lundi 15 octobre 2012

Editorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière du 15.10.12.


LA PAIX CAPITALISTE C’EST LA GUERRE SOCIALE OU LA GUERRE TOUT COURT

Non, on ne rêve pas quand Hollande fait de la France le défenseur en titre des droits de l’Homme en Afrique. Non, l’attribution du prix Nobel de la paix à l’Union européenne n’est pas un gag.
     Faut-il se glorifier que depuis soixante ans les principales puissances européennes ne se sont pas entretuées comme elles l’ont fait à deux reprises lors de la Première et de la Seconde guerres mondiales ? Quant à prétendre que l’Union Européenne a assuré la paix sur le continent depuis soixante ans, c’est avoir la mémoire courte. Oubliée la guerre qui a ensanglanté les Balkans il y quinze 15 ans ! Oublié le massacre de Srebrenica !
     Et oubliées, surtout, les guerres infectes menées par ces mêmes puissances en dehors de l’Europe pour préserver leur domination en Algérie, au Vietnam, au Moyen-Orient. Oh, la guerre n’est pas sur le sol de l’Union européenne, mais des soldats français, britanniques, espagnols bombardent et tuent en Afghanistan. Si des troupes françaises sont basées en Afrique, ce n’est pas pour promouvoir les droits de l’Homme mais pour voler au secours de dictateurs mal en point.
     Présenter la France, ou l’Union européenne, comme facteurs de paix, de coopération et de solidarité est une sinistre comédie.
    D’autant plus sinistre en ce qui concerne l’Union européenne, qu’elle menace d’éclater. La crise et les attaques spéculatives contre la zone euro opposent les pays européens les uns aux autres, creusent les inégalités, confortent la tutelle des deux impérialismes dominants, la France et surtout l’Allemagne, sur les autres. Les réflexes égoïstes, protectionnistes et nationalistes sont autant de menaces d’affrontements pour l’avenir.
     Ce prix Nobel de la paix est d’autant plus déconnecté de la réalité qu’en Europe, des millions de travailleurs perdent leur travail, leurs économies, leurs biens et voient leur existence mise en danger. Des millions de travailleurs en sont à se demander comment vivre avec un salaire en moins dans la famille. Comment surnager avec un revenu amputé d’un tiers, voire de moitié comme en Grèce ? Comment survivre avec une pension de retraite inférieure au loyer ? Où trouver de quoi manger ? Comment se loger, se chauffer ?
     La crise a aggravé la guerre sociale en aggravant l’exploitation et la rapacité patronale, et aucune région au monde n’y échappe.
     En Afrique, où un salaire de 100 ou 200 euros paraît un privilège à l’écrasante majorité qui est au chômage, cette guerre sociale est d’une tout autre ampleur. La colonisation d’abord, puis l’impérialisme ont condamné les pays d’Afrique au sous-développement, les transformant en réservoirs de matières premières et de bras à exploiter.
     Aujourd’hui le pillage des ressources minières de l’Afrique par les multinationales françaises se poursuit : Areva pour l’uranium, Total pour le pétrole, Rougier pour les essences de bois. Bolloré et Bouygues contrôlent le commerce, les ports, les chemins de fer en Côte-d’Ivoire et au Sénégal. Tant que ces multinationales seront présentes, la Françafrique a de beaux jours devant elle.
     Ce n’est pas par amour de la langue française que Hollande a participé au sommet de la francophonie à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC), mais pour y défendre les intérêts des capitalistes français. Hollande peut faire son cinéma sur la démocratie et les droits de l’Homme, il peut se pincer le nez en serrant la main à Kabila, dictateur de la RDC, ou à Bongo, le maître du Gabon, il compte sur eux pour assurer l’ordre et les affaires françaises.
    En dépit des grands discours sur la non-ingérence, la France intervient en permanence pour défendre son pré carré africain. Elle est intervenue militairement en avril 2011 pour aider Ouattara à accéder au pouvoir en Côte-d’Ivoire et elle veut aujourd’hui intervenir au Mali. Ces interventions se font toujours au nom de la démocratie, de la liberté contre le terrorisme, mais elles sont en réalité le moyen pour  l’Etat français de protéger la chasse gardée des grands groupes français.
     Tant que le pouvoir économique appartient au grand capital et le pouvoir politique à ses hommes de main, les classes exploitées et les peuples opprimés n’auront droit qu’à des discours doucereux des chefs d’Etat, des prix Nobel d’hypocrisie et l’exploitation, les coups et la misère, toujours.



Renault : suicides dans les entreprises, comment Renault avait retenu la leçon


Chez Renault, une enquête vient de révéler que la direction avait fait rédiger en 2011 des communiqués prêts au cas où certains de ses cadres qu’elle était en train de licencier se suicideraient, ou tenteraient de le faire, plusieurs salariés de Renault s’étant suicidé ces dernières années.
     Côté cynisme, la « Com » de ces grands groupes n’est jamais prise au dépourvu !

Ecole privée : un article du 13 mars 2007 de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière (n°2016)


École privée : partenaire de la gauche comme de la droite


Dans un entretien au Monde de l'éducation, Ségolène Royal dit vouloir « intégrer le privé à la réflexion sur la lutte contre l'échec scolaire », au nom de la justice pour l'école publique qui est obligée d'accueillir tous les élèves, alors que la plupart des établissements privés les choisissent et évitent les cas difficiles.
     Il y a un peu plus d'un mois, Nicolas Sarkozy déclarait lui aussi : « Je veux que soit reconnue l'utilité sociale de l'enseignement privé, en lui permettant d'ouvrir des établissements y compris dans les quartiers où s'accumulent tant de difficultés. »
     Quant à Bayrou, il « n'oppose pas école privée et publique », toutes deux « utiles à la France, aux familles ». Et surtout, dans ce domaine, il a laissé un souvenir mémorable. Il fut en effet ministre de l'Éducation dans le gouvernement Balladur dont le porte-parole était à l'époque un certain Nicolas Sarkozy. C'est ce gouvernement qui tenta en 1994 de faire financer, sur les fonds des collectivités locales, les locaux des écoles et lycées privés. Cette révision de la loi Falloux, qui régit l'enseignement privé, tomba dans les oubliettes après avoir déclenché de gigantesques manifestations de protestation.
     On voit aujourd'hui une belle unanimité chez tous ces candidats en ce qui concerne l'enseignement privé, ou plutôt confessionnel, car il est à 95 % catholique. Il est tout naturellement défendu par la droite, à l'électorat conformiste et bien-pensant. Mais il n'est absolument pas remis en cause par la gauche. Ce n'est pas nouveau. En 1992, c'est Jack Lang qui fit entériner un accord avec l'enseignement privé pour autoriser un financement des écoles par le département. Quant à Rocard, ministre de l'Agriculture en 1984, il avait fait adopter une loi autorisant le financement des établissements agricoles privés sur les fonds de l'État.
     Ségolène Royal n'innove donc pas : en présentant sa proposition comme une façon de rétablir l'équilibre entre le public et le privé, elle espère peut-être avoir l'assentiment d'un certain nombre d'enseignants qui déplorent la fuite de leurs « bons élèves » vers l'école privée. Elle espère peut-être aussi, du même coup, récupérer des voix qui auraient tendance à s'égarer du côté de Bayrou. Mais surtout, elle va dans le sens du désengagement de l'État dans les services publics.
     Si l'on veut remédier aux maux de l'école, la première mesure à prendre est de réserver l'argent public à l'école publique, et de lui donner les moyens de remplir son rôle correctement. Mais cela ne fait partie ni du programme de la droite réactionnaire ni de celui de la gauche timorée.
                                                                                             Sylvie MARÉCHAL

dimanche 14 octobre 2012

"De Sarkozy à Hollande : la continuité de l'appareil d'État" : un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière n° 2305



                           De Sarkozy à Hollande : la continuité de l'appareil d'État

Face aux attaques de l'UMP qui l'accuse de remplacer les hauts fonctionnaires, patrons des entreprises publiques, etc., en poste sous le précédent gouvernement, par des proches du Parti socialiste, le gouvernement se défend de s'être livré à cette « chasse aux sorcières ». Ainsi, « seuls les directeurs, préfets et recteurs considérés comme trop ouvertement liés au pouvoir sarkozyste ont été éloignés. Nombre de personnalités marquées à droite conservent, à l'arrivée, leurs positions » commente le journal Le Monde. Et Hollande de se vanter d'avoir respecté l'engagement de sa campagne électorale d'un « État impartial ».
     Il n'y a pourtant pas de quoi se vanter. Car tout ce que cela montre, c'est que, pour l'appareil d'État, entre le gouvernement de Hollande et celui de Sarkozy, c'est la continuité, pas le changement. D'élection en élection, les gouvernements changent, mais pas les hauts fonctionnaires, ni les magistrats, les policiers, les chefs militaires, les diplomates, etc. Et ce sont aujourd'hui à peu de choses près les mêmes hauts fonctionnaires qui préparaient les dossiers des ministres de Sarkozy-Fillon qui préparent aujourd'hui ceux des ministres de Hollande-Ayrault, les mettent en forme et les font -- ou pas -- appliquer. Cherchez la différence !
                                                                   J.J.L.

Collège Albert-Camus : trop d'élèves : la peste !

Le collège Albert Camus d'Argenteuil craque de toutes parts. Il y a trop d'élèves et le Conseil général du 95 n'envisage pas à brève échéance une solution , la construction, par exemple, d'un 9ème collège sur Argenteuil
       Car la solution n'est certainement pas que des élèves aillent dans le privé.
       Une pétition circule demandant une solution. Nous l'avons signée.

Agenda militant

Lundi 15 octobre :
Conseil Municipal d'Argenteuil
20 heures

mercredi 17 octobre :
Commémoration du 17 octobre 1961
17 heures 30
Pont d'Argenteuil entre Argenteuil et Gennevilliers

jeudi 18 octobre
Procès de M. Kerfali
9 heures 
Tribunal de Pontoise

samedi 20 octobre
Venez discuter avec les militants de Lutte Ouvrière à Bezons

Affaire Ali Zri : aux côtés de M. Kerfali jeudi 18



Le Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri
appelle à un rassemblement de soutien à M. Kerfali
Jeudi 18 Octobre 2012 à 9 heures
devant le Tribunal de Grande Instance de Pontoise.
Covoiturage dès 8 h à partir des 2 gares d’Argenteuil.

      SOYONS NOMBREUX !

samedi 13 octobre 2012

Solidarité avec la Palestine : les sept militants doivent être relaxés


Il n’y a pas eu de procès hier dans le cadre des poursuites intentées à l’encontre des 7 militants val d’oisiens de la cause palestinienne,  accusés d’avoir mené une opération contre les produits d’origine israélienne dans une grande surface commerciale en 2010.
           Sur la base d’une question de procédure, le procès a été renvoyé à dans un an.
           De report en report, voilà la preuve que les poursuites n’ont pas de fondement.
           Relaxe pour les 7 militants poursuivis !