samedi 12 janvier 2013

"Négociation sur l’emploi : un accord qui comble les vœux du patronat " : un communiqué de Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière


Négociation sur l’emploi : un accord qui comble les vœux du patronat

Gouvernement et patronat sont donc contents : CFDT, CFTC et CGC ont signé un accord avec le MEDEF, et Hollande, qui avait fait du « dialogue social » son objectif, s’en félicite.
     Mais si le patronat est satisfait, c’est que les travailleurs n’ont aucune raison de l’être. Les accords de compétitivité ont été rebaptisés accords de « maintien de l’emploi », mais le contenu est le même : dans chaque entreprise, les travailleurs pourront être soumis au chantage suivant : des baisses de salaire, des mutations à l’autre bout du pays, un allongement de la durée du travail ou… le licenciement. Et rien ne dit que même quand les travailleurs accepteront des concessions, leur emploi sera ensuite maintenu.
     Pour licencier encore plus facilement, le patronat a également obtenu que les « plans sociaux » – c’est-à-dire de licenciements – soient à la fois facultatifs et moins coûteux pour lui, sans risque d’être attaqué en justice. Quand le patronat dit que cet accord « diminuera la peur de l’embauche », c’est qu’il pourra licencier encore plus facilement, alors qu’il y déjà 5 millions de chômeurs, et 1500 de plus chaque jour.
     Les autres dispositions sont à l’avenant, comme la réduction des droits pour les victimes de maladies professionnelles. Que la CFDT ait signé montre sa docilité à l’égard du patronat et du gouvernement. Les contreparties offertes aux syndicats, comme la taxation symbolique et compensée des contrats courts, ou la présence de salariés dans les conseils d’administration, sont dérisoires. Elles servent de feuille de vigne pour un texte qui répond aux attentes des capitalistes : plus de moyens de pression sur les salariés, plus de précarité et d’exploitation.
     Pour se défendre, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Patrons et dirigeants syndicaux peuvent s’entendre sur leur dos autour du tapis vert, mais ils ne pourront empêcher que tôt ou tard, la colère éclate face à la dégradation des conditions d’existence, et que le monde du travail rende les coups.

Nathalie Arthaud, le 12.01.13.

Mali : "À bas l’intervention militaire française au Mali ! " : un communiqué de Nathalie Arthaud, porte-parole de LUTTE OUVRIERE


À bas l’intervention militaire française au Mali !

L’armée française est intervenue pour sauver le pouvoir récemment mis en place au Mali, avec pour raison invoquée, stopper l’avancée de la rébellion dans le nord du pays. Les intérêts des populations du nord comme du sud du Mali n’ont rien à voir avec les motivations invoquées par l’État français.
     Le gouvernement français parle de s’opposer à l’instauration d’un « État terroriste », mais ce n’est qu’un prétexte. Il se fiche bien de ce que peuvent vivre les populations maliennes tant au nord qu’au sud du pays et des exactions dont elles sont victimes de part et d’autre. Il est avant tout préoccupé de préserver l’ordre dans sa zone d’influence africaine. Car, non loin de la zone de conflit du Mali, se trouve le Niger, grand fournisseur d’uranium pour le trust français Areva.
     Il s’agit une fois de plus d’aller défendre les intérêts impérialistes français et de maintenir un ordre économique qui permet aux grands groupes français de piller ces pays.
     Je dénonce cette intervention militaire, tout comme la présence des troupes française partout en Afrique : au Sénégal, en Côte-d’Ivoire, au Burkina Faso, au Tchad et à Djibouti.

                                                                                 Nathalie Arthaud, le 12.01.13.

vendredi 11 janvier 2013

Argenteuil : venez demain à la rencontre des militants de Lutte Ouvrière


Samedi 12 janvier :

Journée de présence militante de Lutte Ouvrière dans Argenteuil

Le matin
de 10 à 12 heures :
Au carrefour Babou, dans le centre-ville
Au Val-Sud devant Simply
Dans le centre commercial de Joliot-Curie

L’après-midi
de 15 à 17 heures 
Au carrefour Babou

Venez discuter avec les militants de Lutte Ouvrière


Ci-dessous : le tract que nous diffuserons à cette occasion :

LUTTE OUVRIERE
Contre les coups du patronat, faire de 2013 une année de luttes
En huit mois, le gouvernement PS n’a pas pris une seule mesure pour stopper les licenciements et s’attaquer aux bas salaires. Il n’a pas même été capable d’augmenter le Smic, car + 0,3 % ce n’est pas une augmentation, c’est de la provocation ! Alors que le gouvernement a autorisé 2,4% de plus pour les tarifs réglementés du gaz, 2,5 % de plus pour l’électricité, entre 2 % et 2,5 % pour le train. En ce début 2013, il a donc programmé l’appauvrissement des smicards.
     Si le gouvernement laisse les travailleurs et les chômeurs dans la galère, il comble le grand capital, il sert les maîtres de l’économie. Il a rassuré les financiers au point que la Bourse a terminé l’année 2012 en fanfare. Il a ravi jusqu’à Parisot, la patronne du Medef, qui ne s’attendait pas à ce que Hollande lui fasse un cadeau équivalent à 20 milliards de baisse de cotisations sociales.
     Qu’il y ait la signature de quelques dirigeants syndicaux au terme des discussions qui se sont déroulées en coulisse depuis des mois entre syndicats et patronat, ou que le gouvernement tranche par la loi, c’est le patronat qui imposera ses exigences de flexibilité.
     80 % des embauches se font en CDD. Du jour au lendemain, les intérimaires peuvent se retrouver à la porte. Le patronat n’a déjà pas beaucoup de contraintes, mais il n’en veut plus du tout. Il veut une main-d’œuvre corvéable et malléable à merci. Il veut pouvoir licencier le plus vite possible, le moins cher possible. En entrant dans son jeu, le gouvernement fait la politique des licencieurs.
     Le recul des conditions de vie pour les classes populaires, l’aggravation de l’exploitation, n’ont rien à voir avec la fatalité. Ils résultent de la guerre de classe que le patronat mène aux travailleurs avec la complicité du gouvernement. Alors, les travailleurs ont à combattre tout à la fois la politique patronale et la politique du gouvernement. Seules les luttes, les plus massives possibles, les plus déterminées, peuvent les empêcher de nous faire reculer.
     Oui, les luttes sont difficiles et aucune n’est gagnée d’avance, mais si les travailleurs ne défendent pas eux-mêmes leurs intérêts, ils sont sûrs de perdre.
     Aucune baguette magique n’arrêtera les licenciements et les fermetures d’entreprises en 2013. La nouvelle année commence d’ailleurs avec l’annonce de mise en cessation de paiement de Virgin Megastore. La direction de Virgin veut fermer 26 magasins et licencier ses 1 100 salariés : il faudrait le lui interdire ! La direction de Virgin aligne les mauvais chiffres ?  Mais Virgin appartient au fonds d’investissement Butler Capital qui gère quelque 500 millions d’euros et son principal actionnaire, Walter Butler, est un baron de la finance. Alors, le forcer à maintenir les emplois ne le mettrait pas sur la paille.
      À Virgin comme à PSA, Electrolux, SFR, Sanofi, il faudrait interdire les licenciements. L’interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire, doivent devenir le combat de tous les travailleurs, l’objectif des luttes les plus massives. Le monde du travail doit se mobiliser pour ses propres priorités : les emplois, les salaires et les retraites. C’est la seule bonne résolution qui vaille pour 2013 !
Grand banquet des amis de Lutte Ouvrière d’Argenteuil et la Région
Le dimanche 17 février 2013
 à Argenteuil Grande salle Jean Vilar: 
Cette année, c'est en journée
Banquet, animations, après-midi dansante
Apéritif à 12 heures
Meeting avec Nathalie ARTHAUD 
Repas à 13 heures 30
Il faut maintenant réserver vite : 13 euros pour les adultes et 6 pour les enfants
(chèques à l’ordre de Dominique Mariette)

Vous voulez être informés de nos activités, de nos initiatives, de nos prises de position au Conseil municipal d’Argenteuil comme ailleurs, laissez-nous vos coordonnées, et vous en serez informés par voie postale ou internet.
Nom…………………………….Prénom………………………………...Adresse postale…................
……………………………………………………………Adresse internet………………………@............

Le blog des conseillers municipaux Lutte Ouvrière d’Argenteuil, Patrice CRUNIL et Dominique MARIETTE : tapez lo argenteuil blog sur google. Des informations journalières , des brèves, des prises de position.
Pour tout contact : · Contact : 2 rue Rouquès 95100 Argenteuil – MDommarie@aol.com – 06 99 49 98 64
                                                                                                          Impr.LO le 11.01.13.



Renault : Les maîtres chanteurs


La direction de Renault est à la manœuvre. Non contente de vouloir contraindre les travailleurs à encore plus de mobilité, la voilà qui veut imposer une augmentation générale du temps de travail, sous le prétexte rabâché de « sauver les emplois ».
     Alors que le cours de l’action a explosé l’année dernière, alors que le groupe a accumulé des centaines de millions de bénéfices, la direction ose dire que la seule chose éventuellement à discuter serait « une contrepartie salariale ».
     Non à la baisse de salaires, non à l’extorsion de 65 millions d’euros supplémentaires sur le dos des travailleurs pour engraisser les actionnaires.

Contrats d’avenir : Retour à la case départ


Les « contrats d’avenir », le dispositif phare de lutte contre le chômage des jeunes du gouvernement Hollande-Ayrault, étaient censés permettre l’embauche de jeunes peu qualifiés dans des entreprises publiques.
     Mais voilà, au bout de trois semaines de période d’essai, six jeunes qui avaient été embauchés en contrats d’avenir par la caisse d’allocations familiales du Var viennent d’être licenciés car jugés justement pas assez compétents !
     Pour les jeunes non qualifiés, voilà l’avenir proposé par ce gouvernement : être jetés comme des kleenex.

Afrique du Sud : Les raisins de la colère


Les travailleurs agricoles des grandes fermes d’Afrique du sud sont en grève pour réclamer une augmentation de leur salaire journalier de 6 à 13 euros. Ils profitent de l’élan donné par les travailleurs des mines de la fin de l’été.
     Là encore, la police n’a pas hésité à faire feu sur les manifestants, même si c’est pour l’instant encore avec des balles en caoutchouc. Souhaitons que la détermination des grévistes l’emporte et entraîne dans son sillage d’autres secteurs de la classe ouvrière d’Afrique du sud.

Pour une vie sûre et tranquille dans les quartiers populaires, il faut la mobilisation solidaire des locataires et des travailleurs du service public !

Le rassemblement de ce midi de soutien aux deux gardiens du Val-Nord agressés a connu un franc succès. Nous étions sous la pluie près de deux cents à exprimer d'abord notre solidarité aux deux gardiens, agressés mais qui ne se sont pas laissés impressionnés.
     La direction d'AB-Habitat avait banalisé le temps nécessaire pour que les employés qui le souhaitaient puissent rejoindre le rassemblement. Tant mieux, et c'est bien la moindre des choses en pareil cas. Mais de très nombreux gardiens et travailleurs de l'Office ont tenu dans tous les cas à être présents.
    La FSU d'AB-Habitat, l'Union locale CGT, la première-adjointe d'Argenteuil, une conseillère municipale du quartier, des représentants de la CNL et de la CGL étaient présents, aux côtés également de locataires.
     Les organisateurs m'ont proposé de prendre la parole. Pour notre modeste part, nous avons d'abord tenu à réitérer de vive voix aux deux gardiens agressés présents notre solidarité. Nous voulions également dire que la lutte des gardiens pour leur sécurité et celle des locataires pour leur tranquillité est indissoluble.
     En tout cas, la section CGT d'AB-Habitat, réactive comme il se doit en pareil cas, a bien eu raison d'organiser ce type de rassemblement qui est une évidence dans de telles situations.

                                                                                           Dominique MARIETTE





jeudi 10 janvier 2013

Privé-public, tous ensemble pour les salaires !


Le gouvernement vient de « revaloriser » le minimum de salaire garanti dans la fonction publique de… 03%,  soit rien.
     0,3% pour le Smig du privé, 0,3% pour les travailleurs de la fonction publique, 0-0, la balle au centre !
     Rien pour les uns, rien pour les autres, de bonnes raisons de se retrouver tous ensemble, privé et public, pour la hausse des salaires.