Le clan des « soixante-huitards attardés » s’élargit-il ?
Ça c’est du patrimoine : bd Héloïse, près de la Plataneraie. Sisley, 1872
La municipalité avec cette affaire de tunique est tout de même très gênée aux entournures. On se demande même qu’est-ce qu’il lui est arrivé pour qu’elle s’emballe de cette façon. Certes, le vote des 0,001% des catholiques intégristes de la Ville lui est acquis. Mais pour le reste…
… elle vient de prendre position pour un évènement religieux et a investi largement les moyens municipaux dans cette affaire. On peut penser que de très nombreux habitants sont très agacés de voir les impôts de tous utilisés à cette fin, sans parler des désagréments afférents à ce genre d’évènements.
Alors, la municipalité doit se justifier, en particulier en évoquant le « patrimoine ». Elle vient de le découvrir. Elle défend la tunique, élément du patrimoine local.
Elle évoque donc ce genre de chose quand ça l’arrange. L’a-t-on vu défendre un des rares bâtiments de la Ville témoin d’histoire, en l’occurrence l’ancien hôpital de la paroisse d’Argenteuil rue Pierre Guienne ? Quand l’ancienne poste est vendue à l’encan, et pour quel résultat, quelle fut sa réaction ?
Surtout, quand une partie notable de l’ancien espace marqué par l’Impressionnisme risqua par ses soins d’être un peu plus détérioré, que dit-elle ? Elle s’en prit à ceux que le maire d’Argenteuil appela des « Soixante-huitards attardés» !
Nous n’avons rien contre la tunique pour laquelle chacun peut croire ce qu’il veut. Pour nous, elle est un vieil objet local parmi d’autres, un élément patrimonial très ancien parmi d'autres si vous voulez. Quant au « patrimoine » local découvert tout récemment par les édiles d’Argenteuil, nous ne l’avons pas attendue pour nous y intéresser, avec zéro dépense, et en toute discrétion. DM
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