jeudi 24 janvier 2013

31 janvier, journée de grève et de manifestation : un article de l''hebdomadaire Lutte Ouvrière daté du 24.01.13.


Fonction publique : une journée de grève le 31 janvier

Les syndicats CGT, FSU et Solidaires de la Fonction publique appellent à une journée nationale de grève le 31 janvier dans tous les secteurs, pour protester contre la dégradation de tous les services publics causée par les suppressions massives d'emplois, et contre la baisse du pouvoir d'achat des agents.
     Dans la droite ligne de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) mise en place par Sarkozy, le gouvernement socialiste continue à couper dans les dépenses publiques. Son plan de « Modernisation de l'action publique », qui vise à réaliser sept à huit milliards d'économies dès 2013, se fera au détriment de l'emploi. Si une embauche de personnel est prévue dans l'Éducation nationale, le gouvernement a bien prévenu qu'elle se fera à effectifs constants, c'est-à-dire en diminuant le nombre de fonctionnaires rattachés à d'autres ministères et celui de salariés des collectivités territoriales ou d'administrations dépendant de l'État, telles que Pôle emploi ou Météo France. Contre « la situation alarmante de pans entiers de la Fonction publique », les syndicats demandent « un moratoire immédiat sur les suppressions d'emplois, et des créations partout où cela est nécessaire ».
    Une autre raison du mécontentement du personnel de la Fonction publique est la baisse du pouvoir d'achat. Alors que les prix augmentent pour toutes les dépenses indispensables de la vie quotidienne, il n'y a eu aucune augmentation générale des salaires depuis trois ans, la valeur du point d'indice, qui sert de base au calcul des salaires, étant bloquée depuis 2011. Loin d'être les nantis que la droite montre du doigt, la plupart des fonctionnaires sont mal payés : plus d'un million d'agents sont payés aux alentours du smic, les qualifications ne sont plus reconnues à l'embauche, l'État et les collectivités recrutent de plus en plus de précaires payés à un niveau inférieur à celui des salariés titulaires, tout cela concourt à la baisse des salaires. Les agents de la Fonction publique demandent aussi l'abrogation du jour de carence lors des congés maladie instauré par Sarkozy et maintenu par Hollande.
     Cette dégradation du service public ne concerne pas seulement les salariés de la Fonction publique, elle frappe aussi les usagers qui vivent au quotidien la fermeture de bureaux de poste sous prétexte qu'ils ne sont pas assez rentables, les queues interminables à Pôle emploi ou dans tous les services sociaux et hospitaliers à cause du manque de personnel, les classes surchargées où leurs enfants ne peuvent pas travailler sereinement, etc. Que l'on soit travailleur du public ou du privé, chacun est concerné par la casse du service public.
Marianne LAMIRAL

rythmes scolaires : grève à Paris le 2 : un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière de ce jour, et un petit commentaire


Réforme Peillon sur les rythmes scolaires : grève massive dans les écoles parisiennes

Mardi 22 janvier, la grève contre la réforme Peillon a été massivement suivie dans les écoles parisiennes. Près de 90 % des professeurs des écoles ont fait grève, 320 écoles maternelles et primaires ont été fermées, sur un total de 662, et même le service minimum d'accueil, obligatoire dès qu'il y a au moins 25 % de grévistes dans un établissement, n'a pu être assuré, faute de personnel.
     La mairie de Paris a en effet accepté d'appliquer la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée 2013. Celle-ci prévoit que la semaine de travail des enfants sera étalée sur quatre jours et demi, au lieu de quatre actuellement, et que les écoles seront ouvertes par conséquent le mercredi matin. Le but est de raccourcir la durée journalière des cours, mais d'augmenter le nombre de jours, dans l'intérêt des élèves, dit Peillon, qui s'insurge contre le fait que la France soit « le seul pays au monde où les enfants ont 144 jours de classe par an, contre 180 dans la moyenne européenne ».
     Que les journées de classe des enfants soient lourdes, chacun est prêt à en convenir. Mais, plus que de réforme des rythmes, il vaudrait mieux parler de bricolage dans ce que propose Peillon. Même s'ils ont moins d'heures de cours journalières, la plupart des enfants resteront quand même aussi tardivement dans l'école, dans l'attente qu'un parent vienne les chercher après son travail. Des activités périscolaires sont alors prévues, à raison de trois heures par semaine, mais qui les assurera et comment seront-elles financées ? Pour l'instant, cette question reste dans le flou.
     Pour les enseignants, le travail du mercredi matin vient s'ajouter à une amplitude journalière inchangée, ce qui fait que, pour le même salaire, ils vont devoir travailler quatre heures de plus, autrement dit gratuitement. Quel salarié serait prêt à accepter cela sans réagir ? Ils auront aussi des frais supplémentaires, en transport pour ceux qui, en province, travaillent dans un établissement loin de leur habitation et sont obligés de prendre leur voiture, et en garde d'enfants pour les plus jeunes.
     En faisant grève massivement, les professeurs des écoles parisiennes ont montré qu'ils n'étaient pas prêts à subir une dégradation supplémentaire de leurs conditions de travail. Et, le problème risquant de concerner très prochainement de nombreuses communes, ce mouvement pourrait ne pas rester « l'exception parisienne », comme l'a dit Peillon avec mépris, et s'étendre sur un plan national dès mercredi 23 janvier.

                                                                     Marianne LAMIRAL

Le mieux que Peillon puisse faire, c'est de remiser son projet, un point c'est tout, et en attendant, que les communes refusent d'appliquer ce projet, et en attendant, refuse de l'appliquer pour la prochaine rentrée, pour commencer, D.M.




Un échec pour des réactionnaires mesquins


Alima Boumédienne, militante en particulier de la cause palestinienne, a gagné son procès en appel pour être inscrite comme avocate dans le Val d’Oise.
     Nous ne pouvons que nous réjouir d’une décision en faveur d’une militante en butte à un organisme d’un autre âge dont la tradition réactionnaire n’est plus à démontrer.

Cercle Léon Trotsky



Il aura pour sujet :
La Turquie du kémalisme à l’islamisme et les perspectives de la classe ouvrière
vendredi 25 janvier 2013 - 20h30
Théâtre de la Mutualité
24, rue Saint-Victor Paris 5e
Métro : Maubert-Mutualité - ligne 10
Participation aux frais : 3 euros

Leçon d'histoire à rebours


Des députés UMP ayant déposé un projet de loi demandant que l'action des armées républicaines contre les troupes royalistes durant la Révolution française soit reconnue comme génocidaire, Marion Maréchal-Le Pen, récente élue du FN à l'Assemblée nationale, s'est empressée de co-signer cette demande. Histoire de bien montrer dans quelle filiation elle entend se situer.
     C'est curieux comme deux siècles après, la révolution française donne encore à certains des frissons dans la nuque.


mercredi 23 janvier 2013

Mali : les « libérateurs » dans leurs (basses) œuvres


Au Mali, il n’aura pas fallu une semaine d’intervention française pour que des ONG rapportent des actes de violence commis par les prétendus libérateurs contre la population civile. Dans le sud du pays ainsi que dans certaines des localités reprises aux islamistes, des habitants d’origine arabe ou touarègue ont été agressés par des soldats de l’armée malienne que soutient la France, sous prétexte qu’ils seraient des terroristes déguisés.
     Quand on fait une sale guerre, cela ne peut se faire que salement.

PSA-Aulnay en grève : soutenons les grévistes !

Le syndicat CGT de l'Education nationale du Val d'Oise a décidé hier de l'envoi d'un message de soutien accompagné d'un chèque de 300 euros.
     J'ai sollicité les sections CGT des territoriaux d'Argenteuil et d'AB-Habitat.
     Pour ma part, j'ai envoyé un soutien personnel de 100 euros.
     Leur lutte est l'affaire de tous, soutenons-les. Versons à leur fonds de soutien financier.                                                                           
     Des travailleurs grévistes d'Aulnay habitent Argenteuil. Ils veulent rencontrer son maire. Nous appuyons bien sûr leur demande.
                                                                    DM

PSA-Aulnay : un communiqué de la CGT PSA-Saint Ouen (extrait du site de la CGT PSA Aulnay : http://cgt-psa-aulnay.fr/


Communiqué de presse de la CGT PSA ST Ouen

23/01/2013
Contrairement à ce que nous pouvons lire ici ou là, la venue des ouvriers en grève d’Aulnay à l’usine de Saint-Ouen s’est passée dans les meilleures conditions possibles. Les ouvriers d’Aulnay souhaitaient s’adresser aux ouvriers de Saint-Ouen pour leur dire les raisons de leur grève et ce qui menace l’ensemble des salariés de PSA avec l’accord de « compétitivité » que veut mettre en place PSA comme Renault. Et c’est ce qu’ils ont fait.
Il n’y a eu aucune déprédation ni aucune violence. Des journalistes de télévision étaient présents et ont filmé leur visite. Les vidéos mises en ligne montrent quelle était l’ambiance, à l’opposé des déclarations hystériques de la direction de PSA.
Les discussions ont été nombreuses entre les ouvriers d’Aulnay et ceux de Saint-Ouen, dans tous les ateliers où les grévistes ont pu s’adresser à eux dans les salles de réunion de chaque atelier.
Un tract à entête de 4 syndicats très minoritaires du site a été distribué dans l’usine lundi. Il traitait les grévistes d’Aulnay de « casseurs », voire de « terroristes ». Ce tract a été très mal perçu par les ouvriers qui savent mieux que quiconque comment ça s’est passé. Le responsable CFDT du site a expliqué à ses collègues qu’il avait été « piégé » par téléphone et n’avait pas lu le tract quand il a donné son accord. Des militants FO ont aussi fait part de leur désaccord à leur responsable.
Pour information, deux des quatre syndicats signataires ne sont pas représentatifs sur le site, n’ayant recueilli sur 629 votants que :
CFDT : 12 voix, CFTC : 17 voix.
Pour les autres, reconnus représentatifs :
CGC : 23 voix FO : 108 voix.
Les syndicats non-signataires de ce tract anti-grévistes :
CGT : 259 voix dont plus de 52% au collège ouvrier.
SIA : 213 voix.
La CGT, premier syndicat du site, affirme que ce qui a été dit dans ce tract et le communiqué qui s’en est suivi ne représente pas du tout ce qui s’est passé, ni ce qu’en disent les salariés qui, loin de ces élucubrations hystériques, s’inquiètent des 65 suppressions d’emploi prévues sur le site et de la volonté de PSA de remettre en cause leurs droits dans un futur accord annoncé par PSA.
La CGT du site de Saint-Ouen exprime son entier soutien aux ouvriers d’Aulnay en grève pour ne pas se retrouver au Pôle Emploi et tient à exprimer son respect devant ces collègues qui relèvent la tête.