jeudi 28 février 2013

Conseil Général du 95 s’attaque aux crèches


Le Conseil général de droite du 95 va réduire ses subventions aux crèches, à hauteur de deux millions d’euros. Cela va peser sur leur budget, avec le risque que ce manque à fonctionner soit reporté, d’une façon ou d’une autre, sur les parents des bambins.
     Pendant ce temps là, le CG95 se paie dans Le Parisien une double page sur le thème de « l’égalité femmes-hommes ».
     On peut déjà s’interroger sur ce genre de dépenses. Mais surtout :
     S’attaquer aux crèches, c’est s’attaquer, dans les faits, à cette égalité pour laquelle on prétend, sur le papier, lutter.

La grève à PSA-Aulnay : un article du n° 2326 de l'hebdomadaire Luttte Ouvrière daté du 1er mars 2013, en vente auprès des militants d'Argenteuil, et à la Librairie des Ecoles, bd Léon Feix, ou sur abonnement (nous joindre)


PSA - Aulnay-sous-Bois - Les grévistes ont mangé du lion !

À PSA Aulnay, la sixième semaine de grève a débuté sur les chapeaux de roues.
Mercredi 20 février, à 6 h 30, 250 grévistes partaient pour l'usine de Lear à Cergy-Pontoise. Cette usine, qui fabrique des sièges pour l'usine PSA de Poissy, était en grève depuis jeudi 14 contre la suppression de 300 emplois. Avec comme conséquence, la sortie de 4 000 voitures sans siège pour lesquelles la direction trouvera difficilement des clients...

EN VISITE A LEAR
     Les travailleurs d'Aulnay sont rentrés sans problème dans l'usine Lear, car les CRS positionnés devant l'usine de Lear, les attendaient lundi et mardi... mais pas mercredi. Ils se sont donc encore fait doubler.
     Les travailleurs en grève de Lear ont accueilli chaleureusement ceux d'Aulnay et tous ensemble ont tenu une assemblée générale, où chacun a expliqué ses problèmes et ses revendications avant de scander ensemble : « La force des travailleurs, c'est la grève » ou « PSA Lear même combat » !
     Dans la foulée, ceux d'Aulnay sont partis à l'usine PSA de Poissy. Là aussi, même si le climat n'est pas encore à la grève, ils ont rencontré un bon accueil : près d'une centaine de travailleurs, surtout des jeunes, venaient de débrayer après l'annonce de 0 % d'augmentation de salaires pour 2013. De nombreuses discussions ont eu lieu entre les travailleurs des deux usines, qui se connaissent parfois pour avoir déjà travaillé ensemble.

LA DIRECTION INCAPABLE DE REDEMARRER LA PRODUCTION
     De retour à Aulnay, les travailleurs ont pu constater que la direction n'arrive pas à faire tourner les chaînes même quand l'usine est vide de grévistes. Les deux fois où elle a essayé, seules quelques voitures sont sorties des mains des chefs. Mais il faut voir le prototype ! La plupart ne démarrent pas et il faut les sortir au tir-palette. Sur les autres il manque des pièces, des durites... quand les moteurs ne sont pas montés de travers. Une seule voiture était commercialisable sur l'ensemble !
     La direction s'est heurtée à la résistance des non-grévistes qui refusent de travailler sous la pression des cadres. Certains sont même allés à l'infirmerie pour se plaindre du harcèlement. À force de pressions, c'est la direction qui va remettre tout le monde en grève ! Ainsi, le soutien des travailleurs de l'usine au mouvement ne se dément pas.

LA SOLIDARITE OUVRIERE, ÇA PAYE !
Lundi 25 février, la grève a donc redémarré comme tous les lundis. De nouveaux cadres et agents de maîtrise étaient mobilisés par la direction. Il faut croire que ces cadres transformés en pots de fleurs s'usent plus vite que les grévistes. Ceux-là, en rangs serrés sont venus leur dire à quel point ils se trompent de camp en servant une direction qui ne tarderait pas à les jeter dehors si elle arrivait à écraser les ouvriers. Après cette démonstration de force et de cohésion, les grévistes ont tenu leur assemblée générale à laquelle de nombreux non-grévistes sont venus participer pour avoir des informations fiables.
     Une des décisions importantes de la semaine concernait la distribution de l'argent récolté dans la caisse de grève. Le comité de grève devait faire des propositions sur comment faire ? À qui ? Combien ? Et quand ? Les grévistes veulent que tous ceux qui ont fait grève, même seulement une semaine, aient une indemnisation de la caisse de grève. Et, grâce au soutien financier de milliers de militants, d'anonymes, de syndicats, etc., qui a atteint la somme de 260 000 euros, il sera possible de distribuer jusqu'à 800 euros à ceux qui ont fait tout le mois de grève, sans compter les aides individuelles des mairies que certains ont pu percevoir.
       Ces décisions sont importantes non seulement pour tenir mais pour montrer à la direction que par leur organisation, les travailleurs surmontent une grande partie des problèmes financiers posés par la grève et qu'ils se donnent les moyens de continuer la lutte.

C'EST LA DIRECTION QUI RECULE
     Tout cela, la direction le comprend bien. Elle qui clamait fièrement que la réunion du 12 février, était la dernière, a été obligée de se dédire et d'organiser quatre nouvelles réunions avec les syndicats qui soutiennent la grève. La direction n'a rien lâché mais la grève ne faiblissant toujours pas, elle s'est vue contrainte de proposer une réunion, cette fois avec tous les syndicats... même ceux qui avaient accepté son projet. C'est une manière de reconnaître que celui-ci ne passe pas auprès des salariés et que les grévistes d'Aulnay l'obligent à rediscuter.
     À cette réunion, la direction avait donc rengainé une partie de son arrogance. Cependant, elle continue à camper sur son projet d'accord et à ne rien céder, tout en demandant que la grève s'arrête.
     Le 27 février, les travailleurs rentraient dans leur septième semaine de grève, toujours aussi déterminés. Leur lutte reste difficile, mais ils peuvent s'appuyer sur un soutien populaire indéniable et sur celui de la majorité des non-grévistes de l'usine, même si ce soutien est souvent passif. C'est ce soutien qu'il leur faut préserver, renforcer et même arriver à transformer en soutien actif comme cela a été le cas quand d'anciens grévistes se sont remis ponctuellement en grève pour participer aux actions importantes de la semaine.

                                                                         Correspondant LO

mercredi 27 février 2013

Hôpital de Argenteuil : des dégradations prévues inacceptables !


Le syndicat CGT du Centre Hospitalier d’Argenteuil a déposé un préavis de grève le 28/02/13 avec un temps fort de 11 à 14h devant le nouveau bâtiment de cet hôpital (Madeleine Brès). Un pique-nique est prévu avec sandwichs et boissons.
     La direction veut :
- supprimer le temps de repas sur le temps de travail pour les administratifs, ouvriers et médico-techniques ;
- supprimer 3 jours de récup (21h) pour les soignants (ces 3 jours compensaient le temps d'habillage et déshabillage pour les infirmières et aides soignantes) ;
- imposer les 12h de nuit avec réduction de la possibilité d'effectuer des nuits en heures supplémentaires ;
- imposer un planning à l'année avec interdiction de cumuler les récupérations sur une semaine complète.

     Des remises en cause qui ont un petit air de déjà vu… du côté du privé.
     Raison de plus pour s'y opposer radicalement.

Aggravation du chômage : un communiqué de Nathalie Arthaud


Contre l’aggravation continue du chômage, interdiction des licenciements !

Le chômage a fait un nouveau bond avec 44 000 demandeurs d’emploi supplémentaires en janvier. Avec cinq millions de chômeurs, on frôle maintenant le record de 1997.
     Tout le monde souligne les 21 mois de hausse continue. Cela en fait 11 pour Sarkozy et 10 pour Hollande. Les uns comme les autres ont amplement montré leur impuissance mais ils continuent de nous vendre les mêmes solutions éculées et par la gauche, et par la droite : aides à l’investissement, aides à la compétitivité, aides à l’innovation et à la formation, le tout agrémenté de quelques contrats aidés… Résultat de cette politique : la courbe des aides aux entreprises monte et le chômage continue d’augmenter !
     Le Parti socialiste au gouvernement ne se contente pas d’arroser le patronat à fonds perdus, il fait sienne la politique du grand patronat, comme l’avait fait la droite.
      Le patronat veut concentrer le travail sur quelques-uns, pour aggraver l’exploitation et augmenter sa rentabilité et ses profits. Et le gouvernement joue son jeu. A la rapacité du patronat, les travailleurs doivent opposer comme objectifs de lutte contre le chômage, l’interdiction des licenciements et le partage du travail entre tous sans diminution de salaire.

                                                       Nathalie Arthaud, le 27.02.13.

"Jour de carence" : ce genre de député bien au service du capital


Selon Le Parisien, la ministre de la fonction publique du gouvernement PS a été  "malmenée" par le groupe PS de l’assemblée.  Ses petits camarades ne lui ont pas fait fête alors qu’elle leur demandait leur soutien sur la suppression du jour de carence pour les fonctionnaires, que le gouvernement vient d’annoncer.
    L’un deux, appointé aux alentours de 20 000 euros « tout » compris par mois il faut le rappeler, lui a dit que « les efforts demandé aux Français doivent être justement répartis ».
     Il doit en connaître un rayon celui-là sur comment les efforts sont répartis du côté de Mrs Pinault, Arnault, Peugeot, et l’on en passe. Jamais malades,  ces messieurs,  de voir leurs richesses pas réparties, et pour cause.
     Attention donc aux salariés de la fonction publique : même cette annulation du jour de carence n’est pas gagnée.

Vallangoujard : la lutte des parents, c’est l’intérêt de tous, parents d’élèves, enfants, personnels, mais également celui de l’Ecole publique


Les parents d’élèves de l’école élémentaire de Vallangoujard dans le département luttent contre le projet de fermeture d’une classe de l’école communale. Cette suppression entraînera la hausse des effectifs des classes restantes et le nombre de « niveaux » enseignés dans les classes restantes, ce que l’Inspection académique assume sans état d'âme.
       Si cela se faisait, cela ne manquerait pas d’encourager des familles à aller voir… du côté de l’enseignement privé !
       Les parents de Vallangoujard en lutte pour le maintien de la classe se battent pour l’Ecole publique.

Ecole, « rythmes scolaires » : l'intérêt des enfants est celui des personnels, et vice-versa, des intérêts communs pour refuser une telle réforme


Certains amis du gouvernement voudraient faire flèche de tout bois pour appuyer la mise en place de ladite « réforme des rythmes scolaires ». On a lu ainsi dans un projet de déclaration d’une de ces organisations apparemment sœur du PS, et dont nous tairons le nom par décence : « L’argument avancé par certaines équipes enseignantes selon lequel les enfants risqueraient d’être mal pris en charge par les municipalités durant une pause méridienne allongée, n’est pas valable : cette question se pose déjà pour le mercredi et les vacances mais ne les préoccupaient pas beaucoup jusqu’à présent. (souligné par nous, D.M.)… l’intérêt et le confort des adultes doivent s’effacer devant le bien-être et le respect des rythmes des enfants. »
     Ces gens-là voudraient-ils allumer une guerre scolaire entre les parents d’élèves et les personnels, enseignants mais également personnels des communes, qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.
     Ce projet est une immense usine à gaz qui , au forceps, à la va-vite, et à la carte, met en difficulté les communes, sans améliorer la vie des élèves qui, grosso modo, resteront dans un carcan d’encadrement du matin au soir.
     Il n’y a pas d’intérêt des élèves d’un côté, et celui des adultes de l’autres. Celui des uns et celui des autres sont liés. Il en va de même pour le « confort » des uns et des autres qui mérite bien évidemment la mise en place de cette Ecole sur cinq jours, mais certainement pas dans ces conditions.

mardi 26 février 2013

Chômage : pour faire face à une situation catastrophique, il faut une politique révolutionnaire


Le chômage ne cesse pas depuis des mois sa longue courbe ascendante. Les statistiques officielles  pour le mois de janvier sont à nouveau  très sombres. Il y avait, selon elles, fin janvier, 43 900 demandeurs d'emploi sans activité complète supplémentaires. Il y avait à cette date 3 169 300 chômeurs dans le pays : +1,4% sur un mois, +10,7% sur un an...
    Mais combien de chômeurs réellement, si l’on compte les chômeurs radiés, les travailleurs à temps partiel imposé, etc ? Combien ? 5 millions ? 6 millions ? Un « actif » sur cinq dans le pays ?
    Face à ce fléau aux conséquences sociales dramatiques, il faut une politique révolutionnaire : pour commencer l’arrêt immédiat de tous les licenciements, que l’on répartisse le travail entre tous, et que ceux des capitalistes momentanément en difficulté prennent sur leurs profits accumulés. Que l’on embauche massivement dans les services publics ! Que l’on augmente les salaires et les pensions, ce qui ne manquera pas de stimuler la demande de produits utiles à fabriquer !