jeudi 21 février 2013

Lear - Cergy (Val-d'Oise) : les travailleurs en grève : un article dans le numéro de ce jour de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière


Lear - Cergy (Val-d'Oise) : les travailleurs en grève se méfient des plans de la direction

Depuis lundi 18 février, l'usine Lear de Cergy, qui fabrique les sièges pour les usines PSA d'Aulnay et de Poissy, est en grève.
     En fait, le mécontentement avait éclaté dès le 14 février, à propos d'un projet de restructuration entraînant la suppression de 86 postes de salariés hors production (allant du cariste au cadre) et de 37 postes en production, lors du passage des trois lignes de fabrication actuelles à deux seulement. L'usine, qui compte actuellement 400 salariés dont 200 ouvriers, verrait ainsi disparaître près du tiers de ses effectifs.
     Du fait du mécontentement général, la production avait déjà été sérieusement désorganisée, et plus aucun siège n'a été livré vers le site de Peugeot Poissy. Le 19 février, on en était déjà à près de 4 000 véhicules sans sièges, stockés sur les parkings de cette usine.
     Pour son plan, la direction de Lear invoque une baisse d'activité. En même temps, il est quasiment prévu d'effectuer la même production sur deux lignes au lieu de trois, ce qui voudra dire des cadences accélérées, et des conditions de travail dégradées.
     Les salariés en grève réclament des primes de départ plus élevées que celles proposées par la direction, pour ceux dont le poste est supprimé, et des garanties pour le maintien de la production sur le site, tout le monde s'inquiétant de l'avenir de l'usine après la fermeture du site de Lagny en 2009.
     Lear, entreprise mondiale qui a réalisé près de 720 millions d'euros de bénéfices en 2011 et plus d'un milliard 700 millions en 2012, peut et doit payer.

                                                                Correspondant LO

Argenteuil : c’est tellement mieux, pour ces gens-là, de subventionner les casinos

La droite argenteuillaise n’était pas contente du vote de versement d’un soutien aux salariés de l’automobile lors du dernier Conseil municipal de la commune.
     Il faut avoir le nez sur les murs pour découvrir que le Conseil général du Val d’Oise qui comprend nos élus de la droite locale (pour deux d’entre eux membres également du conseil municipal d’Argenteuil), subventionne des spectacles au théâtre du casino d’Enghien. Laquelle salle de spectacle sert de support de promotion au casino… Barrière.
      A chacun ses soutiens. Nous, on préfère le soutien à ceux qui en ont besoin plutôt qu’à ceux qui n’en ont pas besoin. Bref, entre les deux, une certaine barrière.




Bien évidemment, les artistes n'y sont pour rien à cette barrière entres les classes

mercredi 20 février 2013

EDF :tarifs de l’électricité : racket au menu


La CRE, commission de régulation de l’énergie, fait le jeu d’EDF en prévoyant des hausses des tarifs de 30 % pour les particuliers sur les cinq ans à venir. Quant aux industriels, qui payent déjà bien moins cher, la hausse qui les touchera sera très inférieure, de 16 %.
Dans le même temps, EDF annonce ses bénéfices en hausse pour 2012 et gratifie ses actionnaires d’une augmentation surprise du dividende.
     Prendre sur les petits consommateurs pour engraisser les actionnaires : c’est ça, plus que jamais, la politique d’EDF avec la complicité du gouvernement.

Parents expulsés, enfants déscolarisés, pas acceptable


Parmi les 250 Roms expulsés de Bezons, il y avait, selon la presse locale, dix enfants scolarisés.
     Pour les familles de ces dix enfants, il n’y avait vraiment rien à faire pour qu’ils continuent à l’être normalement ?
     Une municipalité ne peut pas tout régler là où l’Etat se défausse. Mais une municipalité, à fortiori « ouvrière » peut faire des gestes, en particulier à l’égard d’enfants qui sont l’avenir, de tous, et de la communauté Rom !

Roms de Bezons et d’ailleurs : une société qui ne leur offre aucun avenir


Les « Roms » installés depuis des mois sur les bords de la Seine à Bezons viennent d’être expulsés incognito la semaine passée.
     La loi était du côté des expulseurs ? La belle affaire.
     Lorsqu’une fraction de la population, génération après génération, n’a comme avenir que celui d’être balloté d’installation précaire en expulsion, d’expulsion en installation précaire, c’est intolérable, c’est inacceptable.
     Les travaux pour réaliser une base de loisirs vont pouvoir commencer ! Cela est tout un programme. Un programme qui relève d’une société indigne.

Education : comment disent-ils : « un plan Marshall » pour l’éducation. On en est très loin, très loin


Selon le SNUIPP, le principal syndicat de l’enseignement élémentaire, ce sont près de 200 classes dont les enseignements absents ne sont pas remplacés, chaque jour dans le Val d’Oise. Cela signifie que 5000 élèves n’ont pas classe normalement chacune de ces journées.
     La « dotation » pour le Val d’Oise serait de 145 créations de postes supplémentaires pour la rentrée prochaine, et pas seulement pour le remplacement, loin de là.
     Mais déjà : 145-200, il en manque 55 ! On est loin du compte.

mardi 19 février 2013

Internet : révolution technique et vieilles techniques d’exploitation


Une enquête en caméra cachée de journalistes allemands a révélé les conditions d’exploitation qu’Amazon, le géant de la vente sur internet, impose à ses employés.
     À l’occasion du pic de Noël, cette multinationale a fait venir en Allemagne, pour la manutention dans ses entrepôts, 5 000 intérimaires recrutés dans les pays d’Europe les plus touchés par la crise. Une fois arrivés sur place pour des semaines de travail sept jours sur sept, ces travailleurs se sont aperçu que le salaire réel était inférieur au salaire promis. L’hébergement était sommaire, leurs chambres fouillées par des vigiles, et ils ont été licenciés du jour au lendemain sans explication.
     Internet est un progrès pour l’humanité. Mais les capitalistes, eux, traitent leurs salariés comme au 19ème siècle.

Inspection du travail : avec Sapin, c’est pas Noël


Lundi 18 février, les agents des inspections du travail étaient en grève contre le plan Sapin qui, tout en faisant accéder environ 500 contrôleurs du travail au statut d’inspecteur, ne prévoit ni la revalorisation des salaires pour les travailleurs les moins bien payés (en catégorie C), ni le remplacement des 2 000 travailleurs qui partiront à la retraite au cours des prochaines années.
     La situation des services de l’inspection du travail, déjà notoirement sous-dotés, va encore s’aggraver. Cela permettra aux patrons de se sentir les coudées franches pour s’asseoir sur le droit du travail, en sachant qu’ils ont toutes les chances de n’être jamais contrôlés. Noël est passé, mais Sapin continue de leur faire des cadeaux.