La nostalgie n’est pas qu’un sentiment
Oui, bien sûr, toute réalité mérite de périr. Les paysages comme le reste. La rue centrale du vieux bourg d’Argenteuil comme le reste. Sans doute, en en discutant, en décidant collectivement. Donc peut-être.
Il est vrai qu’on l’a laissée depuis 60 ans périr, paysages, commerces, bâtiments de l’artère historique principale de la Ville. Et l’on ne voit pas très bien avec les démolitions actuelles, quel visage cette rue Paul-Vaillant-Couturier va prendre, établie de bric et de broc depuis les années 1970.
En tout cas, on aurait pu conserver une ou deux façades de ces maisons du XVIIème-XVIIIème siècles. Il ne semble pas que l’on en prenne le chemin sur cette Grande rue. On devait le faire pour une maison paysanne traditionnelle rue des Ouches. On attendit qu’elle s’écroule pour ne plus en parler.
Il est vrai que la question du patrimoine n’est pas le point fort des uns et des autres. Certes, la municipalité encore actuelle peut se rattraper. Les bâtisses en déshérence de l’impasse Carême-Prenant, tout comme le restaurant libanais en difficulté, attendent son intervention pressante (Georges Mothron a évoqué l’affaire lors du dernier conseil municipal, mais dans quel sens cela sera-t-il suivi d'effet ?)
Et ce qui nous chagrine, c’est qu’il n’y a rien eu de fait à propos de ce carré de vieilles bâtisses pour marquer l’évènement. L’Agence Nationale de Rénovation Urbaine au moins organise, elle, tout un travail social et historique lorsque une démolition entraîne un pincement au cœur de ceux dont le lieu avait été au-delà de celui de leur vie un paysage de leur passé auquel ils tenaient. DM


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