jeudi 27 septembre 2012

REVLON-EPB-Bezons : non aux licenciements !

Voir l'article intéressant dans "Val d'Oise matin", le supplément du 95 du Parisien de ce jour jeudi. Voir également l'article de notre blog de ce dimanche 24.09.


"Le comité de défense de cette entreprise qui est soutenu par les organisations syndicales CGT et UNSA, a profité ce jour de la foire de Bezons pour diffuser un tract à la population. C'est bien volontiers que nous en extrayons les passages suivants : "La semaine dernière la direction nous annonçait la fermeture de l'usine de Bezons et le licenciement de la majorité des salariés du siège à Paris. Au total, 88 salarié seront licenciés
     L'entreprise EPB appartient au groupe Revlon et produit des cosmétiques. Ce n'est pas une petite entreprise mais un groupe de 5000 salariés qui existe dans le monde entier... Le groupe pour ces mêmes six premiers mois déclare plus de 100 millions de dollars de bénéfices. C'est dire que le groupe a largement les moyens de maintenir les activités et les emplois... Ces licenciements ne visent en fait qu'à accroître davantage les profits et satisfaire encore les actionnaires... Son objectif est de garder la marque Gatineau mais de produire ailleurs, sans doute à moindre coût, mais pas moins cher, pour le consommateur...
...La direction nous a informé de ses projets en même temps que la presse... Il n'y a aucune raison  que nous soyons les sacrifiés de ses choix stratégiques. Et nous comptons bien lui imposer de prendre en compte nos exigences."

Portugal : un article dans Lutte Ouvrière de ce jour. En vente à la "librairie des écoles "à Argenteuil, bd Léon Feix


Portugal : recul du gouvernement
Samedi 22 septembre, le gouvernement portugais a renoncé à augmenter de 7 % l'an prochain les cotisations sociales des salariés et à diminuer de 5,75 % celles des patrons. Celles des travailleurs devaient passer de 11 à 18 %, celles des patrons de 23,75 à 18 %, au nom d'une fausse égalité entre exploités et exploiteurs. Si le plan d'austérité gouvernemental est adouci, c'est dû à la récession économique qui frappe le pays, mais surtout aux manifestations de la population.
En mai 2011, la Troïka, c'est-à-dire l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, avait accordé 78 milliards de prêts au gouvernement du socialiste José Socrates. En contrepartie, la classe politique portugaise s'engageait à imposer davantage d'austérité aux classes populaires et des « réformes » législatives allant dans le même sens. Le gouvernement de droite qui lui succédait le mois suivant appliquait à la lettre cette politique, réduisant les salaires et les conditions de travail de tous les salariés, du public comme du privé, s'en prenant aux retraités, au système de santé et à la législation du travail, lançant de nouvelles privatisations.
Cette politique a fait croître de façon catastrophique le chômage et la misère. Il y a aujourd'hui plus de 15 % de chômeurs. Les prix des denrées de base se rapprochent des prix français ou allemands. Tous ceux qui ont de faibles revenus, retraités, chômeurs, salariés pauvres (le smic est en dessous de 500 euros), ont du mal à se loger et à se nourrir. Cette chute des revenus populaires s'est traduite par une baisse des achats et par une accentuation de la récession : au second trimestre 2012, le produit intérieur brut a reculé de 3,3 %. Du coup, même le patronat se plaint de l'austérité.
Les classes populaires ont dès le début protesté, répondant aux appels à manifester de la CGTP le 1er octobre 2011 puis des Indignés le 15 octobre, participant massivement à la grève générale appelée le 24 novembre par tous les syndicats, puis le 22 mars dernier par la seule CGTP, sans parler des nombreuses grèves dans les transports, la santé ou d'autres secteurs.
Les manifestations du samedi 15 septembre ont battu tous les records de participation. Les manifestations se sont déroulées dans plus de trente villes et ont rassemblé, selon les organisateurs, un million de personnes, aux cris de « Stop au terrorisme social », « Bientôt l'État volera les morts ». Ces manifestations seraient les plus importantes depuis le 1er mai 1974, cinq jours après la chute de la dictature salazariste. Elles ont été appelées par les réseaux sociaux, auxquels se sont ralliés des groupes d'extrême gauche et la CGTP. Elles ont réussi à diviser la coalition au pouvoir : le Parti populaire, très à droite mais démagogique et sensible à la pression populaire, a appelé à réviser les mesures d'austérité, sans aller jusqu'à abandonner les ministères qu'il occupe. La presse économique et d'information préconisait aussi le recul.
Toutes ces oppositions ont amené le président de la République à convoquer le Conseil d'État, un organisme consultatif qui comprend les anciens présidents de la République et diverses notabilités. Durant toute la réunion, des milliers de manifestants criaient « Voleurs, voleurs ! » sous les fenêtres du palais présidentiel. Le Conseil d'État s'est très majoritairement prononcé pour l'annulation des hausses de cotisations sociales pour les salariés et des baisses pour les patrons et a appelé le gouvernement à faire « des efforts pour que l'assainissement des finances publiques et les transformations structurelles de l'économie améliorent les conditions pour l'emploi, tout en préservant la cohésion sociale ». Ces notables voudraient l'austérité, mais sans la récession ni les protestations !
Le Premier ministre Passos Coelho a donc annulé hausses et baisses de cotisations sociales. Il s'est déclaré disposé à « étudier des alternatives » et à en discuter avec le patronat et les syndicats. Quoi qu'il sorte des négociations au sommet, la démonstration a été faite que c'est dans la rue que se décide l'avenir des classes populaires.
Vincent GELAS

mercredi 26 septembre 2012

Nathalie Arthaud en meeting le 5 octobre


Nathalie Arthaud en meeting
 vendredi 5 octobre 2012 à 20h30
Espace Paris-Est Montreuil
128, rue de Paris
Montreuil (Seine-Saint-Denis)
Métro : Robespierre (ligne 9)
Départ en voiture d’Argenteuil : 19 heures devant le café « Les deux gares », sortie Orgemont de la gare d’Argenteuil-centre. Retour assuré. S’inscrire.

PPP : profits en positionnement profitable


Les grands distributeurs se tâtent pour se lancer dans le mini-packaging, c’est-à-dire la vente de produits de plus petite taille. Cette technique de marketing – les « produits à positionnement populaire » (PPP) – en vogue dans les pays pauvres, leur semblerait désormais utilisable dans les pays dits riches, où le pouvoir d’achat des ménages populaires ne cesse de baisser du fait de la crise.
     Les capitalistes n’ont pas de solution pour mettre fin à la crise mais, pour continuer à augmenter leurs profits même en vendant moins, on peut leur faire confiance !

AZF : la politique de Total condamnée… mais pas Total !


Onze ans après l’explosion de l’usine AZF, la cour d’appel de Toulouse a déclaré l’exploitant, la société Grande Paroisse, filiale à 100 % de Total, et son ex-directeur coupables d’homicides involontaires « par négligence ou imprudence ». Condamné à un an de prison ferme, le directeur du site « a contribué à créer la situation qui a provoqué le dommage et n’a pas pris les mesures permettant de l’éviter : ces fautes ont exposé les salariés et la population à un risque d’une particulière gravité qu’il ne pouvait pas ignorer », a déclaré le tribunal.
     Mais derrière ce directeur, il y avait le groupe Total qui a multiplié les manœuvres pendant des années pour masquer ses responsabilités ! Ce groupe et ses plus hauts responsables sont parvenus à échapper à une condamnation que tout justifiait. Ainsi va la justice : clémente pour les puissances d’argent.

mardi 25 septembre 2012

Lu dans la "vie syndicale" de l'UD CGT du Val d'Oise : extraits


Incroyable mais vrai

. Plutôt que de recruter et d’équiper les personnels qualifiés, d’entretenir les
routes au quotidien, le Conseil général va faire appel aux agriculteurs pour déblayer la neige cet hiver ! Le Conseil général met à disposition les lames de déneigement et paiera environ 50£ les participants.

Le jour de carence ne passe pas

Les territoriaux de la communauté d’agglomération de Val de France étaient mobilisés le 20 septembre contre la décision d’appliquer le jour de carence et ce sans aucune consultation des organisations syndicales.

Les 9 et 11 octobre se préparent

• Du matériel disponible dans les Unions Locales et à l’Union départementale (affiches, tract de l’URIF, tracts professionnels). La manifestation d’Ile de France partira de la Place d’Italie à 13h30 pour se diriger vers Montparnasse. En tête de cortège les régions qui défilent à Paris puis les cortèges des départements d’Ile de France • Le tract confédéral ci-joint à reproduire dans les syndicats, les unions locales ou à demander à l’Union départementale
• Tract des retraités du Val d’Oise pour la
manifestation du 11 octobre


Foxconn : émeute dans son usine chinoise


Suite à une émeute impliquant plus de 2000 employés, la société Foxconn vient de fermer momentanément son usine chinoise de Taiyun, près de Pékin. En mars et avril dernier, cette usine, où 79 000 travailleurs produisent l’Iphone 5 et des composants pour HP, Dell et Microsoft, avait déjà été secouée par une vague de grèves et de manifestations tant les conditions de travail étaient insupportables.
     Les petits bijoux de la technologie vont de pair avec l’exploitation la plus brutale. C’est ça, la « performance » du capitalisme.

IKEA-Franconville : il faut la solidarité de tous les travailleurs


On se croirait dans un roman policier : ancienne directrice licenciée à la suite d’un scandale d’espionnage de salariés. Responsable syndical accusé de terroriser ses collègues et licencié sur cette base. Refus catégorique de la Direction générale du travail de ce licenciement avec obligation de réintégration. Nouvelle directrice qui ne veut pas obtempérer, voulant « assurer la sécurité du personnel » !
     On est bien loin de l’air revigorant des grands espaces du grand Nord.
     Une certitude : quand un trust veut augmenter ses profits, il veut diviser les travailleurs.