mercredi 4 avril 2012

Dassault-Argenteuil : deux échos du bulletin Lutte Ouvrière du 2 avril


Beau fixe pour les actionnaires
Les années se suivent et se ressemblent pour Dassault : 407 millions d’euros de bénéfices (+10%) et une trésorerie qui grossit de plus belle. Dassault est serein, commentait la presse spécialisée après le conseil d’administration.
     Mais de quoi pourrait-il se plaindre ?

 Le mécontentement s’exprime
Si, il peut se plaindre tout de même d’avoir été chahuté par plus de 700 d’entre nous venus lui rappeler lors de ce conseil d’administration que les bénéfices qu’il accumule chaque année, c’est un manque à gagner qui plombe nos feuilles de paie.
     Et comme la plaisanterie n’a que trop duré, les débrayages continuent à Argenteuil comme sur d’autres sites.


Sarkozy : un communiqué de Nathalie Arthaud


Quand Sarkozy veut cinq ans de plus pour continuer de servir les riches

Sarkozy a « chif­fré » hier son pro­gramme : 115 mil­liards d’économies, dont 75 de dépen­ses en moins et 40 mil­liards de recet­tes en plus. Les bais­ses de dépen­ses frap­pe­ront tous les ser­vi­ces publics utiles à la popu­la­tion : santé, éducation ou trans­ports. Quant aux recet­tes sup­plé­men­tai­res, pour savoir com­ment elles seront répar­ties, il suffit de regar­der ce qui s’est fait depuis cinq ans : les riches ont pro­fité de la loi TEPA, du paquet fiscal, de la réforme de l’ISF, tandis que les tra­vailleurs ont vu la TVA aug­men­ter, les indem­ni­tés mala­die taxées, et ont par­fois payé plus d’impôt sur le revenu… sans que leur salaire n’aug­mente ! Même le jour­nal patro­nal Les Echos expli­que que les « très aisés ont pro­fité de bais­ses d’impôts six fois supé­rieu­res à la moyenne ». Sans parler de la fis­ca­lité des gran­des entre­pri­ses, elle aussi très avan­ta­geuse.
     Si Sarkozy est rejeté par l’électorat popu­laire, il ne l’aura vrai­ment pas volé !

                                                              Nathalie Arthaud, mardi 3 avril 2012

La grève, c’est l’arme des travailleurs


La grève des contrôleurs aériens a été très visible dans plusieurs aéroports du pays. Ces travailleurs protestent contre une importante réorganisation des services qui supprimera des postes et alourdira leur charge de travail. Des agents de sûreté aux contrôleurs aériens, quand ceux qui permettent aux avions de décoller et d’atterrir arrêtent le travail, les avions restent au sol.
     Quand tous les travailleurs auront la conscience et la volonté d’utiliser, tous ensemble, cette arme qu’ils possèdent, tout deviendra possible.

mardi 3 avril 2012

« Roms » et « gens du voyage » : il leur faut des aires d’accueil !


A l’été 2010, une polémique avait eu lieu entre la Commission européenne à propos des déclarations scandaleuses du gouvernement français à propos des Roms et des Gens du voyage. Aujourd’hui, cette Commission admet que le gouvernement français puisse enfreindre ses propres lois sur la construction d’aires d’accueil. Aux collectivités locales de se débrouiller ou d’attendre d’hypothétiques fonds européens qui n’arriveront qu’à partir de 2014.
     Une commission française des droits de l’homme tout à fait officielle a noté « que la situation des Roms et des gens du voyage en France n’avait pas évolué dans la pratique ». A bon !

Automobile : pile, les constructeurs gagnent ; face, les travailleurs perdent


Depuis deux jours, tous les médias s’alarment sur la chute massive des ventes d’automobiles. Les constructeurs préparent ainsi le terrain à des plans de suppressions d’emplois massifs, dont certains sont déjà programmés. C’est aussi un prétexte pour réclamer un plan de soutien européen à la filière automobile et se lamenter sur la fin des « primes à la casse ».
      Quand les affaires marchent, les bénéfices sont pour les constructeurs automobiles. Quand les ventes s’effondrent, les travailleurs servent de variables d’ajustement et la collectivité est appelée à garantir les profits. Il est urgent d’exproprier ces profiteurs.

Romain Rolland primaires et maternelle d'Argenteuil : un premier succès

Il n'y avait pas d'élèves dans les écoles maternelle et primaires Romain Rolland du Val-Nord ce matin, suite à l'appel de l'organisation de parents d'élèves indépendante.
     Aux dernières nouvelles, la décision de fermeture d'une classe serait annulée. Ce premier résultat est à mettre à l'actif de l'action des parents. Mais l'Inspection académique en profiterait pour acter la fusion des deux groupes primaires à la rentrée prochaine. Il n'y aurait plus définitivement qu'une seule direction pour une grosse école de 14 classes. Et il manque toujours un poste pour les enfants qui apprennnent le français, et le poste d'aide rased est toujours vacant dans les faits suite au congé maternité non remplacé.
    Une première victoire, limitée, qui en appelle d'autres.
    J'étais ce matin aux côtés des parents d'élèves en lutte. Cela fait chaud au coeur de voir des dizaines de parents, de femmes en particulier, mobilisés pour l'avenir de leurs enfants.

lundi 2 avril 2012

Italie : le retour en masse du travail des enfants


Des milliers d’enfants de 10 à 14 ans qui travaillent, au noir, dix heures par jour, pour 1 euro de l’heure, comme livreurs, garçons de café, apprentis coiffeurs ou garagistes, petites mains dans le textile : ce n’est ni en Inde ni en Chine, c’est à Naples en Italie. Ce retour du travail des enfants est la conséquence de la crise, du chômage et de la réduction drastique des aides sociales, qui ont plongé 130 000 familles de Campanie dans la misère.
     L’avenir promis par le capitalisme aux classes populaires de toute l’Europe, c’est le retour des enfants au travail. Cela condamne ce système.


Sarkozy et les jeunes : l’amour vache


S’adressant aux jeunes de l’UMP, nommés sans rire les « jeunes populaires », Sarkozy a fait dans le grandiloquent, annonçant l’avènement d’un « nouvel humanisme » et sentant venir « un désir nouveau de fraternité » et même « un besoin d’amour ».
     Mais le bilan de Sarkozy pour les jeunes des classes populaires, les vrais, c’est un jeune sur quatre au chômage et 150 000 jeunes qui sortent de l’école sans diplôme. Son humanisme, selon ses diatribes et ses actions sécuritaires d’il y a quelque temps, c’est de mettre des enfants – voire des nourrissons – en centre de rétention.
     La fraternité, Sarkozy la réserve exclusivement aux riches.