voté pour la loi d’amnistie sociale. Certains militants syndicalistes condamnés pour des actions dans le cadre de mouvements sociaux – si cette loi était adoptée, mais il faut pour cela que la chambre des députés la vote –seraient amnistiés.
       Bien que le projet de loi déposé par les sénateurs du Front de gauche ait été au départ très limité, la loi votée a été amendée par les sénateurs socialistes pour en réduire encore plus la portée.

      Rien d’étonnant, alors que le gouvernement, par la voix de Valls, lançait : « Il n’y a pas de place pour la violence ». Cette mise en garde visait les travailleurs qui se défendent contre les plans de licenciements qui déferlent sur eux, pas les patrons qui jettent à la rue des centaines de milliers de salariés.

Retraites : le gouvernement socialiste dans les pas de Sarkozy

Le Premier ministre a installé hier une commission sur « l’avenir des retraites », façon de préparer l’opinion à de nouvelles mesures d’austérité concernant les retraités. Plusieurs pistes sont envisagées, toutes au détriment des travailleurs : baisser les pensions, cotiser davantage et cotiser plus longtemps. Pour justifier cette nouvelle attaque, Henri Emmanuelli a osé affirmer « Je vois des gens qui auront passé plus de temps dans la retraite que dans la vie active ». Autour de lui, sur les bancs de l’Assemblée nationale, on veut bien le croire. Il devrait sortir un peu plus souvent de cette Chambre.

PSA : les grévistes continuent à se battre comme des lions

Les travailleurs de PSA Aulnay sont entrés dans leur septième semaine de grève. Ils se battent contre la fermeture de l’usine et les licenciements décidés par PSA. Leur lutte rencontre le soutien de bien des travailleurs dans ce pays. Ils ont donc récolté 260 000 euros, qu’ils se sont distribués entre grévistes pour pouvoir continuer la lutte.
      La solidarité ouvrière, ça paye ! Mais, comme leur combat continue, la solidarité doit continuer et se renforcer.