mardi 12 février 2013

RATP : quelques échos du bulletin Lutte Ouvrière du 11.02.13. du dépôt de Nanterre


ils ne savent pas quoi faire

À  partir du 18 février, la RATP va mener une campagne de verbalisation de 5€ envers les usagers qui n’auront pas validé leur Navigo.
     Les conflits liés au mécontentement compréhensible de ces usagers, c’est surtout nous qui les récolterons. D’autant que les valideurs sont lents et captent mal, que cela bloque la montée, et que beaucoup finissent par passer pour éviter la bousculade.
     Verbaliser ceux qui payent leurs titres de transport de plus en plus chers, pour obtenir plus de sous du STIF, c’est une campagne infâme

ça n’arrive pas que par accident

La semaine dernière il y a eu un accident grave dans la gare routière de la Défense. Une jeune fille a été gravement blessée.
     Depuis des années, nous mettons en garde la direction sur la dangerosité de la gare routière. La cause : le trop grand nombre de piétons qui circulent sur les voies mal éclairées et entre les bus.
     Mais la sécurité des voyageurs semble être le cadet des préoccupations de la direction.

mauvaises ondes

À la radio, on a le droit maintenant à des appels pour travailler sur des bouts de service en plus de notre journée travail. En TS, nous précise-t-on, bien sûr.
     On est habitué aux appels quasi quotidiens pour travailler sur repos, mais pour des bouts c’est nouveau.
     Vivement les appels pour nous proposer de se reposer !

ça l’affiche mal

Sur le 157 et le 160 nous avons eu une déviation pendant plusieurs jours. Pas d’information dans les bus et avec beaucoup de retard au dépôt.
     Qui parle de la qualité de l’information aux voyageurs ?

(Les TS sont du temps de service supplémentaire à récupérer. Les bulletins Lutte Ouvrière paraissent tous les quinze jours dans un certain nombre d’entreprises du pays, avec, sur un côté un éditorial, et de l’autre de petits « échos ». Il existe donc un tel bulletin au dépôt de Nanterre en charge, entre autres, de la ligne 272. Si des lecteurs sont intéressés par ces bulletins, nous contacter)

lundi 11 février 2013

Editorial des bulletins Lutte Ouvrière du 11.02.13.


Non à la casse des usines par le patronat !

En 2012 en France, 266 usines de plus de 10 salariés ont fermé, une par jour ouvré. Et cela continue avec PSA Aulnay, Goodyear, les hauts fourneaux d’Arcelor, Petroplus, Virgin, Sanofi, Candia… La direction de Renault se targue de ne pas fermer d’usine mais elle veut supprimer plus de 8 000 emplois, l’équivalent d’une ou deux usines.
     Loin de ralentir, le rythme des fermetures s’accélère. C’est dire l’utilité du ministre du « Redressement productif » ! C’est dire l’hypocrisie de ce gouvernement qui prétend avoir comme priorité la bataille pour l’emploi !
     Les seuls à se battre pour l’emploi, ce sont les travailleurs : ceux de PSA Aulnay, qui refusent de voir fermer la dernière grande usine de Seine-Saint-Denis, département sinistré par le chômage et par la pauvreté. Ceux de Goodyear qui n’acceptent pas que leur région devienne un désert industriel. Ceux de Renault et bien d’autres encore. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le gouvernement n’est pas de leur côté.
     Montebourg a expliqué que la fermeture de l’usine PSA Aulnay était inéluctable. « Nous n’avons pas trouvé d’autre solution », a-t-il déclaré. C’est très exactement ce que dit le patron de PSA ! Comme si l’on ne pouvait pas demander des comptes à la famille Peugeot ! Comme si ce n’était pas à elle d’assumer ses responsabilités et de payer pour les dégâts qu’elle fait.
     Dans cette période de crise, il faut protéger les emplois et les salaires. Il faut interdire les licenciements. Il en va de la survie des travailleurs et de la société car les fermetures d’usine mènent à la faillite bien des petites entreprises et ruinent toute l’économie.
     Au lieu de cela, Montebourg fait un travail de sape contre les travailleurs en lutte et Valls, le ministre de l’Intérieur, prépare ses troupes à les réprimer comme il l’a fait lors de la manifestation des ArcelorMittal à Strasbourg, où un manifestant a perdu un œil sous un tir tendu de Flash-Ball.
     Valls a laissé entendre que les travailleurs en lutte sont de dangereux casseurs. Mais qui a décidé de raser l’usine d’Aulnay ? Qui a décidé de laisser pourrir sur pied les hauts fourneaux de Florange ? Partout dans le pays, des usines entières sont mises à la casse alors qu’elles pourraient fonctionner de longues années encore.
     Les casseurs sont du côté patronal. Et quels casseurs ! Ces dirigeants de multinationales détruisent la vie de milliers de travailleurs. En une décision, ils remettent en cause le projet d’une vie, ils démolissent des familles entières. Et ils voudraient que les travailleurs se laissent faire ?
     Le gouvernement ne se contente pas de prêcher la soumission aux travailleurs, il les attaque, de pair avec le patronat. La loi de flexibilité que le gouvernement prépare sera une nouvelle arme pour le patronat. Elle lui donnera la possibilité de licencier plus vite et moins cher. Elle l’autorisera à baisser les salaires, à imposer la mobilité, à rallonger le temps de travail. Les travailleurs auront le choix entre « travailler plus pour gagner moins » ou… être licencié ! C’est la généralisation et la légalisation du chantage patronal. Et sous prétexte de sauver l’emploi, ce sont les profits qui seront augmentés.
     Les grandes entreprises s’apprêtent à annoncer leurs résultats 2012. Total ou Renault auront du mal à cacher leurs profits mais Arcelor et Peugeot ont trouvé un artifice comptable pour présenter des pertes record : la dépréciation d’actifs.
     Avec cette manipulation, Arcelor se paye le culot d’afficher une perte nette de 3,7 milliards de dollars, alors que son activité lui a rapporté 2 milliards. Quant à PSA, la direction l’avoue : c’est un jeu comptable, il n’y a pas à s’affoler. Mais Arcelor comme PSA se serviront de l’annonce de ces pertes record pour se justifier. L’art de gouverner étant l’art de mentir, ils mentiront sans vergogne.
     Eh bien, que l’on rende publics et contrôlables par tous les comptes des entreprises ! Qu’on en finisse avec l’opacité et les manipulations financières ! Que les comptables et les employés puissent dire tout ce qu’ils savent des vrais comptes de l’entreprise. Personne n’est mieux placé qu’eux pour dire combien de profits sont réalisés et combien touchent les actionnaires. Ceux du Cac 40 ont reçu 41 milliards en 2012, eh bien, que l’on sache qui a touché quoi !
     Et quand bien même les pertes seraient réelles, que l’on regarde où sont allés les bénéfices des années précédentes, de quels actionnaires, de quels propriétaires ils ont fait la fortune.
     L’argent existe, il faut le prendre où il est pour préserver les emplois et les salaires comme les retraites.



Venez soutenir financièrement les salariés de PSA-Aulnay en grève !

A l'occasion du meeting que tiendra notre camarade Nathalie Arthaud à l'occasion de l'après-midi fraternelle des amis de Lutte Ouvrière à Argenteuil, ce dimanche 17 février, meeting qui aura lieu de 12 heures 30 à 13 heures 15 à la salle Jean Vilar, une collecte de soutien aura lieu aux portes de la salle. Une occasion de les soutenir financièrement, et bien évidemment de discuter avec eux de leur grève qui concerne tous les travailleurs.

Nathalie Arthaud ce matin à l'émission "Les 4 vérités"






Interventions TV et radio - durée : 8 mn

France 2 - Les 4 Vérités - 11 février 2013
Interview de Nathalie Arthaud

Ecole : pour ne pas la dégrader encore davantage, une grève qui s’annonce massive


La grève dans les écoles du pays s’annonce massive demain 12 février, dans le Val d’Oise, à Argenteuil, comme à l’échelle du pays.
     Sous prétexte d’améliorer l’organisation de la scolarité, journalière et annuelle, des enfants, le gouvernement a annoncé une « réforme » « ni faite ni à faire ». Il a réussi à créer un vaste mouvement de refus, autant parmi les enseignants, les parents, et les municipalités.
     Pour les enseignants, comme pour les personnels communaux, à l’image de ce que l’on demande à tous les autres travailleurs, on veut leur demander encore plus de travail.
     Ils disent non, et ils ont bien raison.

dimanche 10 février 2013

Banquet fraternel des amis de Lutte Ouvrière, c'est dans une semaine : plus que quelques jours pour réserver !

Grand banquet fraternel des amis de Lutte Ouvrière d’Argenteuil et de la Région
c'est dans une semaine
Dimanche 17 février prochain
 à Argenteuil Grande salle Jean Vilar : 
De midi à 20 heures
Banquet, animations, après-midi dansante
Apéritif à 12 heures
Meeting avec Nathalie ARTHAUD
(à 12 heures 45)
Repas à 13 heures 30
Il faut maintenant réserver très vite : 13 euros pour les adultes et 6 pour les enfants,
tél au 06.99.49.98.64. ou
 au 06.14.73.35.77. (jeudi soir 21 heures dernier délai)
(chèques à l’ordre de Dominique Mariette)


Intervention française au Mali : une manifestation pour dire Non



Une manifestation pour protester contre l’intervention française au Mali a eu lieu hier à Paris, à laquelle Lutte Ouvrière a participé
     Depuis plus de trois semaines, l’État français mène la guerre au Mali. L’armée française n’est en rien intervenue au Mali pour venir au secours de la population, mais pour y défendre des intérêts impérialistes. Comme un aveu, cette guerre permet à la France d’envoyer des troupes pour sécuriser les mines d’uranium d’Areva au Niger.
     Pour marquer notre solidarité avec toutes les composantes, toutes les communautés du peuple malien, pour dénoncer une guerre impérialiste qui, comme toutes les précédentes – Irak, Afghanistan, Somalie... – n’alimentera que le chaos et la guerre civile, et ne développera que les oppositions ethniques, Lutte Ouvrière appelait à manifester devant le siège d’Areva.

Collège Jean Moulins de Sannois : seule la lutte peut payer, une nouvelle preuve



Après plusieurs semaines de mobilisation déterminée, personnels et parents d’élèves ont gagné. Ils viennent d’obtenir deux adultes supplémentaires pour cette année pour assurer les tâches de surveillance et de médiation, et des moyens supplémentaires d’enseignement pour la rentrée prochaine. De quoi certainement aider à contrer les graves difficultés rencontrées : classes surchargées, tensions explosives qui sont liées, etc.
    Des parents mobilisés, des personnels en grève, ce n’est pas de l’alchimie : c’est la bonne formule pour gagner.