mercredi 13 juin 2012

PDG : Une autre méthode pour réduire l’écart des salaires

Aujourd’hui, le gouvernement a discuté des mesures à prendre pour limiter les salaires des patrons des entreprises publiques. Il est question qu’ils ne dépassent plus 20 fois la moyenne des 10 % des salariés les moins bien payés. C’est dire que leur salaire restera très enviable à plus de 37 000 € par mois !
       Mais surtout cette mesure ne fera pas augmenter d’un seul centime les salaires des travailleurs les moins bien payés.
      On leur suggère - histoire de sourire un peu - d’augmenter les salaires de tous les salariés, de façon à ce que les salaires les plus bas de ces derniers représentent 20 % des salaires des PDG.     
        Ils n’avaient pas pensé à cette formule. Ça vous étonne ?

mardi 12 juin 2012

Editorial des bulletins d'entreprises Lutte Ouvrière du 11.06.12.


Après le premier tour des élections législatives

Lutte Ouvrière, qui a été présente dans 552 circonscriptions, remercie les électrices et les électeurs qui ont voté pour ses candidats.
     Bien que nos résultats soient modestes, ils témoignent de l’existence d’un courant présent partout dans le pays, porteur de la conviction que les travailleurs doivent se donner un programme de lutte pour imposer leur droit à un emploi et à un salaire correct face au grand patronat et au gouvernement. Ils témoignent aussi qu’existe partout un courant qui n’a pas abandonné l’idéal d’une révolution sociale visant à ôter à la bourgeoisie capitaliste son pouvoir politique et sa mainmise sur l’économie. Et cela afin de construire une société sans propriété privée des moyens de production, sans course au profit, sans exploitation, sans concurrence et sans crise. Fût-il faible, ce courant préserve l’espoir de l’émancipation des exploités.
     Les résultats du premier tour indiquent que Hollande aura la majorité à l’Assemblée nationale. Les électeurs des classes populaires n’ont cependant aucune illusion à se faire : ce ne sera pas « le changement maintenant » promis par Hollande pendant la campagne de l’élection présidentielle.
     Les élections ont changé l’équipe politique chargée de gouverner pour le compte de la classe capitaliste, mais pas le pouvoir de celle-ci.
     La période électorale n’est même pas terminée que les licenciements ont repris et se multiplient. Jeter des travailleurs à la rue, les priver de ressources dans cette période de crise, est un crime social. Il est évident cependant que le gouvernement ne veut ni ne peut arrêter ce crime, faute de vouloir prendre des mesures contraignantes pour interdire les licenciements collectifs, faute aussi de vouloir s’en donner les moyens.
     Une fois de plus, un gouvernement de gauche mettra ses pas dans ceux des gouvernements de droite. Non seulement il reculera devant le mur de l’argent mais il mettra les moyens de l’État à la disposition de la classe capitaliste.
     L’offensive du grand patronat, qui cherche à récupérer sur le dos des travailleurs ce que le marché ne peut lui donner, découle directement de la crise économique et de son aggravation. Elle se poursuivra et s’intensifiera jusqu’à ce que la bourgeoisie se heurte à une opposition déterminée venant des exploités.
     Malgré la crise et les ravages du chômage, les travailleurs gardent leurs capacités d’intervention intactes. Bien que l’activité industrielle soit en diminution, bien qu’un nombre croissant d’usines soient fermées ou délocalisées, la vie économique se poursuit. C’est toujours l’exploitation de ceux qui continuent à produire qui engendre le profit des entreprises et enrichit leurs propriétaires et actionnaires.
     Lutte Ouvrière n’aura pas de députés. Nous continuerons cependant à dire la vérité aux travailleurs, même si elle n’est pas agréable à entendre. Il est toujours plus facile de faire miroiter de faux espoirs que d’affirmer que les travailleurs ne peuvent compter que sur leurs propres luttes pour se défendre.
     Les élections terminées, Lutte Ouvrière sera toujours du côté des exploités. Sa raison d’être est d’agir dans les entreprises et les quartiers populaires pour que les exploités se donnent un parti représentant leurs intérêts matériels et politiques, un véritable parti qui ne cherche pas à conquérir un rôle dans les institutions politiques de la bourgeoisie ni des places de ministres pour ses dirigeants !
     Déjà dans l’opposition au gouvernement Sarkozy-Fillon, Lutte Ouvrière reste dans l’opposition au gouvernement Hollande-Ayrault. Il est important pour les travailleurs que l’opposition ne soit pas monopolisée par la droite et l’extrême droite car la pression qu’elles exerceront sur le gouvernement ira à l’encontre des intérêts du monde du travail. Il faut que se manifeste une opposition venant de la classe ouvrière et visant à imposer ses exigences.
      Nous continuerons à affirmer que les travailleurs ont la force de se défendre contre l’exploitation car ce sont eux qui font tourner l’économie. Organisés et conscients, ils ont la capacité de faire bien plus : prendre la direction de la production et de la société. La crise démontre chaque jour qu’ils le feraient infiniment mieux que les riches parasites, préoccupés de leur seul profit privé et qui mènent la société au désastre.

  

Retraités : il faut inverser la tendance !


Dans les pays membres de l’OCDE, c’est-à-dire 34 parmi les pays les plus riches de la planète, la situation n’a pas cessé de se dégrader. Tant au niveau de l’âge de départ à la retraite qu’au niveau des pensions. Les Echos d’aujourd’hui n’hésitent pas à titrer : « Les réformes des retraites se soldent par une baisse de 20 à 25% des prestations ».
     Cela donne une idée de l’ampleur des reculs en marche.

Fonction publique : un recul payé par les plus pauvres


En 2011, l’emploi dans la fonction publique a nettement reculé : nette baisse dans la fonction publique d’Etat, quasi stagnation de l’emploi dans les hôpitaux et les collectivités locales.
      C’est catastrophique pour les classes populaires. Moins de fonctionnaires signifie moins de service public.

lundi 11 juin 2012

Lutte Ouvrière présente à Argenteuil et Bezons

Sur Argenteuil, le candidat de droite, G. Mothron n'a obtenu au 1er tout que 30 % des voix alors que le candidat du PS frisait les 40 %. Nous espérons que G. Mothron aura passé une très mauvaise nuit qui lui aura laissé le temps de revoir les grands moments passés pour lui à l'assemblée où il cognait fort contre les classes populaires en votant toutes les mesures que ses chefs lui demandaient de prendre.
     Si sur Bezons, nous n'obtenons que 50 voix, soit 0,70% des votants, notre score est "meilleur" sur Argenteuil. 309 voix se sont portées sur notre candidat, soit 1,16% des voix. A Joliot-Curie, dans le bureau de vote n°16, nous avons obtenu 36 voix, soit près de 7 %.
     Je remercie ces 359 électeurs qui ont fait un geste politique en votant Lutte Ouvrière.
     Nos résultats sont très modestes, mais ils sont la preuve qu'à travers le pays, comme à Argenteuil et Bezons, des militants n'ont pas baissé les bras pour défendre la présence du communisme.

Education : situation catastrophique du remplacement : Croix-Duny perturbée ce matin

    La situation est catastrophique dans cette école comme dans d'autres d'Argenteuil. Deux enseignants absents ce matin. En catastrophe, l'inspection primaire a fait venir un remplaçant qu'elle a été cherchée ailleurs en délestant d'autant les élèves dont il avait provisoirement la charge. On remplace Pierre pour abandonner Jacques...
    La rentrée a été retardée en conséquence à l'école de la Croix-Duny, l'association de parents d'élèves faisant signer une pétition pour le remplacement devant la porte.
     Cela ne peut plus durer. Il faut annuler les suppressions de postes prévues pour la rentrée. Il faut un plan orsec immédiat de recrutement d"enseignants. 
     L'adjoint aux affaires scolaires était présent pour soutenir les parents, comme moi-même. DM

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2012 Communiqué du dimanche 10 juin 2012


Lutte Ouvrière, qui a été présente dans 552 circonscriptions, remercie les électrices et les électeurs qui ont voté pour ses candidats. Bien que nos résultats soient modestes, ils témoignent de l’existence d’un courant présent partout dans le pays, porteur de la conviction que les travailleurs doivent se donner un programme de lutte pour imposer leur droit à un emploi et à un salaire correct face au grand patronat et au gouvernement.
     Hollande aura probablement la majorité qu’il souhaite à l’Assemblée nationale. Les électeurs des classes populaires n’ont cependant aucune illusion à se faire : ce ne sera pas « le changement maintenant » promis par Hollande pendant la campagne de l’élection présidentielle.
   La période électorale n’est même pas terminée que les licenciements ont repris et se multiplient. Jeter des travailleurs à la rue, les priver de ressources dans cette période de crise, est un crime social. Il est évident cependant que le gouvernement ne veut ni ne peut arrêter ce crime, faute de vouloir prendre des mesures contraignantes pour interdire les licenciements collectifs, faute aussi de vouloir s’en donner les moyens.
     Une fois de plus, un gouvernement de gauche mettra ses pas dans ceux des gouvernements de droite. Non seulement il reculera devant le mur de l’argent, mais il mettra les moyens de l’État à la disposition de la classe capitaliste.
     L’offensive du grand patronat, qui cherche à récupérer sur le dos des travailleurs ce que le marché ne peut lui donner, découle directement de la crise économique et de son aggravation. Elle se poursuivra et s’intensifiera jusqu’à ce que la bourgeoisie se heurte à une opposition déterminée venant des exploités.
     Malgré la crise et les ravages du chômage, les travailleurs gardent leurs capacités d’intervention intactes. Bien que l’activité industrielle soit en diminution, bien qu’un nombre croissant d’usines soient fermées ou délocalisées, la vie économique continue. C’est toujours l’exploitation de ceux qui continuent à produire qui engendre le profit des entreprises et enrichit leurs propriétaires et actionnaires.
     Lutte Ouvrière n’aura pas de députés. Nous continuerons cependant à dire la vérité aux travailleurs, même si elle n’est pas agréable à entendre. Il est toujours plus facile de faire miroiter de faux espoirs que d’affirmer que les travailleurs ne peuvent compter que sur leurs propres luttes pour se défendre.
     Les élections terminées, Lutte Ouvrière sera toujours du côté des exploités. Sa raison d’être est d’agir dans les entreprises et les quartiers populaires pour que les exploités se donnent un parti qui représente leurs intérêts politiques. Nous continuerons à affirmer que les travailleurs ont la force de se défendre contre l’exploitation car ce sont eux qui font tourner l’économie. Organisés et conscients, ils ont la capacité de faire bien plus : prendre la direction de la production et de la société. Ils le feraient infiniment mieux que les riches parasites, préoccupés de leur seul profit privé et qui mènent la société au désastre.


                                                         Pour Lutte Ouvrière
                                                         Nathalie ARTHAUD

dimanche 10 juin 2012

Résultats Argenteuil Bezons :


5ème circonscription du Val d'Oise :
LO : 359 et 1,06%
   -Bezons : 50 voix et 0,70%
   -Argenteuil : 309 voix et 1,16%
pas de NPA
front de gauche : candidat PCF : 4475 voix et 13,23%
PS : 12 929  38,23%
UMP : 9301    27,51%
FN : 11, 65%