lundi 17 décembre 2012

Argenteuil : élections du « CASC »


Les élections au « CE » des travailleurs territoriaux d’Argenteuil –le CASC- ont vu une augmentation du nombre de votants chez les actifs. Il n’y avait qu’une liste de candidats CGT et c’est d’autant plus significatif. Les militants de la CGT sont satisfaits de cette progression. Pour ma part, en tant que président du bureau de vote du Val-Sud, je suis satisfait d’avoir contribué à la réussite de cette élection.

            Dans une lettre ouverte au député de la circonscription, le maire d’Argenteuil, les responsables de la CGT des territoriaux demandent que la situation de leur comité d’action sociale et culturelle soit alignée juridiquement sur celle des CE du privé.
            Ce serait bien la moindre des choses.  DM

Roissy : des nourrices gardant des enfants des salariés de la zone obtiennent satisfaction

Les nourrices d'une crèche associative s'adressant à des salariés de la zone aéroportuaire de Roissy pourront continuer à travailler et à répondre ainsi à l'immense besoin de crèches aujourd'hui toujours en nombre insuffisant. 
     Une nouvelle réglementation a mis en cause leur agrément, mais ces nourrices, à la suite de nombreuses démarches et d'une visite à la préfecture de Cergy viennent de l'obtenir.
     Mais il leur en aura fallu bien de l'énergie. Utiles donc pour le maintien de leur emploi, et pour toutes les familles de salariés dont leur existence est si importante.
     Nous pourrions faire une rubrique intitulée : "Seule l'obstination paie". En voilà un nouvel exemple.
  

Bezons : des habitants mobilisés contre ce qui pourrit la vie de leur quartier


Des habitants d’une cité de Bezons sont partis en guerre contre le trafic de drogue qui empoisonne la vie de leur cité et de chacun de ses habitants.
     C’est bien sûr à un gigantesque problème auquel ils s’attaquent avec le soutien de la municipalité.
      Comment se fait-il que la drogue tel le « shit » se soit banalisée dans la jeunesse et la société en trente ans pour une fraction toujours plus importante de la population ?
     Tout ce qui nuit à la conscience et débouche sur de multiples trafics traduit une régression pour la société.
     Sur ce plan, pour mettre nettement en garde, l’Ecole, et dès l’école primaire, devrait jouer un rôle majeur. Mais pratiquement rien n’est fait.
     En tout cas, l’initiative courageuse de ces habitants, dont la présence de trafiquants complique la vie, doit être connue et soutenue par tous ceux qui pensent que rien n’est inéluctable.

dimanche 16 décembre 2012

Smic : "vous voulez du pain, et bien mangez de la brioche"

Le gouvernement n'entend augmenter le Smic au 1er janvier que de 0,3 % soit une augmentation du taux horaire de 3 à 4 centimes. Pendant ce temps, les cadeaux substantiels pleuvent au bénéfice du patronat.
      Karl Marx parlait des gouvernements comme des "conseils d'administration" de la bourgeoisie. Que leurs partisans s'assoient sur les bancs de la droite ou sur les bancs de la gauche, sur ce plan, il n'y a pas de différence.
     C'était vrai hier. Cela l'est toujours aujourd'hui.


Agenda militant

Mardi 18 décembre
12 heures
(et non le mercredi 19 comme annoncé)
Rendez-vous à l'Agence Régionale de Santé d'Ile de France
pour le maintien du service de radiothérapie à l'hôpital d'Argenteuil

Samedi 12 janvier

Journée de présence militante importante de Lutte Ouvrière sur Argenteuil

Dimanche 17 février 2013, en journée

Repas à 13 heures 30

Grand banquet fraternel des amis de Lutte Ouvrière

D’Argenteuil et de la région

Dès à présent, on peut réserver : 13 euros pour les adultes et 6 pour les enfants

(chèques à l’ordre de Dominique Mariette

samedi 15 décembre 2012

La Poste : quand réorganisation rime avec réduction, avec suppression


Des postières et postiers du Val d’Oise ont tenu hier à marquer leur refus des réorganisations actuelles du tri et de la distribution du courrier dans le département. Certains ont manifesté devant la direction de La Poste à Cergy.
     Quand La Poste parle « réorganisation », pour les salariés et les usagers, il y a péril en la demeure.
     Hier, il s’agissait de marquer le refus. Demain, il faudrait que, pour la défense du service public, les travailleurs et les usagers voient rouge.

Education : un article de Lutte Ouvrière


Recrutement d'enseignants : on est loin du compte

Le ministre de l'Éducation Peillon annonce à grands sons de trompe le recrutement de 43 000 enseignants en deux ans. Si cela se fait, cela va apporter une bouffée d'air, mais, si on calcule, on est loin du compte.
     En effet, Sarkozy avait supprimé 80 000 postes d'enseignants en cinq ans. Hollande avait promis d'en rétablir 60 000 durant son mandat, ce qui aurait tout de même fait un déficit de 20 000, compte non tenu de l'accroissement du nombre d'élèves.
     Or, il faudra aussi remplacer les 34 000 enseignants devant partir en retraite dans les deux ans qui viennent. Les 43 000 recrues de Peillon ne représentent donc en fait que 9 000 postes supplémentaires pour cette période. On est donc bien en dessous des promesses électorales de Hollande, elles-mêmes déjà largement en dessous de ce qu'il faudrait pour faire fonctionner l'école dans les conditions présentes.
     Le manque de personnel, enseignants, surveillants, personnels administratif, médical, de service, de maintenance, est en effet criant dans l'Éducation nationale. Il est même criminel dans les établissements des quartiers populaires, là où enfants et adolescents ont besoin d'être particulièrement encadrés et là où, précisément, les postes ont été supprimés en grand nombre.
     Les enfants et les adolescents des quartiers populaires, ceux dont les parents font les métiers les plus durs, travaillent la nuit, un jour sur deux ou pas du tout, vivent dans des logements trop petits, voire insalubres. Les jeunes qui ont l'impression que personne ne gagne sa vie en travaillant, ceux qui arrivent au collège puis au lycée en sachant à peine lire mais très bien se battre, ont un besoin désespéré d'encadrement, de professeurs.
     Sarkozy les avait réduits à la portion congrue. Hollande, quoi qu'en dise Peillon, ne fait rien de sérieux pour revenir là-dessus.
                                                                                                         Paul GALOIS

Hausse du prix du gaz : un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière n° 2315 (en vente à la Librairie des Ecoles, bd Léon Feix, lors de nos permanences, sur abonnement


                              Hausse du prix du gaz : le scandale continue

Le gaz va augmenter de 2,4 % le 1er janvier. Comme du temps de Sarkozy, le gouvernement prétend avoir tenté de limiter la hausse, mais il a été désavoué par le Conseil d'État car s'il l'avait fait, il n'aurait pas respecté la loi. Cela s'est fait à la demande des petites compagnies gazières, celles qui clament à tous vents qu'avec elles les tarifs seraient plus bas. Toujours est-il qu'à leur initiative ces tarifs seront plus hauts.
     Depuis des années le gaz a subi une cascade d'augmentations : +4,3 % en janvier 2008, +6,3 % en avril et +5,3 % en août 2008. En avril 2009, une baisse, la seule, de 11,3 % bientôt largement compensée par des hausses de +9,7 % en avril 2010, +5,1 % en juillet et +5,2 % en avril 2011. + 4,4 % en janvier 2012, +2 % en juillet et encore +2 % en octobre et pour finir (pour le moment !) les +2,4 % du 1er janvier 2013. Les salaires n'évoluent pas aussi vite !
     98 % du gaz consommé en France sont achetés à l'étranger. Mais à quel prix ? Cela reste un mystère pour le commun des mortels. C'est donc l'opacité la plus totale sur les profits qu'en tirent GDF Suez et les autres. Actuellement, environ un quart du gaz est acheté sur le marché libre « spot » à un tarif nettement inférieur aux contrats à long terme des trois quarts restants, sans qu'on puisse savoir ce prix.
Alors, tant que les consommateurs et les employés ne pourront pas contrôler les comptes des sociétés gazières, et en particulier de GDF, il n'y a aucune raison de leur faire confiance, et toutes les raisons de s'en méfier.
     Quoi qu'en dise la loi, quoi qu'en dise le Conseil d'État, les consommateurs se font détrousser avec la complicité, fût-elle « modérée », des pouvoirs publics.

                                                                    André VICTOR