lundi 22 octobre 2012

Agression dans un lycée d'Argenteuil : l'éducation a besoin d'être refondée... comme la société

Le Proviseur-adjoint de mon lycée a reçu un coup de poing de la part d'un élève. C'est la seconde agression physique qu'il subit depuis le début de l'année, et ce genre d'acte est nouveau dans ce lycée. Ces actes expriment les difficultés croissantes d'un certain nombre d'établissements scolaires.
     Comme commentaire, je ne reprendrai qu'un extrait de mon intervention contre la perspective de l'installation d'un lycée privé à Argenteuil : "...Au lieu d’élever le niveau de l’ensemble des jeunes et de l’ensemble de l’enseignement, c’est à une ségrégation renforcée des élèves que l’on assisterait. Encore une fois, l’accumulation des problèmes à l’école publique, je la vis depuis des décennies, et plus précisément depuis douze ans dans un établissement en difficulté du secondaire de la commune. Et je suis bien placé pour savoir que ce n’est ni la qualité des enseignants ou du personnel ni les élèves qui en sont responsables. Ce qui est en cause, c’est le manque de moyens adaptés à la situation des jeunes, de leurs familles, pour remplir au mieux notre tâche d’éducateurs...".
     Bien évidemment, pendant deux heures, les personnels unanimes ont exprimé leur "droit de retrait" pour marquer leur solidarité et exprimer leur volonté de voir leur sécurité assurée.

Rapport Gallois : un communiqué de Nathalie Arthaud


Rapport Gallois : paroles de patrons

Les grandes lignes du rapport Gallois sont désormais connues : elles reprennent en grande partie les demandes de Parisot, la patronne du Medef, d’un choc de compétitivité. Il préconise un allègement des cotisations sociales de 30 milliards d’euros, dont 20 milliards de cotisations patronales.
     La compétitivité a toujours été l’argument massue du patronat pour abaisser les salaires directs ou ces salaires indirects que sont les cotisations sociales.
Hollande ne se dit pas tenu par le rapport Gallois mais nul doute qu’il s’en servira. La seule question qui se pose encore est de savoir combien, et sous quelle forme, le gouvernement volera aux travailleurs des milliards pour en faire cadeau au patronat, tout cela au nom de la compétitivité.

     C’est inacceptable. La compétitivité, c’est la guerre entre les capitalistes qui s’arrachent les marchés et les profits. Mais ils mènent cette guerre avec la peau des travailleurs car c’est toujours aux travailleurs d’en faire plus, de travailler plus, de toucher moins. Ça suffit !
Les travailleurs n’ont pas à servir de chair à canon dans les guerres commerciales qui opposent les capitalistes. Si les patrons veulent être plus compétitifs, qu’ils baissent leurs marges et leurs profits.

                                                                        Nathalie ARTHAUD, le 20.10.12.

Ikéa : des travailleurs ne se laissent pas faire


A Franconville et à Gonesse, les magasins ont dû fermer plus tôt ce dimanche, suite à un appel à la grève.
     Depuis des années, des salariés de cette enseigne dénoncent le travail du dimanche ou encore les mauvaises conditions de travail et de salaire dans l’entreprise. Celle-ci a fait beaucoup parler d’elle ces derniers temps, en utilisant tous les moyens pour maintenir ce travail dominical et son taux de profit.
     En tout cas, dans les faits, hier, une chose est sûre, elle a dû céder.

Un absent = un remplaçant, une évidence mathématique


Il manque des professeurs de mathématiques pour effectuer les remplacements dans les collèges et les lycées du Val d’Oise.
     Comme si ce n’était prévu d’avance.
     Une des multiples conséquences des coupes drastiques de profs.
     Il y a dans tous les cas une solution au problème.

dimanche 21 octobre 2012

Amiante : manifestation de l'Andeva : pour un monde sans amiante - un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière du 19.10.12.e


Samedi 13 octobre, la manifestation annuelle de l'Association nationale des victimes de l'amiante (Andeva) a regroupé à Paris plusieurs milliers de participants venant de toutes les régions de France.
     Des militants de Lutte Ouvrière étaient présents derrière une banderole. Placée sous le mot d'ordre de la lutte internationale contre la production et l'utilisation de l'amiante et pour leur interdiction, la manifestation comportait des délégations de dix-huit pays et des cinq continents (Italie, Belgique, Albanie, Allemagne, Australie, Japon, Corée, Afrique du Sud, Brésil, Mexique, Inde, Québec et Canada).
     La manifestation débutait rue de Messine, là où le Comité permanent amiante (CPA), créé en 1982, avait son siège. Dans les années 1960 et 1970, l'industrie de l'amiante s'est organisée internationalement pour poursuivre et amplifier la production de cette fibre minérale employée comme anticalorifique, dont les effets cancérigènes étaient parfaitement connus. Le CPA a ainsi été mis en place au cours d'une réunion au Canada. Pendant quinze ans, le CPA a prolongé l'utilisation de l'amiante en France, en invoquant avec la complicité des pouvoirs politiques son « usage contrôlé ». On en connaît les sinistres résultats : trois mille morts par an.
    Aujourd'hui, plus de cinquante pays ont interdit l'amiante. Mais les industriels empoisonneurs ont réorienté leur commerce de mort vers l'Asie et la Russie où la consommation d'amiante est plus importante que jamais. Non sans rébellion des populations, comme au nord de l'Inde où des manifestations ont empêché l'installation d'une usine d'amiante-ciment.
     Aujourd'hui, les trois objectifs de l'Andeva : interdire l'amiante, punir et faire payer les responsables (industriels, experts, dirigeants politiques), soigner et indemniser les victimes, sont aussi ceux de nombreuses associations agissant dans ce sens dans différents pays, pour un monde sans amiante. Et le mieux serait de le débarrasser aussi des capitalistes, exploiteurs et pollueurs.
                                                                                Serge VIARD

samedi 20 octobre 2012

Radiographie d'Argenteuil : signez la pétition

RADIOTHERAPIE DE NOUVEAU ATTAQUEE
Nous exigeons le maintien de la radiothérapie à l'hôpital d'Argenteuil. Nous en avons besoin. Nos
impôts l'ont payée. Il est indécent et scandaleux de la sacrifier aux appétits de vautours ne
cherchant que le profit.
De plus, nous exigeons du gouvernement qu'il prenne des mesures d'urgence :
- abrogation de la loi HPST
- suppression des dépassements d'honoraires, des forfaits et des franchises
- arrêt des fermetures d'établissements, de services hospitaliers, de maternités, centre d'IVG, centres de santé tant
dans le secteur des soins que dans celui de la prise en charge du handicap et des personnes âgées
- attribution des moyens humains et financiers pour un service public de santé incluant les soins de premier
secours et la prévention; en particulier le financement de la totalité de la reconstruction de l'hôpital d'Argenteuil.
- suppression des exonérations et des exemptions de cotisations sociales
- augmentation du budget de la Sécurité Sociale pour 2013 au niveau des besoins de la population.
- rétablissement de la démocratie sanitaire : usagers, professionnels, élus locaux, doivent être partie prenante des
décisions prises concernant notre système de santé et de protection sociale
  
Pour signer : joindre le blog "cddha" du Comité de Défense de l'Hôpital d'Argenteuil

Massacre de 1961, une reconnaissance positive, mais tardive et limitée


Hollande a amorcé la reconnaissance officielle de la répression de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris, qui fit sans doute plus de 200 morts algériens. Cette reconnaissance arrive plus de 51 ans après les faits, mais cela n’a pas empêché les voix de droite et d’extrême droite de se scandaliser et de se solidariser avec les crimes commis alors par la police française sous les ordres de l’État « républicain et dirigé par De Gaulle », a déclaré le président du groupe UMP à l’Assemblée. Ce qui est un fait d’évidence. Cela souligne que cette République et De Gaulle ont été capables de commander les pires ignominies.
    Et puisqu’on en est aux repentances… des actes commis par l’adversaire de droite, pourquoi s’en arrêter là, et ne pas évoquer la responsabilité des dirigeants socialistes d’alors, ainsi que celle d’un Mitterrand, dans le déclenchement de la guerre d’Algérie, et dans les méthodes, sans pitié, qui y furent mises en pratique ?


Vendredi 16 novembre - à 20 h 30
Cercle Léon Trotsky
Le prochain Cercle Léon Trotsky aura pour thème :
Il y a 50 ans la fin de la guerre d'Algérie : La fin du colonialisme mais pas de l'oppression
Espace Paris-Est Montreuil -- 128, rue de Paris
Montreuil (Seine-Saint-Denis) -- Métro : Robespierre (ligne 9)
Participation aux frais : 3 euros

Un départ et retour collectifs auront lieu d'Argenteuil

Naturalisation : assouplissement des conditions de naturalisation : une bonne chose, mais limitée


Les conditions pour être naturalisé devraient être assouplies : un CDI ne serait plus obligatoire, la naturalisation pourrait avoir lieu après cinq ans de présence régulière en France et non 10 ans, et les QCM stupides, posés à tous les candidats sur leur connaissance de la culture française, seraient supprimés.
     Ce serait la moindre des justices, et c’est dans notre intérêt à tous, que tous ceux qui constituent une seule et même classe ouvrière aient les mêmes droits.