vendredi 12 octobre 2012

Italie : Monti, le bonimenteur


Pour faire passer la pilule du nouveau plan d’austérité de 12 milliards que son gouvernement veut imposer, Monti a annoncé que les impôts des plus faibles tranches diminueraient. Mais comme il augmente la TVA de 1%, les Italiens les plus pauvres seront largement ceux qui paieront l’austérité. Ils paieront aussi à cause des coupes dans les services publics, en particulier la santé, qui perd un milliard de crédit.

     L’austérité en italien, en grec ou en français se traduit toujours par des attaques contre les couches populaires.


Européenne de Produits de Beauté : le ton mon chez Revlon

Le trust EPB veut se débarrasser de son site de Bezons... et de ses salariés. Après plusieurs jours de débrayage d'une heure, les salariés étaient en grève hier toute la journée.
     Cette grève aura déjà permis aux travailleurs de faire le point et d'envisager la suite. Personne n'envisage que Revlon et EPB ne puissent pas payer, et payer, à la mesure du préjudice subi par chacun. Et cela, pour le personnel en fixe comme pour les intérimaires !

Militants de la cause palestinienne : relaxe pour les 7 inculpés !

En 2010, des militants de la cause palestinienne avaient manifesté dans l'enceinte d'une grandes surface de Montigny-les-Cormeilles dans le cadre d'une campagne de boycott contre les produits en provenance d'Israël. 7 d'entre eux ont été poursuivis par la justice et mis en examen. Ils passent aujourd'hui en procès à Pontoise.
     La relaxe est la seule issue de justice pour ces militants qui dénoncent la situation inique faite au peuple palestinien par l'Etat d'Israël depuis des décennies.

jeudi 11 octobre 2012

Algérie : c’était la Guerre d’Algérie


Mercredi 17 octobre
Pendant longtemps une chape de plomb recouvra le souvenir de la répression de la manifestation du 17 octobre 1961 appelée par le FLN algérien pour protester contre le couvre-feu dont les Algériens étaient l’objet.
            Aujourd’hui, cet évènement sanglant a été sorti de l’oubli, et donne lieu à des commémorations.
            Nous serons sur le pont d’Argenteuil mercredi prochain 17 octobre sur le pont d’Argenteuil pour marquer notre volonté de contribuer à la mémoire des réprimés et des victimes du colonialisme.


Vendredi 16 novembre - à 20 h 30
Cercle Léon Trotsky
Le prochain Cercle Léon Trotsky aura pour thème :
Il y a 50 ans la fin de la guerre d'Algérie : La fin du colonialisme mais pas de l'oppression
Espace Paris-Est Montreuil -- 128, rue de Paris
Montreuil (Seine-Saint-Denis) -- Métro : Robespierre (ligne 9)
Participation aux frais : 3 euros

Afrique du Sud : les mineurs continuent leur lutte

Après les 12 000 mineurs du platine, 3 500 autres travailleurs des mines sont à leur tour menacés de licenciements pour avoir fait grève. Le patronat, aidé par la justice et le gouvernement, cherche ainsi à briser un mouvement qui dure et qui s’approfondit.
Mais jusque-là, toutes les menaces, la répression, les licenciements n’ont fait que renforcer la détermination des travailleurs.

Plus-values :faux pigeons et gouvernement bien dressé : un article dans Lutte Ouvrière daté du 12.10.12.


Il aura suffi de trois jours de fronde patronale sur Internet pour que le gouvernement abandonne son projet de taxer les plus-values réalisées lors de la vente d'une entreprise par son créateur. Le gouvernement souhaitait pourtant simplement porter l'imposition de ces plus-values au niveau où sont taxés les revenus de tout un chacun. Bref, il ne s'agissait même pas d'une mesure discriminatoire à l'encontre des patrons.
     Pourtant, devant ce manque à gagner, ces patrons se sont mobilisés rapidement et ne se sont pas privés d'user du mensonge et de la mauvaise foi, bien relayés par une presse complaisante.
     Leur dénonciation de « la taxe de 60 % sur les PME » laissait entendre que toutes les entreprises seraient plus taxées, alors que le gouvernement ne souhaitait augmenter que la taxe sur les plus-values liées à la vente, et non celle sur les bénéfices. Ce chiffre de 60 % brandi par les frondeurs n'a été obtenu qu'en ajoutant la CSG et le RDS aux 45 % d'imposition, taux qui lui-même ne concerne en fait que les plus-values les plus importantes. Et puis, mettre en avant les créateurs de petites entreprises, jeunes, dynamiques et méritants, est une vieille tactique patronale pour séduire le quidam et obtenir des concessions du gouvernement. Les frondeurs se sont même baptisés « pigeons » pour mieux se faire passer pour des contribuables vertueux injustement plumés.
     Ces patrons ne sont pourtant pas tous des gagne-petit, loin s'en faut. Le journal Libération a cité trois de ces patrons « pigeons » ayant vendu leur entreprise, l'un à 70 millions d'euros, le second à 182 millions, le dernier à 475 millions !
     Grâce à cette campagne et surtout grâce à cette reculade manifeste et piteuse du gouvernement, ces plus-values ne seront donc taxées qu'à un taux forfaitaire de 19 %. C'est le retour au système en vigueur jusque-là.
     Mais, face aux récriminations des patrons, et pas seulement des soi-disant petits, le gouvernement est allé encore plus loin dans le recul. En effet, si l'on en croit le journal Les Échos, ce ne serait plus seulement les « créateurs d'entreprise » qui échapperaient à la nouvelle taxation des plus-values, mais tous les actionnaires, créateurs, investisseurs ou dirigeants, à condition qu'ils détiennent une part « significative » du capital proche de 10 à 15 %, et pour une durée de deux à cinq ans. Les gros et très gros actionnaires bénéficieront donc eux aussi, pour la taxation des plus-values de cession de leurs actions, d'une taxation au taux de 19 %. C'est pour eux un très gros cadeau. Pour Hollande et pour le gouvernement, qui avaient promis de taxer au même niveau capital et revenu du travail, c'est plus qu'un recul : une véritable capitulation.
                                                                            Stéphane FORT

Seine-Saint-Denis : un plan d'urgence pour l'Education est nécessaire

Les enseignants de la maternelle et du primaire étaient appelés à faire grève aujourd'hui en Seine-Saint-Denis. Il manque 250 enseignants selon le principal syndicat. Chaque jour, 50 professeurs absents ne sont pas remplacés.
       Dans le département le plus populaire...

mercredi 10 octobre 2012

9 octobre : deux communiqués du 9 de Nathalie Arthaud


Entre les salariés et le patronat de l’automobile, le choix du gouvernement est clair

Des centaines de salariés en lutte, de PSA, Renault, Goodyear, etc., s’étaient donné rendez-vous ce matin au Mondial de l’Auto, pour dire leur colère contre les licenciements qui frappent en particulier le secteur automobile. En guise de comité d’accueil, CRS et gendarmes mobiles se massaient aux entrées et les manifestants ont eu droit aux gaz lacrymogènes.
     S’il existait une palme de l’hypocrisie et de la couardise, le gouvernement Hollande-Ayrault l’emporterait haut la main. Côté pile, le ministre du « Redressement productif » Montebourg fait des moulinets et des déclarations grandiloquentes pour se dire aux côtés des salariés licenciés ; côté face, son compère le ministre de l’Intérieur Valls leur réserve coups de matraque et gaz lacrymogènes. En fait, derrière ce cinéma du gentil et du méchant, il n’y a qu’une politique, entièrement au service du patronat.
     Alors, puisse l’accueil réservé ce matin aux manifestants servir de leçon : dans leur lutte pour sauver leur emploi et leur salaire, les travailleurs savent désormais que ce gouvernement est entièrement du côté du patronat. Et qu’ils ne pourront compter que sur leurs propres forces.

                                                                                          Nathalie Arthaud

Des dizaines de milliers de travailleurs ont manifesté aujourd’hui pour affirmer que seule la lutte collective peut payer
Les manifestations d’aujourd’hui ont montré qu’il y a dans ce pays des dizaines de milliers de travailleurs conscients que face au patronat, seule la lutte collective peut payer, et que face à un gouvernement de gauche, ils ne resteront pas l’arme au pied.
Contre le chômage, la seule mesure efficace du point de vue des travailleurs est l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans diminution des salaires. Et il faudra un mouvement général de l’ensemble de la classe ouvrière pour imposer cela.
Aujourd’hui, ceux qui se sont mobilisés sont minoritaires, mais leur mobilisation est un gage pour l’avenir. Car il est certain que, dans cette période d’aggravation de la crise, l’avidité du patronat et la couardise du gouvernement vis-à-vis des ces patrons petits et grands, pousseront inévitablement les travailleurs à se défendre collectivement et massivement. Et alors, les travailleurs seront en position d’imposer les mesures vitales pour eux face à la crise.

                                                                                                    Nathalie Arthaud