vendredi 30 janvier 2026

Iran : vers une nouvelle guerre ?

Impérialisme, capitalistes, mollahs, les ennemis des travailleurs

 

 

Trump a envoyé une armada au large de l’Iran. Il menace le régime iranien d’une intervention militaire si celui-ci ne signe pas un accord sur le nucléaire. Trump avait pourtant évoqué la répression terrible des manifestations dans le pays début janvier pour justifier l’envoi de cette force militaire. Mais, il n’en est plus question. En fait, l’impérialisme américain et ses seconds couteaux européens se moquent de la population iranienne, ils reprochent juste au régime de ne pas accepter docilement leur domination, quitte à déclencher une nouvelle guerre.

         Les travailleurs iraniens ne pourront compter que sur eux-mêmes pour renverser le régime réactionnaire des mollahs et surtout pas sur les puissances impérialistes qui sont aussi leurs ennemis

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui vendredi 30 janvier : de 16 h. à 16 h.30 au marché du Val ;

Et au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 31 janvier, de 10 h.25 à 10 h.55 devant Monoprix

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

De 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 1er février, de 10 h.25 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre (sous réserve) ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 2 février, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

 

Capgemini : Les profits n'ont ni odeur ni valeurs

 

Cap profits uniquement

 

 

Capgemini, multinationale française de services numériques, a obtenu ces derniers mois de juteux contrats avec l’ICE, la police de l’immigration aux États-Unis. En particulier, elle aurait signé un contrat de 365 millions de dollars pour développer un processus afin de retrouver des migrants en fuite.

         Peu importe que l’ICE tue des manifestants ou des migrants, rafle des dizaines de milliers d’immigrés y compris des enfants, du moment que les profits rentrent dans les caisses. Les grands patrons n’ont jamais été regardants sur l’usage de leurs productions et leurs conséquences pour l’humanité. Seuls leurs intérêts sonnants et trébuchants comptent.

Algérie : une grève des transports populaire

Algérie : une grève des transports populaire

Au nom de la lutte contre le « terrorisme routier », le Parlement algérien a adopté un nouveau code de la route, dont le premier effet a été de déclencher la colère des camionneurs.

Publié le 28/01/2026

La grève, démarrée le 1erjanvier dans les régions de l’est, s’est étendue à tout le pays, ainsi qu’aux chauffeurs de bus, de taxis et de VTC. Ce nouveau code de la route, plus répressif, est en effet la seule réponse du gouvernement pour réduire les accidents routiers qui, en 2025, ont provoqué 3 571 morts et près de 35 000 blessés. Les chauffeurs encourent des amendes allant jusqu’à 30 000 dinars, soit un mois de salaire, et des peines jusqu’à quinze ans de prison. Ils sont excédés d’être rendus seuls responsables de la situation, alors que les patrons des entreprises de travaux publics, qui détournent de l’argent alloué à la construction et à l’entretien des routes, eux, ne sont jamais inquiétés. Le travail est bâclé et l’état catastrophique du réseau routier est à l’origine de nombreux accidents.

Un propriétaire de bus, un chauffeur et un receveur sont en prison, étant impliqués dans l’accident qui, en août, avait fait dix-huit morts et une vingtaine de blessés. C’était, en fait, le résultat du manque d’entretien des véhicules, notamment à cause de la pénurie de pièces détachées. Saïd Sayoud, ministre des Transports au moment des faits, est toujours en poste et s’est dédouané de toute responsabilité. C’est pourtant le gouvernement qui, en limitant les importations, a engendré cette pénurie.

Malgré les difficultés de circulation et la menace d’une rupture d’approvisionnement des produits de consommation, le mouvement des chauffeurs a suscité une immense sympathie parmi les classes populaires. Il est apparu comme un sursaut de dignité face à un pouvoir qui les muselle et n’a que mépris à leur égard.

Après avoir temporisé, le gouvernement a accusé les grévistes de déstabiliser le pays pour le compte d’États hostiles à l’Algérie, tout en menaçant des propriétaires de bus de fermer leur ligne. Mais, le 8janvier, face à une contestation qui risquait de s’élargir aux commerçants, le ministre des Transports a reçu une délégation de camionneurs et a annoncé l’importation de milliers de bus ainsi que la réduction du montant des amendes. Des chauffeurs grévistes et des influenceurs solidaires du mouvement ont été arrêtés, mais il reste que ce mouvement a ouvert une brèche dans la chape de plomb que le régime tente d’imposer.

                                                      Leïla Wahda (Lutte ouvrière n°3000)