mardi 26 février 2013

La Poste : des travailleurs mobilisés


Les postiers de la distribution du courrier sont appelés à faire grève dans le Val d’Oise aujourd’hui. En question, le projet de la restructuration du tri et de la distribution du courrier, avec, à la clé, la suppression de plusieurs dizaines de postes.
     Défense des emplois, des postes, arrêt de la dégradation des conditions de travail, il est grand temps de reprendre l’offensive.
     En grève aujourd’hui, il faudrait être également dans la rue le 5 mars, car ce n’est pas seulement les travailleurs du privé (et il y en a de plus en plus à la Poste) qui sont concernés par le projet de dégradation du code du travail qui doit passer à l’assemblée nationale, mais par ricochet, tous les travailleurs de l’Etat ou assimilés sont concernés. D’abord le privé, puis, le public est dans le collimateur. 

Sannois : notre prière : qu’il cesse !


Le maire de Sannois part en guerre contre les « gens du voyage ». Des caravanes occupent un ancien site industriel délaissé depuis des années, dans un espace complètement isolé de la commune, il initie une pétition contre eux.
     Non, ce n’est pas contre une friche industrielle inutilisée contre laquelle s’élève le maire, alors que c’est tout de même un sacré gâchis social. Non, c’est contre des personnes qui y ont trouvé refuge avec leurs caravanes.
S’acharner sur les gens dont la vie n’est pas facile : après une vieille dame devant le Monoprix, les gens du voyage, pour lui, une spécialité !
    On a cherché : paternotte est une transformation de «paternôtre », terme du vieux français qui signifie « notre père ».
     Comme le disait Prévert : « notre père qui êtes aux cieux, restez-y » et laissez les gens du voyage tranquilles.

Ecole : Sarkozy l’avait rêvé, Peillon veut le faire !


Le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, voudrait faire travailler les enseignants quinze jours de plus en été. Tout ça sans les moyens financiers indispensables, et en annonçant que les salaires des fonctionnaires resteront bloqués. Le gouvernement veut que, dans le service public comme dans le secteur privé, les salariés travaillent plus et gagnent moins.
     Il s’agite beaucoup pour faire croire que ces mesures seraient destinées à améliorer les conditions d’accueil des enfants. Mais sans les moyens – et l’aspect financier est essentiel –, cela restera bidon.

RATP-Nanterre : le verso du bulletin Lutte Ouvrière du dépôt de bus de Nanterre (au recto : l'éditorial des bulletins d'entreprise du 25.02.13.


NANTERRE

NOTRE COLÈRE EN AUGMENTATION
Le 26 février, la direction ouvre les négociations salariales annuelles.
On sait d’avance qu’il ne faut pas s’attendre à grand-chose.
Pour obtenir quelque chose de substantiel, il faudra aller le chercher par nous même, par la grève.

TOUT VIENT À POINT À QUI SAIT ATTENDRE
Sur le 272, il aura fallu attendre longtemps pour enfin avoir nos services.
Le problème vient d’un changement de logiciel d’après la direction.
La migration sur Urbanweb ne s’était déjà pas faite sans problème pour nous.
Décidément, l’informatique à la RATP loin de nous simplifier la vie, nous la complique toujours plus.

C’EST DU VOL
Quand les ADUM ne délivrent pas la plaquette, on se retrouve parfois de 50€ de notre poche si la différence n’est pas retrouvée par la caisse.
La direction s’en fiche et ne cherche aucune solution à notre problème.
Si on vient travailler c’est pour gagner de l’argent, pas pour en perdre !

RÉPARTISSONS LE TRAVAIL ENTRE TOUS
La direction a annoncé la disparition des référents NEF qui venaient valider la conduite seul des nouveaux entrants.
Désormais ce sont les AF qui feront la validation. Une fois de plus, la direction supprime des emplois de maîtrise pour faire le travail par des machinistes.
En plus de l’économie de paye, la direction entend bien pouvoir aussi réduire la période de roulage en double.
Assez de suppressions de postes !

rien n’a changé
Le ministre des transports vient de faire parvenir la lettre de mission au PDG de la RATP pour les années à venir.
En fait, cette lettre est dans la continuité de celle faite par Sarkozy en 2009. La politique de la direction restera de faire des économies en supprimant toujours plus de postes et en augmentant la productivité sur notre dos.
Encore une fois, pour défendre nos conditions de travail et nos emplois, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes !

on ne valide pas leur politique
Depuis le 18 février, la direction de la RATP mène une campagne pour faire valider les Navigo, et promet 5€ d’amende si cela n’est pas fait.
Souvent les appareils de validation fonctionnent mal. Mais, la direction a quand même décidé de faire suer les voyageurs.
Validation ou pas, pour nous, ça ne change rien.
Ce n’est qu’une affaire de gros sous qui ne nous concerne pas.

ON récompense n’importe qui
La RATP vient de se voir décerner le prix « Top employeur 2013 » pour l’intégration, la gestion des parcours professionnels et la formation.
Mais nous, nous savons que la direction refuse toute négociation sur les déroulements de carrière et annonce qu’elle va diminuer de moitié le budget de formation.
Il faudrait plutôt lui décerner le prix du flop-employeur.

sans arrêt c’est encore plus rapide
On apprend par la presse, que pour diminuer le retard sur la ligne A du RER, la direction demande aux conducteurs de ne pas s’arrêter parfois à certaines stations.
La direction se défend en disant qu’elle le fait si un autre train suit à moins de 6 minutes.
Faire descendre les voyageurs et les obliger à attendre un autre train pour gagner du temps, c’est tout de même gonflé.

boite à sardine
Vu que la facture du Grand Paris gonfle constamment, Huchon a eu une idée : diminuer d’un quart la longueur des quais des stations
Plutôt que d’entasser les voyageurs dans des rames plus petites, on aurait pu réduire la marge bénéficiaire des Bouygues, Eifage, Alstom, et autres profiteurs des marchés publics.
Mais ça, même un socialiste comme Huchon, n’y pense même pas.

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lundi 25 février 2013

Ecole, "réformes" : les communes mises à mal

L'adjoint aux affaires scolaires a organisé ce lundi soir à Argenteuil une réunion d'information et de concertation qui s'adressait aux équipes d'enseignants des écoles maternelles et élémentaires de la commune sur la question des "rythmes scolaires".
     La très nombreuses assistance démontre bien que l'heure est grave pour des enseignants déboussolés depuis des années par la valse des "réformes" et par les conséquences de l'austérité.
      Si une telle réunion est utile, elle est montre en revanche que l'institution de l'Education nationale, elle, laisse les personnels depuis des mois dans l'inquiétude.
      Mais cette situation de silence est à l'image du reste.
     C'est le gouvernement et le ministère de l'Education nationale qui ont décidé, avant que toute véritable discussion avec la masse des intéressés n'ait eu lieu. Aux municipalités maintenant de se débrouiller pour choisir, réorganiser, rassurer.
      A elles de trouver les fonds nécessaires pour faire face aux conséquences pécuniaires de l'organisation qu'elles devront choisir.
      A elles comme ce soir, d'expliquer, de rassurer, quand elles ont les réponses.
      Ce serait pourtant à l'Etat d'assumer ses choix, de les financer, de les expliquer.
     Comme pour le reste, les communes en sont réduites à pallier le désengagement de l'Etat.
     En tout cas, à voir les réactions des participants, les personnels ne sont pas prêts à ce que cette "réforme" se fasse à leur détriment.


Editorial des bulletins Lutte Ouvrière du lundi 25.02.13.

Manifestons le 5 mars contre le projet de loi réactionnaire
 
Mardi 5 mars, une journée de mobilisation est organisée par la CGT et FO pour dénoncer le projet de loi, bien mal nommé « sécurisation de l’emploi ». Comme Hollande s’y était engagé, Sapin, le ministre du Travail, a fidèlement retranscrit l’accord signé entre le Medef, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC. D’un accord honteux, le gouvernement a fait un projet de loi honteux.
     Les défenseurs du projet parleront généralisation des complémentaires santé, droits rechargeables à l’assurance chômage, taxation des contrats courts… droits qui sont tous reportés à de nouvelles négociations et sans assurance de financement. Mais derrière ce rideau de fumée, il y a une charge sans précédent contre les travailleurs.
     Le patronat a obtenu la légalisation de la flexibilité : sous prétexte de difficultés économiques, les patrons pourront, à leur convenance, changer le temps de travail et baisser les salaires.
Bien des patrons n’ont pas attendu la loi pour le faire, mais en principe les salariés pouvaient, individuellement, refuser. Avec ce projet, le salarié qui refusera une baisse de salaire sera licencié. En plus de faire sauter le dernier verrou qui existait, la loi va soutenir le patronat, l’encourager dans ses attaques. Avoir le droit de baisser les salaires, c’était le rêve du patronat : Hollande veut le réaliser !
Faire croire que ces sacrifices sauveront l’emploi est un mensonge. Souvenons-nous de l’usine Continental à Clairoix, qui a fermé un an après que la direction a imposé ce genre d’accord. Prenez l’accord que Renault veut imposer : la direction annonce qu’en contrepartie des concessions faites par les ouvriers, il n’y aura pas de plan social mais elle va supprimer quelque 8 000 postes avec des départs volontaires et départs en retraite. Alors, qu’est-ce que cela change pour l’emploi ?
     Les patrons pourront imposer la mobilité interne : muter les travailleurs sur un autre poste, les envoyer travailler sur un autre site, la limite géographique étant fixée… à l’hexagone. Si le salarié refuse, il sera licencié.
     Il fallait toute la dose d’hypocrisie propre au Parti socialiste au pouvoir pour parler de « sécurisation de l’emploi » : plus rien n’est sécurisé pour le travailleur, ni son lieu de travail, ni ses horaires, ni même son salaire !
     Les patrons pourront aussi licencier plus vite et moins cher. Le licenciement économique de 99 salariés pourra être réglé en deux mois, quatre mois suffiront pour fermer une usine de 500 salariés. Les recours des travailleurs seront limités dans le temps et la procédure simplifiée. Alors, s’il y a une chose que cette loi sécurise, ce sont les licenciements.
     Si ce projet passe, ce que le patronat imposait par le chantage aura force de loi, et on le devra au Parti socialiste.
     Le patronat fait de la crise et du chômage une arme de guerre contre les travailleurs. Il remet en cause et veut démolir les droits gagnés au fil des luttes par des générations de travailleurs et faire reculer tous les salariés, toute la société.
     Pour l’arrêter, il faut changer le rapport de forces. Seule la mobilisation d’une grande partie de la classe ouvrière peut le faire. Seule une réaction massive du monde du travail, capable de bloquer l’appareil productif et d’imposer ses revendications vitales, l’interdiction des licenciements et la protection des salaires, peut renverser la situation.
     Un tel rapport de forces ne se décrète pas mais il se prépare. Et cela commence par dire « non », par exprimer notre opposition aux coups patronaux, par affirmer que l’on est contre tout sacrifice imposé aux travailleurs, et que rien ne les justifie.
     Encaisser les coups sans rien dire, en baissant la tête, ne fait que préparer les coups suivants. Quant à prendre des coups en les justifiant, comme l’ont fait les dirigeants de la CFDT, de la CGC et la CFTC, il n’y a rien de pire ! Cela revient à trahir les intérêts matériels des travailleurs, mais aussi leurs intérêts moraux, leur dignité d’exploités.
     Les confédérations CGT et FO, qui appellent au 5 mars, ont leur part de responsabilité. Au lieu de dénoncer la mascarade du dialogue social, de dire qu’il ne pouvait rien en sortir de bon pour les travailleurs, elles sont entrées dans le jeu du gouvernement et du patronat en participant à toutes les négociations.
     Alors, il faut dire, aussi bien au gouvernement qu’aux directions syndicales, que les reculs sociaux ne se feront pas avec l’accord des travailleurs.
     Dénoncer, le 5 mars, ce projet anti-ouvrier, c’est montrer qu’il y a des travailleurs qui n’acceptent pas de se sacrifier. C’est exprimer non seulement leur combativité mais aussi leur conscience. C’est le gage de voir, demain, le monde du travail se lever et rendre les coups.

 

"Paris en guerre d'Algérie" une exposition à visiter à Argenteuil du 1er au 21 mars


Une exposition particulièrement intéressante sera présentée dans le hall de la mairie d’Argenteuil du 1 au 21 mars : « Paris en guerre d’Algérie » qui a été préparée par le comité d’histoire de la Mairie de Paris ». Elle présentée par celui-ci de la façon suivante :

« Paris en guerre d’Algérie

L'année 2012 a été l'année du 50e anniversaire des accords d’Evian, et revenir sur les conséquences et les répercussions de la guerre d’Algérie a semblé utile et nécessaire, en diffusant auprès d’un large public les apports scientifiques d’historiens spécialistes de ces questions.
      L’exposition intitulée « Paris en guerre d’Algérie » entend étudier sur un temps chronologique plus large que celui du conflit stricto sensu – 1953-1968 – les répercussions  du conflit entre la France et l’Algérie à l’échelle de l’ancien département de la Seine. Elle est l’occasion de mettre en regard des expériences parallèles ou entrecroisées d’un conflit qui ne touche pas tous les  habitants de la région parisienne au même titre.

     L’exposition s’appuie sur quelque 300 documents dont une cinquantaine d’originaux.
     La collaboration des commissaires et des scénographes permet de monter une exposition vivante et graphique, mêlant photographies, journaux, documents officiels, diffusions sonores et imagées, avec de nombreux documents inédits, soulignant la multiplicité des sources existant sur cette période. »



Je me propose de présenter cette exposition à qui le souhaite :
D. MARIETTE, 06.99.49.98.

Mac Do, ça ne rimerait pas avec Démago ?


Des frites « 100% françaises » annonce Mac Do pour ses boutiques de l’hexagone. Il est vrai que c’est le genre de produits dont on ne voit pas très bien pourquoi elles feraient de milliers de kilomètres avant d’atterrir dans les assiettes.
     Cela dit, heureusement qu’un Parmentier et d’autres ont fait traverser l’Atlantique à cette tubercule bien connue qui nous est venue des Amériques.
     La pomme de terre, une immigrée, quoi !