mardi 30 avril 2024

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 29 avril 2024

 Europe : derrière l’Union, la concurrence économique et la guerre !

29/04/24

« L’Europe peut mourir » ; « elle est encerclée par des puissances régionales désinhibées » ; « le réarmement du monde s’accélère» : pour tenter de mobiliser son camp menacé d’une déroute aux élections européennes, Macron se pose en champion de la défense de l’Europe. Il s’est rallié au projet de bouclier antimissile européen qu’il refusait jusque-là.

Si la guerre est en train de rattraper l’Europe, Macron et les dirigeants des puissances impérialistes en sont les principaux responsables. Le système qu’ils défendent, c’est la guerre économique permanente pour accéder aux matières premières et conquérir des marchés au détriment de leurs rivaux. Ces rivalités expliquent pourquoi le monde entier est au bord de la guerre généralisée.

Poutine a envahi l’Ukraine pour tenter d’empêcher que les capitalistes occidentaux accaparent les marchés et les ressources de ce pays issu de l’Union soviétique. Depuis, pour s’assurer que l’Ukraine reste une semi-colonie du capital occidental, l’Otan fait durer cette guerre fratricide qui détruit le pays et décime sa population.

La recherche de la suprématie par les grandes puissances impérialistes est la cause de bien des guerres en Afrique, en Asie ou au Moyen-Orient. Elle est à l’origine de celle qui oppose Israël aux Palestiniens. En effet, c’est pour assurer leur influence dans cette région riche en pétrole et stratégique pour le commerce international, que les Britanniques ont favorisé la création d’un État juif au détriment des Arabes.

Les États Unis ont pris le relais, faisant d’Israël leur allié indéfectible pour veiller sur leurs intérêts au Moyen-Orient. Pourtant, si une puissance régionale est aujourd’hui « désinhibée », c’est bien Israël : elle massacre impunément les Palestiniens à Gaza, les pourchasse en Cisjordanie et provoque le Hezbollah libanais et l’Iran, au risque d’embraser toute la région !

La guerre économique se déroule aussi entre grandes puissances impérialistes censées être alliées, les États-Unis et les différentes puissances européennes. Entre elles, la seule règle qui vaille est le rapport de force.

Grâce à leur puissance, les États-Unis signent les plus gros chèques, attirant des industriels européens qui partent s’y installer. Parce que le marché américain est plus vaste et moins morcelé, des capitaux quittent l’Europe pour l’Amérique.

De leur côté, invoquant la transition énergétique ou la relocalisation de la production, les dirigeants européens ouvrent eux aussi les caisses de leur État, chacun veillant à arroser d’abord ses constructeurs automobiles nationaux, ses producteurs d’électricité ou ses géants du BTP.

Ces rivalités économiques permanentes expliquent pourquoi une Europe vraiment unifiée est impossible dans le cadre capitaliste.

Il en va de même sur le terrain militaire : la « défense européenne » n’existe que dans les discours de Macron. La défense et l’armement constituent un marché profitable dans lequel la guerre économique fait rage.

Ainsi l’Allemagne n’achète pas d’avions Rafale à Dassault mais des F-16 américains, tandis que la France n’imagine pas acheter de chars allemands Leopard. Nexter, Thales, Safran et les autres marchands d’armes tricolores exigent que l’armée française soit pour eux un client exclusif.

Oui, la guerre économique se niche partout. Dans une économie en crise, avec des capacités de production colossales et des marchés saturés, elle est de plus en plus rude. Elle peut se transformer à tout moment en affrontement armé.

Les préparatifs d’une guerre entre les deux géants que sont les États-Unis et la Chine se font ouvertement. Pour conserver leur rôle de gendarme du monde, les États-Unis ont dépensé l’an dernier 900 milliards de dollars. C’est 40 % du total des dépenses militaires de la planète et quatre fois plus que la Chine.

Que la guerre soit économique ou militaire, les capitalistes et leurs serviteurs politiques la font toujours payer aux travailleurs. D’abord, au travers de la course à la compétitivité et en taillant toujours plus dans les budgets des hôpitaux ou des écoles pour acheter des missiles. Puis, lorsque les guerres, éclatent, en les envoyant sur les champs de bataille.

La guerre est inséparable du capitalisme. Pour avoir la paix, les travailleurs doivent préparer la révolution, c’est-à-dire l’expropriation de la classe capitaliste pour placer la société sous leur direction.

Il faut affirmer cette perspective, lors des manifestations du 1er Mai et en votant pour la liste « Lutte ouvrière - le camp des travailleurs » lors des élections européennes du 9 juin.

                                                                         Nathalie Arthaud

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-mercredi 1er mai, de 11 h. à11 h.30 (sous réserve)

-vendredi 3 mai : de 15h40 à 16 h40 au marché du Val-Nord ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15, « Carrefour Babou » ;

-Samedi 4 mai : de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-Dimanche 5 mai : de 10 h.15 à 10 h.55, devant Intermarché du Centre ;

-de 11 h. à midi 15, marché Héloïse ;

--Lundi 29 avril : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-D’autres rendez-vous de campagne sont en préparation.

 

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

 


Manifestons le 1er mai ! Vive le drapeau rouge !

 

 

Lutte ouvrière appelle à se joindre aux manifestations organisées dans tout le pays le 1er mai.

Aujourd’hui plus que jamais, retrouvons-nous pour affirmer que les travailleurs n’ont pas de patrie, mais des intérêts communs à défendre dans le monde entier.

A Paris, le cortège partira de la Place de la République à 14h.30 pour se diriger vers Nation.

 

Premier mai. Vive le drapeau rouge !

 


 

Comme chaque année depuis plus d’un siècle, les travailleurs du monde entier sont appelés à manifester le 1er mai 2024.

Il ne s’agit pas d’un rituel ou d’une promenade du dimanche. Il s’agit d’une journée de lutte contre le capitalisme, qui affirme que les travailleurs de tous les pays ont des intérêts communs.

Cette année, le contexte est marqué par des guerres sur toute la planète. Que ce soit le massacre de la population à Gaza, les jeunes soldats qui meurent dans une véritable guerre de tranchées entre l’Ukraine et la Russie ou dans les massacres incessants depuis des décennies au Congo, tout montre que le monde capitaliste est une jungle barbare. Contre cela, il ne suffit pas d’être « pour une paix juste et durable dans le cadre du droit international ». Les travailleurs du monde entier savent que le droit ne sert jamais que les plus forts. Les institutions internationales ne s’opposeront jamais aux puissants de ce monde car elles ont été mises en place par eux. On ne pourra avoir la paix sans combattre les fauteurs de guerre qui sont à la tête des grandes puissances. Travailleurs français, américains, russes, ukrainiens, israéliens et palestiniens n’obtiendront vraiment la paix que s’ils se rejoignent dans un combat commun pour renverser le pouvoir des exploiteurs. Tant que les capitalistes imposeront leur dictature sur le monde, il y aura la guerre, la misère et la répression pour ceux qui protestent.

Cette lutte contre les fauteurs de guerre est la même que celle des travailleurs pour la défense de leurs intérêts vitaux. Ce sont les mêmes qui exploitent, licencient, volent les travailleurs ici et font la guerre dans le monde pour continuer à le dominer et à piller les richesses sur tous les continents. Alors, c’est pour leurs intérêts, contre l’exploitation et le chômage, que les travailleurs doivent aussi manifester.

Dans cette lutte, les travailleurs ont des ennemis et des alliés. Leurs ennemis sont les capitalistes, aussi bien ceux d’ailleurs que ceux de France. Leurs alliés sont les travailleurs du monde entier, qu’ils soient à des milliers de kilomètres ou qu’ils soient dans l’atelier d’à côté. Aucun travailleur, aucun migrant, aucun réfugié ne vole le pain des travailleurs d’ici, mais Total, Leclerc, Auchan et tous les autres capitalistes le font ! Alors, vive la lutte de la classe ouvrière internationale, et c’est pour l’affirmer que Lutte ouvrière appelle à manifester le Premier mai !

                                                       Marion Ajar (Lutte ouvrière n°2908)

 

Argenteuil, Kéolis Argenteuil-Montesson, 9ème jour de grève aujourd’hui

 

De quoi imposer aux différents responsables la mesure de la colère

 

Hier, hall de la mairie d’Argenteuil

Après 8 jours de grève, la direction de Kéolis Argenteuil-Montesson campe toujours sur ses positions. Des miettes de miettes en plus, mais toujours 2,5 %, loin des 4 ou 6% revendiqués selon les grévistes.

         La nouveauté a été aujourd’hui la petite visite de courtoisie à la mairie d’Argenteuil…

         Il y a trois partenaires responsables de la situation dramatique pour le transport en commun des bus à Argenteuil et sa région. Kéolis bien sûr, en numéro 1. La Région et sa présidente, Valérie Pécresse, en 2. Et fermant la marche, la municipalité d’Argenteuil qui a délégué à Kéolis ce transport via une délégation de service public.

         La délégation en mairie ce matin visait à rencontrer ce numéro 3. Un rendez-vous avait finalement été décidé pour l’après-midi entre le maire et une délégation syndicale. Mais le numéro 3 en a été privé au profit d’une négociation avec le numéro 1, Kéolis. Pratiquement rien n’en est sorti.

         Demain, la numéro 2, Valérie Pécresse, est sur Argenteuil pour l’inauguration de la reconstruction du lycée Nadia et Fernand Léger. L’occasion pour bien des gens, et en particulier les grévistes de Kéolis de la rencontrer pour qu’elle prenne conscience de leurs revendications.

         Numéro 1, numéro 2, numéro 3, face à eux, la force des conducteurs de Kéolis est la grève et leur détermination. DM

Réfugiés palestiniens : au bon vouloir des grandes puissances mentant effrontément

 

Irak hier, Gaza aujourd’hui, l’impérialisme et la politique du mensonge

 

 

Le rapport officiel d’une ancienne ministre française affirme que l'UNRWA, agence de l'ONU dédiée aux réfugiés de Palestine au Proche-Orient, n’a aucun rapport avec les atrocités commises par le Hamas le 7 octobre 2023.

         Cette agence qui fait fonctionner depuis des décennies des écoles et d’autres services de base avait été accusée de terrorisme par le gouvernement israélien, dont l’armée tue des centaines de Palestiniens chaque jour et détruit tout ce qui peut permettre à la population de Gaza de survivre.

         Or c’est sur la base de cette accusation mensongère que des grandes puissances, États-Unis en tête, avaient arrêté le financement de l’UNRWA, pendant que la France a prévu de réduire de moitié sa contribution. Par contre les ventes d’arme à Israël battent leur plein…